Mon job d’été à laver du linge en maison de retraite

Carotte a passé une partie de son été à faire briller le linge de résidents octogénaires. Elle te raconte cette expérience.

Mon job d’été à laver du linge en maison de retraite

Il y a de ça deux ans, j’ai décidé de gagner un peu d’argent pendant l’été. J’avais déjà essayé par le passé sans beaucoup m’investir et n’avais jamais rien déniché.

Cette année là, l’une de mes candidatures était destinée à l’hôpital de la ville.

Non pas que je possède des expertises médicales… Mais j’étais une pauvre étudiante désespérée et prête à tout, alors j’avais indiqué dans ma lettre de motivation que j’étais disposée a accepter tout type de travail.

Comment j’ai été prise en blanchisserie pour l’été

Sur un coup de chance, j’ai dégoté un poste de remplaçante à la blanchisserie d’une maison de retraite.

Ce n’était donc pas à l’hôpital auquel j’avais postulé, mais les deux établissements étaient en lien puisqu’ils appartenaient au même groupe.

Bref, ils avaient besoin d’une remplaçante de manière assez urgente… pour deux semaines seulement. C’était déjà ça, alors j’ai évidemment accepté.

Un job d’été qui m’a appris à apprécier l’aube

Ce qui était sympa avec ce boulot, c’est que je finissais tous les jours à 15h. Mais cela impliquait que je commence aussi chaque matin à 7h.

Comme je vivais au cœur d’une contrée campagnarde, il se trouve que je devais prendre le bus pour me rendre dans le patelin de mon lieu de travail.

Du coup, je devais me lever à 5h, ce qui me parut d’abord insurmontable.

Puis finalement, j’ai commencé à trouver ça assez sympa d’être debout alors que le monde était encore endormi. D’autant plus qu’il faisait déjà jour à cette heure-ci en été !

Je ne m’étais levée aussi tôt qu’une fois avant cette occasion, un matin de départ de vacances. J’ai toujours cru que 5h était le beau milieu de la nuit.

Suivre ce rythme deux semaines durant m’a réconciliée avec cette heure indue, et j’ai finis par apprécier de voir le soleil se lever.

Ce qui était moins cool, c’est que je devais me coucher tôt. Et personne n’a envie de se coucher tôt en été, alors que le monde est encore éclairé par le soleil scintillant, partageant des bières et des brochettes !

Le déroulement de mes journées à la blanchisserie

J’arrivais donc à 7h, avec l’impression que ma journée avait commencé depuis des lunes. J’enfilais ma blouse puis m’attelais au travail.

D’abord, j’allais chercher le linge sale des résidents. Cela consistait à faire le tour de l’établissement, passant de chambre en chambre récupérer les sacs que les infirmiers et infirmières avaient laissés devant les portes.

Je me baladais munie d’un chariot que je remplissais petit à petit de gros baluchons malodorants.

Je revenais avec mon butin, puis avec mon unique collègue, nous commencions le tri des vêtements selon leurs programmes de lavage.

Tout se faisait évidemment avec des gants !

Le midi, j’ingurgitais une boîte de salade niçoise et une compote, prenais quelque peu le soleil puis me remettais au travail.

Une fois le linge lavé, séché et replié, je repartais avec mon chariot, équipée de piles de linge frais. Je me rendais alors dans chaque chambre afin de les ranger dans les placards de leurs propriétaires.

La plupart du temps, ces derniers dormaient mais parfois, ils étaient réveillés et me tapaient la discute. Ou alors, ils me prenait pour une infirmière et me demandaient de l’aide pour des trucs.

N’ayant pas les compétences requises, je leur faisais donc comprendre que j’allais leur chercher quelqu’un au plus vite, et j’avais parfois l’impression que certains ne comprenaient pas pourquoi je les abandonnais dans leur galère…

À la fin de la journée, je dépoussiérais les machines, et balayais puis nettoyais les chariots à l’aide d’un jet savonneux qui sentait hyper bon.

Un job d’été tranquille et des collègues bof

J’ai eu une collègue différente par semaine.

