Des filles en école d’ingé – Épisode 1

Découvrez le quotidien de 10 étudiantes en école d’ingénieur-e-s avec cette série, en partenariat avec l’ESME Sudria, l’EPITA et l’IPSA !

Des filles en école d’ingé – Épisode 1

Il y a quelques semaines, nous avons été contactés pour participer à un projet en ligne, qui vise à informer les lycéennes et étudiantes sur les métiers d’ingénieur-e grâce à des news, des témoignages permettant de découvrir les métiers du secteur ainsi qu’une série hebdomadaire qui raconte le quotidien des étudiantes. Nous avons décidé de vous partager cette dernière et en voici le premier épisode qui présente les dix filles issues de nos trois écoles partenaires !

Elles sont 10, elles sont jeunes, elles viennent de la France entière et sont pleines d’ambition… Tout porte à croire que vous êtes en train de lire l’introduction d’une émission de téléréalité estampillée TF1, mais les jeunes femmes que nous allons suivre de façon hebdomadaire ne feront probablement jamais la couverture de la presse people : leur vie quotidienne n’est pas filmée par 26 caméras, leurs paroles ne sont pas enregistrées par 50 micros… Elles sont toutes en école d’ingénieurs (l’EPITA, l’ESME Sudria et l’IPSA), ont chacune leurs spécialités et leurs perspectives d’avenir. Mais avant de parler de leur quotidien dans leur établissement scolaire, laissez-moi vous les présenter !

Les filles de l’IPSA, futures ingénieures dans l’aéronautique et le spatial

La devise de cette école, c’est « L’air, l’espace, l’IPSA ». On pourrait difficilement faire plus clair. À l’IPSA, on forme des spécialistes en ingénierie dans les domaines aéronautiques et spatiaux. Si ce n’était pas si facile, je dirais que cette école a la tête dans les étoiles, mais ça fait un peu Patrick Sébastien, faites comme si j’avais rien dit. Dans les couloirs de cette école, on peut croiser Mélissa, Jeanne, Camille et Sophie.

Mélissa est en 1re année de Bachelor, a 19 ans, vient de Vincennes et est titulaire d’un bac scientifique. À la base, elle voulait faire médecine. Mais elle a vite changé d’avis parce qu’elle était consciente que le système de la fac « où on vient quand on veut » (soit plus ou moins jamais) ne lui conviendrait pas. Elle ne voulait pas faire de prépa non plus pour ne pas ressentir une pression équivalente à une balade dans la stratosphère sans casque. Ce qu’elle apprécie dans une école comme l’IPSA, c’est l’esprit d’entraide qu’on y trouve. À l’écouter en parler, l’école apparaît aussi réconfortante qu’une bulle d’oxygène dans laquelle se glisser après une petite visite dans l’espace.

Camille non plus ne souhaitait pas faire une prépa traditionnelle. C’est donc tout naturellement qu’elle a débarqué de sa campagne (proche de Lyon) pour entamer le Bachelor de l’IPSA. Actuellement, elle est en 1ère du Master et souhaite continuer dans le secteur de l’aéronautique.

Jeanne est en Aéro3, c’est-à-dire en 3e année de Bachelor. Elle vient de Lyon et rêve depuis toute petite de travailler dans l’aéronautique (ce qui est plutôt classe – personnellement, petite, je voulais être payée pour regarder des Disney, mais même en 2012, je ne trouve pas d’annonce correspondant à cette envie chez Pôle Emploi). Maintenant, elle pense sérieusement au métier d’aérodynamicienne, dont le principe est de concevoir, d’améliorer et d’évaluer les propriétés aérodynamiques des composants d’un moteur. Peut-être bien que si ce métier n’existait pas, les passagers d’un avion seraient forcés de pédaler pour faire voler leur véhicule. Ce qui, vous en conviendrez, ne serait que peu pratique.

En parlant d’avions : Sophie, étudiante en 2ème (et dernière) année du Master, rêvait de les piloter quand elle était petite. Très vite, elle a voulu faire une école d’ingénieurs. Elle a découvert l’IPSA dans un salon étudiant de la région lilloise, de laquelle elle est originaire (l’occasion de rappeler que, non, l’ambition de tous les gens du Nord n’est pas de participer aux Ch’tis à Mykonos). Mais ses années d’étude lui ont fait découvrir un autre métier : celui d’ingénieure d’affaires. Plus branché marketing que l’aspect traditionnel qui ressort le plus souvent quand on parle d’ingénierie, ce job peut aussi bien amener à travailler avec des fournisseurs qu’à manager des projets ou à être consultant.

Les filles de l’EPITA, futures ingénieures en informatique

Il existe un proverbe qui dit « Si ordinateur tu as, alors toujours tu dois connaître un étudiant de l’EPITA » (ou peut-être que je viens juste de l’inventer, je ne sais plus). Cette école d’ingénieurs dont la devise est « L’intelligence informatique » forme aux technologies de l’information et de la communication.

