Ma crise existentielle après Sex and the City


Vingt ans après, Margaux qui travaille au sein de la régie de madmoiZelle et Rockie a regardé la série Sex and the City. Et elle a été surprise de découvrir à quel point les questionnements existentiels traversés par les héroïnes résonnaient chez elle.

Ma crise existentielle après Sex and the City

Quand la première saison de Sex and the City est sortie, j’avais 6 ans. Plus attirée par Le Roi Lion que par les ébats de Samantha, je suis complètement passée à côté du phénomène.

C’est donc avec 20 ans de retard que je me suis plongée un dimanche dans les aventures trépidantes de Carrie et de ses copines à Manhattan. J’ai bingé deux saisons en une journée… et je suis allée me coucher assommée de questions existentielles.

Moi qui pensais passer ma journée à me divertir devant une série feel good, raté ! Dans mon lit, mon cerveau s’est lancé dans une grande rétrospective de ma vie sentimentale afin de trouver des parallèles entre mes histoires et les questions des héroïnes et ainsi résoudre à moi toute seule le vaste mystère de l’amour.

Sex and the City, une série toujours d’actualité

L’histoire a beau se passer au début des années 2000, je suis surprise que les aventures de ces 4 femmes résonnent autant en moi.

La veille, j’ai passé une nuit trop arrosée. Cela a commencé par un dîner au restaurant pour se raconter les aventures de la semaine avec mes meilleurs amis, avant d’enchaîner sur une virée nocturne dans nos bars fétiches.

Et si le lendemain, les messages vocaux WhatsApp ont remplacé les coups de fils matinaux entre Carrie et Miranda, les propos sont les mêmes. On rigole de nos chorées approximatives, on fait le bilan de notre nouvelle technique de drague mise en place après trois verres, on débriefe ensemble la fin de soirée passée (ou pas) avec notre nouvelle conquête.  

Comme les quatre héroïnes, j’arrive aussi à un moment de ma vie où mes week-ends se transforment. Du moins, en journée. Là où il y a encore quelques temps je serais restée à décuver sous la couette, accompagnée d’un amant et d’un big mac. L’arrivée de la trentaine impose de nouveaux rendez vous : des baby showers, des mariages ou des brunchs « en couple » où je suis souvent l’unique célibataire.

Je me marre en voyant Carrie et ses copines débarquer à ce genre d’évènements avec des lunettes noires et des cadeaux jamais adaptés à la situation. Je retrouve avec humour, et une légère appréhension, les mêmes regards des invités sur ces 4 femmes que lorsque j’exposais mon éternel célibat à ma dernière réunion de famille.

Cela voudrait-il dire que peu importe les décennies, les questionnements d’une femme de trente ans célibataire et l’image que se fait d’elle le reste du monde sont toujours les mêmes ? Triste constat, non ?

Sex and the City ou le compteur de la trentaine activé

Le passage à la trentaine et les inquiétudes qu’il provoque chez les 4 héroïnes sont au cœur de la série.

Leur beauté, leur corps et leur esprit moins insouciants leur crient qu’elles ne seront pas jeunes éternellement. Coup dur pour certaines de ces héroïnes qui rêvent d’avoir un enfant et se voient rappeler sans arrêt par la société que le temps défile…

Ça m’a refait penser à ma dernière soirée, lorsque mon meilleur ami m’a suggéré de quitter mon amant actuel avec lequel je n’envisage pas de relation sérieuse car, je cite, « il ne faudrait pas perdre de temps ».

Aoutch ! Apparement toute rencontre ou relation sexuelle passée 25 ans doit être analysée sous toutes les coutures pour en déduire si elle risque de me faire perdre mon temps, vu ma condition de femme.

Mais le pire, c’est le fameux : « ne t’inquiète pas, tu verras, ça te tombera dessus quand tu t’y attendras le moins » lancé par une amie qui enchaîne les relations infructueuses mais refuse l’idée de rester seule plus de deux semaines.

Et si moi, je n’ai pas envie que « ça me tombe dessus » ?! Avons-nous le droit en tant que femmes de ne pas être prêtes ou de ne pas vouloir que « ça nous tombe dessus » sans pour autant paraître dans le déni ?

J’ai bien l’impression que Samantha, avec son inconditionnel goût pour les relations sans sentiments, se retrouve dans la même impasse que moi face aux discours condescendants de tous ces couples si bienveillants.

Alors si on ne veut pas que ça nous tombe dessus, que recherchons nous avec ces hommes ? Des aventures d’un soir ? Mais il peut m’arriver d’être malheureuse à la suite d’aventures qui s’arrêtent trop rapidement. Est-ce que cela voudrait dire que j’attends sans me l’avouer le même prince charmant que Charlotte ?  

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Sex and the City, une série déculpabilisante

Que ce soit autour d’un cocktail ou d’un brunch, je constate que le sujet de conversation principal de ces 4 femmes et de mes copines c’est bien les hommes ! Est-ce bien normal qu’avec nos valeurs de femmes indépendantes et solitaires nous n’ayons comme seul sujet de conversation que nos dernières aventures sexuelles ? 

En écoutant les débats des héroïnes ou mes amies parler, je comprends qu’il n’y a pas qu’un modèle unique de prince charmant mais surtout des relations différentes selon les périodes de la vie.

Nos envies évoluent et ce dont nous avions besoin hier ne correspond plus forcément à notre situation actuelle, et inversement. Je crois bien que mon prince charmant à moi s’est trouvé dans les yeux marrons de mon premier copain mais aussi dans le corps brûlant de mon dernier amant et je l’espère se trouvera aussi dans l’humour du prochain homme qui me draguera dans un bar. 

Une chose est sûre, je suis convaincue que chaque femme a le droit de mener sa vie comme elle l’entend : à la recherche d’une belle histoire avec un Mr. Big, en enchaînant les conquêtes comme Samantha, ou en affirmant sans compromis son besoin de liberté comme Miranda, quitte à faire fuir des amants.

En attendant de voir les prochains épisodes de la série, je me suis réveillée de bonne humeur et confiante.

Je ne sais pas si ma prochaine rencontre sera Mr. Big ou un homme qui tente de faire l’hélicoptère avec son pénis mais ce dont je suis sûre c’est que j’ai hâte de me marrer en le racontant à mes copines autour d’un Cosmo !

Et toi, tu es de la génération Sex and the City ? Que penses-tu de cette série ? Est-ce qu’elle touche des points sensibles chez toi ? Viens on en parle dans les commentaires !

 

Margaux Roger

Margaux Roger


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