Comment avaler une rupture

Maïa décrit en 10 points cruciaux comment digérer une douloureuse séparation amoureuse.

Comment avaler une rupture

Parmi les aléas obligatoires de la vie, il y a la cellulite, la mort et la rupture. Un jour on se balade main dans la main devant Montmartre, le lendemain on transforme son oreiller en bouée de sauvetage. En cas de désespoir réel à base de prince charmant qui déserte la veille du mariage, on pense avoir le choix entre appeler sa mère et se jeter dans la Seine (note : le chantage au suicide n’a jamais ramené un mec). Alors que des alternatives existent. Cette rupture nous en fera baver, ok. Mais on va quand même gagner à la fin.

Anticiper ses réactions

Une fois que vous aurez balancé les affaires du prince charmant par la fenêtre (destrier compris), répétez avec moi ces cinq mots : sidération, déni, colère, tristesse, acceptation. La psychologue Elisabeth Kübler-Ross a identifié ces cinq étapes classiques d’un deuil et ça marche autant pour un décès que pour les ennuis de santé, les déceptions professionnelles ou une rupture. Savoir ce qu’on va ressentir rend plus forte. Le temps mène naturellement la barque à bon port, même si ça prend une éternité et demi.

Pleurnicher

Parce que ça va quand même mieux ensuite, et que si vous optez pour le pot de Nutella, vous allez le regretter. Se faire plaquer, ou laisser filer une aventure qui finalement ne vous convenait pas, n’ouvre pas la porte à tous les débordements. Enfin, sauf si vous voulez vraiment empirer votre situation, mais je crois qu’à un moment dans une vie de femme, on apprend à résister à l’auto-destruction (« un truc foire, donc tout le reste doit foirer aussi »). Donnez-vous les moyens d’aller mieux, donc : ne vous faites pas de mal. Pleurer est une compensation parfaitement inoffensive, pour peu qu’on enlève son mascara avant.

Se dépenser

Pour ma dernière rupture, j’ai couru une heure tous les jours et je me suis flinguée durablement le genou. Si mon moral en a bénéficié, je vous recommande plutôt la natation ou le vélo, un peu moins criminels pour les tendons. Je ne peux pas dire que ça fasse oublier quoi que ce soit (au contraire, ça pousse à cogiter), mais l’impression de mouvement aide à aller de l’avant tout en se remettant au centre – dans sa tête et dans son corps.

Refuser de se venger / de le culpabiliser

On le sait, que ce sont des excuses pour s’accrocher à l’histoire. Allez ouste, cette relation est terminée, inutile de la prolonger avec des petites vengeances immatures qui n’aideront en rien à rétablir la balance cosmique de l’univers. Le principe, c’est d’oublier. Pas de rester scotchée dans le passé.

Roupiller comme un loir

Au-delà de 72 heures par jour, reprenez la vitamine C. Mais se ménager un temps de sommeil décent permet de mettre les choses à distance, ne serait-ce que chronologiquement. Les souvenirs s’estompent peu à peu. Tant mieux.

Vider son sac… plusieurs fois

Car les amis sont là précisément pour ces moments où même les murs n’en peuvent plus de vous écouter ressasser les trois mêmes phrases. Bon, ok, à un moment ils vont avoir envie de vous tuer, alors multipliez les sources d’expression plutôt que de tuer votre BFF : un peu pour les parents, un peu pour la boulangère, un peu pour les amis, un peu pour le journal intime. Sinon, vous pouvez aussi ouvrir un skyblog.

En profiter pour prendre un nouveau départ

Ok, la vie ne sera plus pareille. Quitte à en changer, autant ne pas se coltiner uniquement le négatif : remplacez le temps libéré par les cours de chant ou de football américain dont vous rêviez depuis longtemps, essayez de réaliser un de vos rêves, faites de l’humanitaire… c’est le moment de se réinventer. En mieux. En étant fière de soi.

Faire la fête

Mais si. Dès que le gros de l’orage est passé, acceptez tous les anniversaires, toutes les sorties en boîte ou les pendaisons de crémaillère. Il ne s’agit pas de rencontrer le prochain prince charmant (du moins, pas que), mais de vous reconstruire sans l’ex. Quoi de mieux pour se changer les idées que de mettre sa culotte sur sa tête ? Rien. Et pourtant j’ai essayé un tas de trucs. En outre, quitte à picoler, autant le faire socialement.

Enterrer le mec sous d’autres mecs

Ma stratégie perso préférée. Rien ne fait oublier un chagrin d’amour que de remonter tout de suite sur le cheval de la drague / des rendez-vous / du sexe qui tache. Chaque inconnu dans votre lit prouve que vous êtes canon et parfaitement capable de faire sans l’ex. Si l’un des inconnus mérite d’être connu, c’est encore mieux.

Se relaxer

Le printemps arrive. Pour les mecs, c’est la saison des amours : même si vous êtes très timide vous pouvez juste attendre qu’ils se mettent en chasse. Zen. Tout ira bien.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • LauraHll
    LauraHll, Le 1 janvier 2014 à 23h15

    strawberry-pie;2485695
    C'est exactement les conseils que je dois suivre, mais "Oublier" quand on pense aux choses affreuses que tu as reçu en pleine figure.. Difficile. Et puis FB n'aide pas non plus. Je crois que ma pire rupture a été quand mon copain a commencé à fricoter avec une amie proche derrière mon dos. Au final j'ai perdu les deux, je les déteste normal. Et ils sont toujours ensemble. A présent je suis méfiante envers le sexe opposé.
    C'est pile ce qu'il m'arrive en ce moment. Si ce n'est qu'il m'a quitté cet après-midi et qu'ils ne se sont pas encore mis ensemble.. ça va surement pas tarder.

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