Au Chili, la législation sur l’avortement s’assouplit légèrement

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Au Chili, le droit à l'avortement vient de faire un pas en avant. Même s'il reste du progrès à faire, c'est une victoire pour les droits des femmes !

Au Chili, la législation sur l’avortement s’assouplit légèrement

Au Chili, depuis toujours, l’avortement était interdit en toutes circonstances. C’est à dire que même si la vie de la mère était en danger, la loi interdisait d’avoir recours à l’IVG.

C’était le cas, jusqu’à ce mercredi 2 août 2017 : après une navette législative qui a duré plusieurs mois, le Sénat a approuvé un texte dans l’après-midi, par 22 voix contre 13 comme le rapporte Le Monde.

« Désormais, les femmes pourront avorter en cas de risque pour la vie de la femme enceinte, de non-viabilité du fœtus et de viol. »

Ce n’est donc pas une légalisation complète, mais un petit progrès pour le droit à l’avortement.

Une petite avancée

C’est une avancée que l’on peut saluer, depuis le temps qu’elle était attendue. Il ne faut pas célébrer trop vite la victoire cependant, car le tribunal constitutionnel a été saisi par des opposants à la loi…

Or son futur président, qui prendra ses fonctions le 30 août, y est opposé et pourrait faire pencher la balance dans la mauvaise direction.

Il reste, de plus, à continuer le combat pour une véritable avancée sociale qui ne contraindra plus les femmes ne pouvant ou ne voulant pas avoir un enfant pour des raisons autres que celles énoncées à mener à terme leur grossesse, ou à mettre leur vie en danger.

Légaliser l’avortement, une nécessité

Car oui, s’il faut encore le rappeler, bannir l’avortement n’est pas une manière de protéger la vie, mais bien de mettre les femmes et les filles en danger.

En effet, cela ne veut pas dire que les femmes chiliennes n’avortaient pas : lorsqu’on veut avorter, on avorte, quitte à le faire illégalement, dans des conditions d’hygiène douteuses, et à mettre sa vie en danger.

Amnesty International a produit un rapport sur la question, qui tirait ces conclusions :

« Différentes études ont estimé qu’il y a entre 60 000 et 70 000 avortements par an, alors que d’autres considèrent que ce chiffre atteint 160 000. »

Que ce soit l’un, l’autre, ou entre les deux : le constat est le même. Interdir l’avortement, ce n’est pas être du côté de la vie, c’est ne pas prendre en compte le risque sanitaire qui va avec cette interdiction.


Esther

Esther est tombée dans la marmite de madmoiZelle quand elle était petite. Elle n’a pas grandi, mais elle a depuis développé de fortes convictions féministes. Padawan en relations internationales, son passe-temps favori consiste à scruter l'actualité, une tasse de thé rooibos à la main.

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Voici le dernier commentaire
  • Esther
    Esther, Le 4 août 2017 à 14h09

    @Aelewen C'est effectivement une question d'images libre de droits ! Je commence à avoir traité de très nombreux sujets liés à l'avortement, et les illustrer différemment à chaque fois est parfois compliqué... Désolée que ça te perturbe !

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