L’auto-édition, ça te tente ? Suis le guide !

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C'est quoi l'auto-édition ? Clémence t'explique pourquoi il est malin d'y avoir recours et te présente la plateforme d'Amazon, Kindle Direct Publishing !

L’auto-édition, ça te tente ? Suis le guide !

Cet article a été écrit dans le cadre d’un partenariat avec Amazon.
Conformément à notre Manifeste, on y a écrit ce qu’on voulait

Le NaNoWriMo touche à sa fin, et tu as réussi à venir à bout d’un roman, d’un essai, d’un écrit qui te tenait à cœur ? BRAVO, félicite-toi, tu as de quoi être fière ! Et ta persévérance est un exemple pour de nombreuses jeunes plumes !

Sauf que maintenant, ton manuscrit repose dans un tiroir de chez toi parce que tu n’as pas su quoi en faire. Peut-être n’a-t-il jamais pris corps à travers l’encre et le papier d’une imprimante, il reste retranché dans l’un de tes nombreux sous-dossiers « projets cool », dans les archives de tes rêves inachevés.

Quel dommage, il mérite une meilleure destinée ! Mais tu ne te vois pas forcément entreprendre des démarches auprès de maisons d’édition, pour des raisons qui t’appartiennent.

Trop long, trop compliqué, pas envie de retravailler un texte dont tu es satisfait·e à ce jour, ou au contraire, pas assez satisfait·e pour l’exposer à une lecture professionnelle ?

As-tu songé à auto-éditer ton travail ? Cette solution te permettrait de faire découvrir tes écrits à un lectorat plus large que ta famille et tes potes, tout en le protégeant — après tout, c’est ton texte, il t’appartient !

Plusieurs possibilités s’offrent à toi si tu souhaites auto-éditer un roman, par exemple. Je vais te présenter la solution proposée par Amazon, avec son service Kindle Direct Publishing, qui permet en quelques clics de mettre son œuvre en ligne.

Mais commençons par le début : pourquoi opter pour l’auto-édition ?

Pourquoi s’auto-éditer ?

Les raisons qui peuvent te pousser à opter pour l’auto-édition sont très variées.

Si tu te reconnais dans l’un de ces profils, c’est que ce mode de fonctionnement est sans doute fait pour toi :

  • Tu as un texte qui te tient à coeur (car c’est le tien, car c’est celui d’un proche disparu ou non…) et tu souhaites le conserver quelque part, dans un fichier ou sur papier, pour toi et ta famille, ou encore pour que le plus grand nombre puisse en profiter.
  • Tu as écrit un texte mais que tu n’es pas à l’aise à l’idée d’avoir l’avis d’un éditeur dessus, voire tu tiens à ce que le texte reste tel quel et qu’il ne soit pas dénaturé, modifié, retravaillé.
  • Tu as envie de tâter le terrain et d’avoir des premiers retours sur ton manuscrit avant de songer à le retravailler, par exemple en l’envoyant à des maisons d’édition.
  • Tu souhaites avoir l’emprise sur l’économie de ton livre et percevoir un maximum de droits d’auteur (sans que le prix du livre soit réparti entre l’éditeur, le diffuseur, le distributeur, les vendeurs) pour t’assurer un complément de revenu, voire en vivre.
  • Tu préfères être ta propre attachée de presse, ou tu sais déjà où tu le diffuseras (forum, site perso), ou encore tu souhaites faire appel à un agent littéraire.
  • Tu veux que ton texte soit disponible rapidement et ne pas subir les délais d’édition qui peuvent prendre plusieurs mois.
  • Tu as essuyé des refus des éditeurs et que tu veux quand même que ton travail soit publié.
  • Tu as envie de mettre en page un texte toi-même pour la première fois en vu de bosser dans l’édition.

Ces profils ne sont pas exhaustifs, mais s’ils ont réveillé un petit quelque chose en toi, c’est qu’il est temps de franchir le cap !

Oser l’auto-édition !

Peut-être que tu as déjà songé à l’auto-édition, mais qu’un membre de ton entourage t’en aura découragé, arguant que ce serait une forme d’édition inférieure à la «vraie» édition, celle qui porte le sceau d’une maison d’édition renommée (sinon c’est aussi un truc de loser, m’voyez).

