Femelles, l’heure est grave : il existe toujours des gens, sur cette planète, qui indépendamment de l’avis de Benoît XVI ne se masturbent pas. Et peut-être que vous en faites partie. Maïa va donc devoir vous rééduquer afin que vous ouvriez votre coeur aux joies de l’amour solo.
-> La masturbation est bonne pour la santé. Vous pouvez l’utiliser pour vous endormir, pour vous réveiller, pour faire passer une douleur, pour vous mettre de bonne humeur, par ennui, pour alimenter vos fantasmes, pour avoir l’excuse de traîner au lit encore un peu… Les endorphines balancées dans votre cerveau sont autant de good vibrations dont votre corps a besoin pour se sentir bien. Sans parler d’avoir un moral d’acier et une stabilité émotionnelle totale.
-> La masturbation est bonne pour le sexe relationnel. Une fois que vous connaissez votre corps, les relations sexuelles avec les garçons deviennent plus naturelles, vous savez comment les guider – et vous pouvez aussi utiliser la masturbation pour communiquer vos envies (« regarde, crétin, c’est comme ça que tu devrais t’y prendre »).

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-> La masturbation est un art. On peut faire les choses en cinq secondes ou prendre son temps, n’utiliser que ses doigts, ou un oreiller, ou au contraire aller chercher les derniers sextoys de la mort à multibranchements orgasmatiques (NDFab : Maïa recommande celui-ci en particulier). Avec le temps, la manière de se masturber évolue. On découvre de nouvelles manières de se faire plaisir : vous ne faites sans doute pas l’amour comme il y a cinq ans, alors pourquoi devriez-vous vous masturber toujours de la même manière ?
-> La masturbation est une super occasion de développer son imaginaire. Et de se reconnecter à ce mec dont on est tombée amoureuse mais qui a la malheureuse idée de vivre au Pérou. Qu’on utilise un support fantasmatique réel (le mec au Pérou) ou plus personnel (« je voudrais qu’on me troue comme une éponge à l’arrière d’une Volvo »), c’est le moment de réveiller la scénariste qui dort en vous. Lumières, décors, personnages : pour une fois, vous pouvez demander la Lune, tout est sous contrôle.
-> La masturbation est un temps pour soi. Même si vous pouvez aussi pratiquer devant votre partenaire, l’immense majorité des personnes préfèrent rester dans la solitude de leur baignoire/couette pour se faire plaisir. Ces moments-là vous appartiennent beaucoup plus que l’application d’un masque à l’avocat-fraise des bois, quoi qu’en disent les pros de la communication cosmétique. De plus, la masturbation est gratuite. Et égoïste. Et elle remplace avantageusement le blush.
On peut avoir des réserves sur la masturbation, surtout quand on n’a pas encore trouvé le « truc » (clitoris, les filles, clitoris). Se dire que ce n’est pas noble, pas beau, pas utile. Rien de plus faux. Vous êtes prêtes à passer une heure dans votre salle de bain tous les matins pour être belle pour vous et pour les autres, vous devez passer cinq minutes de temps en temps à vous masturber, pour prendre soin de vous, pour vous découvrir, et pour avoir une femme sexuellement mature à proposer au prochain Péruvien qui vous passera sous le nez. C’est comme ça. Masturbation. Now.







Le 10/01/2011 à 17h02
C'est ça le problème justement, que tu dise : "c'est vraiment dommage qu'il n'y ait pas eu de débat sur la masturbation en elle-même". Pourquoi est-ce dommage? Le débat sur ce que dit l'article est important et intéressant, pourtant.
(et je n'agresse personne, puisque j'ai répondu "non c'est pas ça" moi même..)
Et pourquoi est-ce dommage ? Perso, je trouve ça plutôt triste de passer à coté d'un débat de fond pour.. une tonalité d'article.
(Pourquoi le trouvais-tu intéressant et important ? Je cherche encore
Nous n'aimons pas c'est un fait, il faut savoir passer à autre chose, non ?
