Des filles en école d’ingé – Épisode 8 : et tes profs, ils sont sympa ?

Découvrez le quotidien de 10 étudiantes en école d’ingénieur-e-s avec cette série, en partenariat avec l’ESME Sudria, l’EPITA et l’IPSA !

Des filles en école d’ingé – Épisode 8 : et tes profs, ils sont sympa ?

« Et tes profs, ils sont sympa ? » : qui n’a jamais entendu cette question le lendemain de la rentrée au collège ou à l’école primaire ? Dans cet épisode, découvrons si les profs en écoles d’ingénieurs sont comme ceux des Choristes, sous la tutelle du directeur Rachin.

Si, avec le temps, les proches s’enquièrent beaucoup moins de la bienveillance que peuvent dégager les enseignants, ne peut-on pas se demander si ce n’est justement pas encore plus important une fois qu’on arrive dans l’enseignement supérieur ? Voyons donc ce que nos étudiantes pensent de leurs professeurs. Spoiler : elles sont plutôt jouasses.

Des enseignants avec un mollet* dans le monde du travail

Sabrine (ING3 à l’ESME Sudria) nous explique que ses professeurs sont avant tout des professionnels. « Ça permet d’avoir des cours concrets, ils savent de quoi ils parlent. Ils ou elles sont passionné-e-s par la matière qu’ils enseignent, parce que cette matière fait justement partie de leur métier », affirme-t-elle.

Jeanne (Aéro3 à l’IPSA) tient plus ou moins le même discours : « Nos enseignants ont une véritable expérience du terrain et sont donc très motivés par ce qu’ils nous transmettent. ». Une implication qui motive d’autant plus les étudiantes qu’ils ne se posent pas en grands savants face à des élèves dont on doit bourrer le crâne de connaissances venant d’on ne sait-où.

*Je milite contre la discrimination positive du « pied » dans cette expression idiomatique.

Une certaine complicité

Qui n’a jamais entendu un professeur, agacé par l’inattention de ses élèves, dire quelque chose comme « Oh mais moi je m’en fiche, hein. Moi je l’ai, mon bac » ? Ce genre de réflexions pourrait à priori difficilement se faire entendre dans les salles de cours des étudiantes que j’ai interrogées (notamment parce qu’elles l’ont toutes, le bac).

Mélissa (Aéro1 à l’IPSA) parle d’un rapport d’adulte à adulte : « Ils sont sympathiques, il y a une réelle entente entre les étudiants et les enseignants. Il n’y a pas de barrière comme il pourrait y en avoir au lycée. On est amenés à participer au cours, nous ne sommes pas passifs dans l’apprentissage. ». Les professeurs concernés ne se sont semble-t-il pas inspirés de Severus Rogue, pour le bien-être nerveux de tous.

Un enthousiasme communicatif

Accessibles, les professeurs de Mélissa ont pour la plupart un site sur lequel ils postent des exercices, des cours et des annales. « Ils ont envie qu’on réussisse. On peut même aller les voir dans leurs bureaux si jamais on n’a pas compris un point du cours. ». Forcément, ça motive bon nombre d’étudiants à donner le meilleur d’eux-mêmes.

Pour Fantine (en 1re année à l’ESME Sudria), ça relèverait presque de l’inconscient : « Je pense que c’est une réaction humaine : quand un prof est passionné et donne l’impression d’avoir envie de nous voir réussir, on a encore plus envie d’apprendre. Et puis, plus le prof est enthousiaste, plus le cours passe vite ». Vrai : un enseignant qui parlera avec autant de passion qu’il y a de cheveux sur le crâne de Bruce Willis sera forcément moins captivant qu’un professeur content d’être là.

À en croire les étudiantes interrogées et ce qu’elles nous disent de l’ambiance en cours, il semblerait que nous soyons loin, très loin d’Entre les murs. Voilà qui est rassurant.

(J’aimerais par ailleurs ajouter une précision : contrairement aux apparences, je tiens à vous promettre qu’aucun enseignant d’aucune des écoles d’ingénieurs ne m’a fait un chèque pour que je ne relaie que des commentaires positifs à leur propos.)

Retrouvez tous les épisodes de la série, les portraits mensuels et l’actu des femmes dans le secteur high-tech sur Femme Ingénieure.

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