Alors : non.

Fais-moi le plaisir de laisser au vestiaire ton syndrome de l’imposteur, pour la simple et bonne raison que la maison d’édition ne fait pas nécessairement le succès ou la qualité d’un roman. Plusieurs auteur·es aujourd’hui reconnu·es ont été recalé·es par des éditeurs en leur temps !

Peut-être que ces auteur·es auraient d’ailleurs apprécié avoir des possibilités d’auto-édition plutôt que de dépenser de l’énergie à solliciter toujours plus d’éditeurs.

En première ligne, J.K. Rowling a essuyé près de douze refus avant qu’un éditeur ne prenne le pari de sortir le premier tome d’Harry Potter.

Margaret Mitchell a connu trente-huit refus pour Autant en emporte le vent, tandis que Stephenie Meyer a dû attendre quatorze refus avant de voir sur papier le premier roman de Twilight.

Du côté de l’auto-édition, le plus grand succès appartient sans doute à Agnès Martin-Lugand avec Les gens heureux lisent et boivent du café qui, selon Numerama, avait réuni près de dix mille lecteurs sur la plateforme Kindle Direct Publishing avant que son roman soit repéré par les éditions Michel Lafon.

Du fait, l’auto-édition peut aussi être un tremplin lorsque l’on souhaite basculer vers l’édition plus traditionnelle !

C’est quoi Amazon Kindle Direct Publishing (KDP) ?

Amazon Kindle Direct Publishing est un service qui offre la possibilité d’éditer ses textes en ebook ou en livre broché.

C’est une plateforme en ligne intuitive sur laquelle il est possible de mettre en page soi-même ses écrits, quels qu’ils soient.

Il n’y a pas de restrictions quant à la créativité de son œuvre, il faut néanmoins respecter des règles de contenus (pas de pornographie ou de contenu injurieux) et de qualité (ne pas faire de la simple publicité ou reprendre des textes déjà disponibles gratuitement).

Il est possible de fixer le prix de son livre soi-même, avec toutefois un minimum indiqué par KDP pour inclure les frais de production en ce qui concerne les livres brochés (ce qui permet de toucher près de 60% des droits du livre). Pour en savoir plus sur les redevances, rendez-vous sur l’onglet d’aide à ce sujet du site.

Concernant les droits de distribution, ils sont à définir et éventuellement à restreindre dans son espace personnel. Les droits d’auteur sont la propriété exclusive de l’auteur·e.

En bref, en quelques clics, tu peux te constituer une première communauté de lecteurs et savoir (enfin !) ce que vaut ce que tu as écrit.

Alors, tu te lances ?

…Et quand tu auras franchi le pas, viens donc poster un lien dans les commentaires, il me tarde de découvrir les trésors qui se cachaient dans tes tiroirs !

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Clemence Bodoc

Anciennement Marie.Charlotte, Clémence Bodoc a été jeune cadre dynamique dans une autre vie, avant de rejoindre la Team madmoiZelle. Elle s’intéresse à l’actualité et à l’écologie, aime la politique et les débats de société. Grande fan de sport (mais surtout à la télévision), et de cinéma (mais seulement en VO), son nom de scout est dinde gloussante azurée. Elle ne mord pas mais elle rit très fort.


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Commentaires
  • Antha
    Antha, Le 16 décembre 2017 à 23h06

    lafeemandarine
    ça peut paraître absurde mais pour apprendre à bien écrire, je conseillerais aussi d'écrire des fanfictions. Pour moi, on a facilement des retours et des commentaires sur la façon dont on écrit. Après, ça dépend aussi du fandom.
    Fut un temps où un auteur qui voulait tester sa plume allait en effet sur ffnet, AO3 ou fiction press. Maintenant, le premier réflexe c'est hop, auto édition, sous et advienne que pourra. Le nombre d'auteurs que je vois annoncer lundi que le livre est finis d'écrire, mardi qu'il est corrigé (merci antidote, dommage que tu comprennnes pas le français ) et mercredi qu'il est sur amazon. .. c'est terrifiant et la grande course à l'ego : on ne veut plus simplement être lu, on veut être acheté

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