Le 13/01/2011 à 15h58
Avant je culpabilisais de le faire, maintenant je vais culpabiliser de ne pas le faire...non je plaisante, (je sais c'est nul!)Je n'ai pas très bien suivi le cours de la discussion, donc je veux avant tout "témoigner" à partir de mon propre ressenti sur la question. La vérité c'est que pendant longtemps je l'ai fait sans arrière pensée, parce que ça m'éclatait tout simplement, et puis j'ai découvert que sous les airs décomplexés de notre génération, beaucoup condamnent plus ou moins consciemment la masturbation. Mes copines qui me racontaient leurs expériences sexuelles les plus improbables m'ont beaucoup étonnées en me disant juste "c'est dégueulasse!". Je dois avouer que ça m'a pas mal choquée qu'elles pensent ça, jamais je m'étais permise de les juger après tout ce qu'elles avaient pu me dire...
N'empêche que ça n'avait pas changé grand chose à ce que je pouvais pensé, non ce qui l'a fait c'est la religion! Ah ah, je sais, vous vous dîtes que je me lance dans un débat inédit! N'empêche que je me suis sentie coupable, d'un plaisir égoïste qui durait quelques instants et qui au final ne m'apportait pas grand chose.
Le 13/01/2011 à 16h05
Je n'ai pas très bien suivi le cours de la discussion, donc je veux avant tout "témoigner" à partir de mon propre ressenti sur la question. La vérité c'est que pendant longtemps je l'ai fait sans arrière pensée, parce que ça m'éclatait tout simplement, et puis j'ai découvert que sous les airs décomplexés de notre génération, beaucoup condamnent plus ou moins consciemment la masturbation. Mes copines qui me racontaient leurs expériences sexuelles les plus improbables m'ont beaucoup étonnées en me disant juste "c'est dégueulasse!". Je dois avouer que ça m'a pas mal choquée qu'elles pensent ça, jamais je m'étais permise de les juger après tout ce qu'elles avaient pu me dire...
N'empêche que ça n'avait pas changé grand chose à ce que je pouvais pensé, non ce qui l'a fait c'est la religion! Ah ah, je sais, vous vous dîtes que je me lance dans un débat inédit! N'empêche que je me suis sentie coupable, d'un plaisir égoïste qui durait quelques instants et qui au final ne m'apportait pas grand chose.
Tu parles de religion, tu peux préciser ?
Le 13/01/2011 à 16h30
En fait je suis musulmane. Enfin mes parents le sont, on va dire que pour l'instant je les ai un peu suivi et qu'au fur et à mesure j'accommode à me façon (je sais le mot religion même perd son sens quand je dis ça, mais c'est un autre débat).Le fait est que, comme dans toutes les religions, c'est pas nouveau "ma fille tu ne doigteras pas".
Au début j'ai eu du mal à saisir, c'est un plaisir qu'on peut se faire facilement. et je ne voyais pas le mal que cela pouvait causer (aucun d'ailleurs). Mais je me suis juste posé la question de savoir si ça m'apportait vraiment quelque chose, la réponse était non, point.
En réalité l'interdit religieux, était plus prétexte à me poser la question qu'autre chose et j'ai fait la même chose pour des tas de conneries que je n'aimais plus faire ( attention rien de grave là-dedans ça va des émissions de télés à la surconsommation de nutella, la masturbation était entre les deux voilà tout).
J'espère avoir mieux complété ma réponse.
Le 13/01/2011 à 16h57
A lire (avec gourmandise) cet excellent article publié en 2008 par Rue89 :Soeur Emmanuel, auteur érotique, réhabilite l'onanisme.
Extrait : "Quand l'assaut du désir m'assaillait, seule quelque présence étrangère avait le pouvoir de m'arrêter, sinon je m'avouais impuissante devant l'avidité du plaisir".
Ce papier explique par ailleurs que la masturbation n'a commencé à poser problème à l'Eglise catholique qu'à compter du XVIIIème siècle et qu'elle est encore aujourd'hui un péché véniel que les croyants (pratiquants) doivent confesser...