Anne (prénom modifié) a 17 ans et elle vient d’entrer en 1re année cycle prépa (Info Sup) après avoir obtenu son bac S spé maths. Après avoir hésité entre suivre un cursus artistique ou informatique, elle a penché pour la seconde possibilité à la suite d’un projet mené au lycée. Ce qui l’a décidée, c’est son amour pour les sciences et le travail en équipe. Pour l’instant, elle aimerait travailler dans l’univers des jeux vidéo, ce qui lui permettrait de concilier ses deux grands centres d’intérêts, mais elle n’a pas encore fait de choix définitif, préférant se laisser porter par ses études.

Étudiante en première année cycle ingénieur, Maïté vient de l’île du soleil, des plages de sable fin, de l’eau turquoise et des scolopendres puisqu’elle est originaire de la Réunion. Elle avoue avoir choisi l’EPITA car l’informatique lui permet d’assouvir son amour pour les maths et pour tout ce qui est logique. Comme beaucoup, elle concède toujours s’intéresser aux nouvelles sorties en téléphonie mobile et en informatique – « Même si je ne peux pas toujours me les payer ».

Plus avancée dans ses études, Sabrine est en dernière année cycle ingénieur (ING3) avec spécialisation SRS (système réseau sécurité). C’est dans un salon étudiant qu’elle a découvert ce qui allait devenir sa future école. Les deux centres d’intérêt professionnels de Sabrine étant l’informatique et la sécurité, elle ne regrette pas son choix : elle ne s’ennuie pas et s’épanouit dans ses études. Actuellement en recherche de stage, elle m’explique être sur deux pistes : la première dans la gestion des risques informatiques, la seconde dont elle ne peut pas parler pour des raisons de confidentialité. J’aurais aimé en savoir plus, mais j’ai moyennement envie de me faire arrêter pour fouinage abusif.

Les filles de l’ESME Sudria, futures ingénieures en nouvelles technologies

L’ESME Sudria est un peu plus généraliste : cette grande école d’ingénieurs forme aux métiers issus des domaines du génie électrique, de l’électronique, des télécommunications ou encore de l’informatique.

Si elle avait gardé sa première idée professionnelle, Fantine ne serait pas en 1ère année de Bachelor à l’ESME Sudria : quand elle était plus jeune, elle voulait être vétérinaire. Finalement, après quelques stages dans ce domaine, elle a réalisé que ce n’était pas forcément sa voie. Son frère étant déjà étudiant à l’ESME Sudria et ayant pas mal d’ingénieurs dans sa famille, c’est plutôt naturellement qu’elle a choisi cette école dont l’aspect généraliste lui a justement beaucoup plu.

Sarah est en 3ème année de Bachelor et elle a 21 ans. À la base, elle voulait faire de la médecine mais une de ses amies lui a parlé de l’ESME Sudria, plantant une petite graine dans son esprit. La graine a germé quand Sarah a appris que cette école pouvait permettre de se diriger vers le domaine de l’imagerie médicale. Elle a également découvert grâce à ses études le métier d’ingénieur en systèmes embarqués. Alors que l’école d’ingénieurs n’était pas son premier choix, elle se dit désormais ravie d’y être. J’aimerais ajouter qu’elle s’y épanouit comme une fleur, mais je crois que j’ai fait suffisamment de métaphore botanique pour la présenter.

Alors qu’elle était en terminale, Susan a réalisé qu’elle était intéressée par plusieurs domaines. Passionnée par la physique, elle a finalement choisi de faire une prépa maths sup/maths spé avant de passer les oraux de plusieurs écoles. Mais c’est l’ESME Sudria qui lui a plu : le principe de suivre un cursus général avant de se spécialiser en dernière année lui convenait et l’ambiance lui semblait franchement sympathique. Pour son avenir, Susan (actuellement en seconde année de Master) souhaiterait éviter d’être coincée derrière un bureau et aimerait avoir l’occasion de partir à l’étranger. C’est plutôt bien parti puisqu’elle part en février/mars étudier pour un an au pays du kangourou, du wombat, du koala mais aussi de Hugh Jackman, Chris Hemsworth ou encore André de Vanny (mais ça c’est Wikipedia qui me le dit parce que je sais pas qui c’est), j’ai nommé l’Australie ! Elle risque d’avoir quelques anecdotes plutôt cool à nous raconter une fois qu’elle sera là-bas.

Maintenant que les présentations sont faites, on se retrouve très bientôt pour de nouvelles aventures avec nos futures ingénieures !

– Retrouvez tous les épisodes de la série, les portraits mensuels et l’actu des femmes dans le secteur high-tech sur Femme Ingénieure.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Almadmoizelle
    Almadmoizelle, Le 10 février 2013 à 23h01

    fire-ice-and-rage;3913804
    almadmoizelle;3909646
    J'en avais rêvé, madmoizelle l'a fait ! :banana:
    3 mecs par fille dans mon école très geek, très math (télécom paristech) et malgré ça y'a rien à se mettre sous la dent :facepalm:

    Edit : je viens de me rendre compte que mon avatar résumait très bien mon message
    Télécom Paris Tech = soirée Rock tous les mardis soirs. Ton école gère ! (j'y allais quand j'étais en prépa, ahah)
    Hahaha la plupart des gens à qui je parle de mon école la connaisse grâce aux soirées rock  ^^
    Elles sont toujours là mais moi j'y vais pas trop (trop de monde) je préfère les soirées du mercredi :)

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