4 conseils pour être bonne au Moyen-Âge

Quels étaient les préceptes à suivre au Moyen-âge pour avoir un max de swag ? Petit retour sur l'idéal de beauté de cette époque.

4 conseils pour être bonne au Moyen-Âge

1. Révéler son capital pucelle

Pas facile d’être bonne au Moyen-Âge : la jeune fille en fleur incarne l’idéal de beauté. Honneur aux silhouettes de nymphettes, tailles de guêpe et autres jambes fuselées. On bande même les poitrines généreuses pour les dissimuler.

Histoire de compliquer l’exercice, ajoutons un critère de beauté insolite, le petit ventre rebondi. Certaines vont jusqu’à rembourrer leurs robes pour en accentuer la forme, car l’art de la triche est déjà parfaitement maîtrisé.

Question attitude, on est loin des déhanchés exagérés de nos it girls favorites : on booste son mojo en portant la tête inclinée, le ventre et les hanches légèrement vers l’avant.

Pour le visage, c’est la tendance NUDE qui prévaut. On voue un culte à la blancheur, symbole de pureté et d’innocence. Elle reste l’apanage des nobles, à un âge où la peau bronzée est celle des serfs qui mènent la vie au grand air.

On préfère les petites bouches : la duckface de Lana Del Rey l’aurait conduite au bûcher plutôt que sur le plateau de SNL ! La chevelure doit être luxuriante ; les blondes ont déjà confortablement assis leur suprématie.

Les grands fronts, parce qu’ils présentent un caractère juvénile, deviennent un atout séduction à part entière. Dès lors, on n’hésite pas à épiler la ligne des cheveux.

2. Oser le color block

Le premier à avoir qualifié le moyen-âge de période « obscure » avait clairement sous-estimé le pouvoir épileptogène des enluminures des « très riches heures du duc de Berry ».

Poney Party chez le duc

Le rouge et le bleu font fureur, le vert, le blanc et l’or sont d’autres valeurs sûres. Le mieux reste encore de les associer !

Les tenues bigarrées sont monnaie courante, mais seuls les plus riches peuvent s’offrir des étoffes dont l’éclat résistera à l’usure. Pour faire la différence, il faut donc miser sur la luminosité des vêtements.

Réunion tupperware chez la duchesse

3. Avoir le compte en banque de Bruce Wayne

On l’aura compris, être bonne n’est finalement qu’une affaire de puissance.
Il est encore un peu tôt pour dégainer Louboutins, sacs Chanel et Rolex, alors les fashion battles s’engagent sur d’autres fronts.

Les couvre-chefs, par exemple, rivalisent d’extravagance. On raffole des voiles et des coiffures élevées, qui peuvent atteindre jusqu’à 1 mètre de hauteur pour les plus ambitieuses !

Sans surprise, la fourrure est déjà un excellent moyen de montrer qui a la plus grosse. Elles distinguent immédiatement le rang de celle qui la porte, de la peau de lièvre pour les plus modestes à l’emblématique hermine réservée à l’élite de la cour.

Cet impératif de noblesse définit même l’idéal amoureux. Un seul mot suffit à définir la séductrice ultime : inaccessible. Ce n’est pas pour rien que les femmes mariées, Guenièvre et Yseult en tête, trustent les premières places du top des bonasses !

4. Gérer la prise de risques

Quels que soient les efforts que tu déploies chaque matin pour te transformer en femelle alpha, tu es une petite joueuse. En matière de soins de beauté, nos amies du Moyen-Âge sont dans le meilleur cas des pionnières, et dans le pire des martyres.

Tu frémis à la vue de ton épilateur ou de tes bandes de cire, mais tu as échappé au mélange de chaux vive. Tu t’inquiètes de la composition de ton colorant pour cheveux, mais tu peux être assurée de n’y retrouver ni queue de lézard, rouille de fer ou crottes de chèvre.

Tu soupires en te poudrant de terracotta : les ancêtres des baumes éclaircissant utilisés par certaines malheureuses détachent la peau. Dans la quête de la blancheur absolue, d’autres appliquent sur le visage des préparations à base de farine ou de céruse.

Ces douleurs bien terrestres ne doivent pas faire oublier les maux spirituels. Devant tant d’artifices et de vanités, l’Église fait forcément la tronche et les fashionistas s’avancent parfois en terrain miné.

Comme tu le vois, les siècles défilent mais rien ne change : il faut souffrir pour être bonne !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Albaglasca
    Albaglasca, Le 2 avril 2012 à 17h21

    j'aurais été bonne en paysanne moi ! la peau mate (bon le front ça va..) les petits seins yeay, le petit bidou que dalle! et pour la blondeur on repassera..
    Je voudrais bien voir un article sur la mode des venitiennes et les critères de beauté, ça pourrait petre cool, me tarde de voir d'autres articles dans la même branche.
    Et eh oui on s'épile depuis l'antiquité et de partout dans le monde "ottoman" on s'épile partout Partout comme un oeuf, ahem, donc l'épilation intégrale "petite fille" c'est vieux comme mathusalem

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