Lorsque je suis venue en reconnaissance des lieux un peu avant de commencer, je les avais rencontrées toutes les deux. L’une d’elle m’avait semblé particulièrement sympathique.

La première semaine, tout se passait bien mais je trouvais ma collègue peu bavarde et les pauses déjeuner s’en retrouvaient relativement ennuyeuses.

Quand j’ai eu « la sympa », la deuxième semaine, je me suis finalement rendue compte que j’étais mieux lotie avec la première, qui certes ne parlait pas beaucoup mais était agréable.

La seconde s’adressait à moi de manière assez infantilisante, ce qui ne me donnait pas forcément envie de revenir travailler avec elle le lendemain !

Cependant, tout s’est bien passé. Ce fut une expérience intéressante, ni extraordinaire ni mauvaise.

Un job d’été ennuyeux mais physique

Ce job avait l’avantage d’être assez tranquille, puisque la blanchisserie se trouvait au rez-de-chaussée, dans une aile peu fréquentée. La pièce donnait dehors et je pouvais profiter des rayons du soleil.

Cet été là, je binge-watchais Orange Is The New Black, et il se trouve que les locaux dans lesquels je travaillais me faisaient penser à ceux de la prison de Litchfield.

Du coup, je m’amusais à croire que j’y étais. Enfin dans ma tête. Seule. Pourquoi est-ce que je te raconte ça ? Je ne sais pas. Toujours est-il que ça m’aidait à trouver le temps moins long.

Les journées passaient relativement vite ! Et surtout, elles étaient fatigantes puisqu’au final, je crapahutais beaucoup et je portais des charges assez lourdes.

Les jobs d’été auxquels on ne pense pas

Voilà, tu sais tout sur cette expérience.

Je suppute que tu t’attendais à une chute à cet article ? Il n’y en a pas. Mais je pense que ça peut te donner des pistes si toi-même tu cherches du travail pour les vacances.

N’hésite pas à demander partout, même du côté des endroits dans lesquels tu n’aurais pas pensé à postuler. Il peut toujours y avoir besoin de toi en urgence !

Bien que de courte durée, ce job d’été m’a permis de payer une partie de mon ordinateur portable.

Alors ne perds pas espoir et saisis les opportunités qui s’offrent à toi.

Et toi, as-tu fait des jobs d’été ? Qu’est-ce que tu en as retiré ?

À lire aussi : Mon job d’été : animatrice pour vacanciers en situation de handicap

Carotte

Carotte

Carotte est rédactrice Mode. Elle aime tout ce qui est les chiots, les graines et l'automne. C'est aussi elle qui écrit cette description à la troisième personne.

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Commentaires

Dianeart

Je découvre que tu as aussi été Lingère Caro !
L'été dernier j'ai été lingère dans une maison de retraite (Ephad) pendant 3semaines, et j'ai vraiment beaucoup appris de cette expérience.
Je devais, entre autre, laver les serviettes de bain et les plier. Je me suis fait reprendre plusieurs fois parce que je ne plier pas comme il fallait, les dites serviettes. J'avais envie de leur dire : mais c'est des serviettes ça va changer quoi à ta vie ?!?
Je devais aussi laver les tenues du personnel et les vêtements des résidents. Je tiens à dire que je remplaçais une personne qui était à ce poste depuis 30ans… 30 ans… Je me suis dit mais, moi, jamais je fais un poste 30ans de suite. J'aurais déjà fait une dépression et un burn out avant tout ça. Mes collègues (principalement féminin d'ailleurs) se tiraient dans les pattes H24, les équipes changeaient tous les 3 jours et c'était insupportable de voir des petites guerres entre le personnel.

Bonjour la bienveillance et le féminisme…

Et comme tu le dis @Caroline.A c'était très physique, je restais dans la lingerie mais je courais pour ne pas être à la bourre. J'avais mal aux pieds à la fin de la journée (11h - 17h). Bref une expérience qui m'a encore plus appris à choisir les entreprises avec lesquelles je voulais travailler.
 

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