Le 13/01/2011 à 17h04
J'ai été une de celle qui a posé la question de "pouvez vous m'expliquez pourquoi ça ne vous plait pas de vous masturber" (et oui, il y en a qui ont dit qu'elles n'aimaient pas, et là je pense notamment à Foxey, qui l'a écrit en toutes lettres). Et j'aurai vraiment avoir une réponse autre que les "parce que" que j'ai reçus. Comme si j'étais stupide.Je pose cette question car, il m'a toujours semblé, que toutes ces choses du sexe faisaient parti de besoins primaires et non de goûts. Que c'était dans l'ordre naturel des choses que de se masturber, ou du moins d'en avoir le désir. Ici, ma question n'était pas "pourquoi n'aimes tu pas le chocolat?" ce qui, en effet, serait stupide.
Entendons nous bien, quand je dis "dans l'ordre naturel des choses de se masturber", je ne dis pas que celles qui ne le font pas ne sont pas normales. Je pense cependant, que pour ne pas le faire, c'est qu'il y a quelque chose qui fait qu'on ne le fait pas (c'est pas clair...), qu'il y a une raison à ça. L'esprit humain est maintenant plus complexe que simplement constitué d'un instinct primaire animal, j'en suis consciente. Je ne veux heurter personne en disant tout ça, et si je me trompe, ce qui est possible, j'aimerai des explications. Et je n'attends pas comme réponse "ohlala mais tolérance quoi, on a le droit de pas vouloir comme on a le droit de vouloir". Ayant moi même expliquer la raison de ma pratique de la masturbation, je ne vois pas pourquoi, à l'inverse, une fille qui ne pratique pas, ne pourrait pas expliquer.
mes questions seraient de l'ordre "quel est ton rapport au sexe de manière générale?" "t'es tu déjà masturbée?" "quel est ton rapport à ton corps?" etc.
Je ne vois pas forcément une simple recherche de plaisir dans la masturbation, comme je l'ai déjà écrit, mais réellement une "osmose" avec son corps, une connaissance de soi, dont la découverte me parait nécessairement passer par la masturbation (car je n'arrive pas à imaginer comment on peut connaitre son propre vagin sans cela).
Je ne sais pas si mes propos sont clairs, encore une fois je ne veux attaquer personne...
Le 13/01/2011 à 18h05
Enfin c'est peut-être pas très clair mais je saurais pas l'expliquer autrement en tout cas
Le 14/01/2011 à 15h33
-Loreleï- : dans mon cas, c'est plus une question d'envie. Quand j'étais petite je le faisais très souvent, à certaines périodes c'était tous les jours ou presque.Aujourd'hui, beaucoup moins, parce que j'ai moins envie, tout simplement. C'est pas du tout idiot de comparer avec le chocolat : j'adore le chocolat, mais j'ai pas tout le temps envie d'en manger, il y a des périodes ou je peux ne pas ouvrir une tablette pendant 3 mois, et ça ne me manque pas. Bah là c'est pareil. J'ai des périodes de pratique intense (et là je ne parle pas juste de masturbation, mais de sexe en général), et d'autres ou je n'ai simplement pas envie. On peut me dire que pourtant c'est génial, que ça apporte plein de choses, que c'est du plaisir, bla bla, sur tous les tons, je m'en fous : j'ai pas envie, c'est tout.
Le 08/01/2012 à 22h00
Bonjour,et bien moi je me masturbais avant même de savoir ce qu'était la masturbation.
Alors bien entendu rien à voir avec la façon dont je me masturbe maintenant.
Vu qu'il y a pas une seule manière de faire...
Et petite je ne me posais pas la question de si c etait bien ou pas bien etc..
C'est venu tout seul avec l'imagination, le désir etc...
Ce n est pas forcément quotidien, c'est juste quand j'en ai envie ou que j'en ressens le besoin.
si c'est utile ? oui dans la mesure, où ça donne du plaisir, fait baisser une trop forte envie.
Surtout en étant célibataire et que je n'ai pas envie de cumuler les plans Q.
Mais il n'y a rien d'OBLIGATOIRE, ni de culpabilisant.
Je prends beaucoup de plaisir, mais c'est forcément différent du plaisir partagé à deux...
voilà pour mon avis