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Revues de films

Le Temps des porte-plumes

06 mar 2006

Sortie le 8 mars 2006
De Daniel Duval, avec Jean-Paul Rouve, Anne Brochet, Raphaël Katz

Quand un réalisateur se met à faire des films, il arrive qu’il souhaite raconter sa vie… ou même un morceau de vie. Partager son expérience à d’autres, se dire que ça devrait parler aux spectateurs.

Daniel Duval a en tête de raconter ses 9-10 ans depuis qu’il réalise. 37 ans. Ca fait un bail. Autant dire que le projet a fait son chemin depuis. Et qu’au moment de se mettre derrière la caméra, Daniel Duval savait quoi raconter.

Pippo a 9 ans. Des parents inexistants et donc une relation inexistante avec eux. Plutôt que d’aller à l’école, Pippo se démerde. Il revend du charbon aux ptites vieilles du quartier. Il vit comme un orphelin.

Jusqu’au jour où ses parents vont péter les plombs. On va le placer dans une famille d’accueil. Gustave et Cécile, un couple qui vit à la campagne, dans une fermette. Autant Gustave (Jean-Paul Rouve) essaie d’établir un contact sympathique avec le gamin, autant Cécile a beaucoup plus de mal avec lui.

Le temps des porte-plumes raconte l’histoire de cette « adoption », son effet sur les principaux personnages, les escapades de Pippo.

Daniel Duval nous livre une belle histoire, son histoire, avec des acteurs magnifiques et superbement dirigés, le gamin, Raphaël Katz est, comme souvent chez les enfants-acteurs, criant de vérité. Jean-Paul Rouve, dans un genre à contre-courant de la comédie et des rôles de « méchants » qu’il a pu incarner, est une vraie révélation.

J’ai pu assister à ce film lors d’une avant-première et s’il m’a touché, cela semble incomparable à l’émotion qu’ont pu ressentir certaines personnes du même âge que Daniel Duval dans la salle. Il faut dire que, quand on a moins de 40 ans, le temps des porte-plumes et autres joyeusetés de l’école des années 50 (notamment les cours de morale) peuvent sembler d’un autre temps.

Mais ce décalage d’époque ne t’empêchera pas de passer un excellent moment devant la prose de Daniel Duval, les paysages magnifiques et cette nature qu’il dépeint… J’en suis même sorti en me disant : « et si la vraie vie, finalement, ce n’était pas d’enfourcher son vieux biclou tous les matins et d’aller labourer les champs, plutôt que de se coller l’iPod dans les oreilles et de checker ses mails ? »

Tu parles d’une question à la con.

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