Fêter Noël en couple : « On va chez qui cette année ? »


Passer les fêtes avec sa moitié, c'est sympa, mais pas toujours simple. Ҫa peut impliquer de courir un peu plus, de s'organiser différemment... Et vous, comment vous faites ? Des Rockies nous ont partagé leur programme de fin d'année.

Fêter Noël en couple : « On va chez qui cette année ? »

Ah, Noël. La période préférée des amoureuses des téléfilms un peu kitsch, des fans de pulls moches, et de celles qui adorent faire des cadeaux à leur entourage. Autant de joyeusetés qui s’accompagnent parfois de détails un peu moins festifs : les crises de foie post-réveillon, des cadeaux non désirés un peu encombrants, et surtout… L’organisation.

Avouons-le, même quand on est à fond pour la magie de Noël, la logistique des trajets et des retrouvailles n’est pas forcément évidente, particulièrement quand on doit gérer plusieurs familles à la fois !

Si vous êtes en couple, vous avez sûrement dû vous poser LA question de fin d’année :

« Du coup… Pour Noël, on fait comment ? »

Vous êtes plutôt du genre grande fête qui réunit tout le monde, ou dîners en petit comité ? Vous préférez réveillonner le 24 au soir, ou étaler ça sur une semaine ? On vous a demandé comment vous comptiez profiter des fêtes avec vos partenaires, et vos réponses nous ont mis du baume au cœur !

Noël en couple, oui, mais la famille avant tout !

Vous nous l’avez beaucoup dit dans vos témoignages : l’important pour vous à Noël, c’est la famille. Se retrouver tous ensemble, quand on est disséminés aux quatre coins du pays en temps normal, ça fait du bien ! Comme pour Nathalie, 28 ans, qui nous explique que « Même sans attaches religieuses, il est impensable pour moi de ne pas être avec ma famille le soir de Noël : nous sommes très proches les uns des autres, et y tenons beaucoup.»

Et pour en profiter, ça vaut le coup de courir un peu ! C’est ce que Sophie nous a confié. Pour elle et son partenaire, Noël, ce n’est pas un seul gros repas de famille mais six, qui se suivent dans un « marathon de grosse bouffe et d’amour » qui fait halluciner leurs potes.

« Nos parents sont séparés des deux côtés, ce qui fait déjà quatre familles à voir. À cela s’ajoute le fait que nos deux pères fêtent le réveillon avec leurs nouvelles compagnes. Nous devons donc les voir plus tard. Avec le temps, nous avons développé une organisation à toute épreuve pour réussir à voir tout le monde.

Le 24 au soir, nous sommes chacun de notre côté : cela lui permet de voir la famille de sa mère, et me permet de voir celle de mon père — mais sans mon père. Vous suivez ? Ensuite, le 25 à midi, on est ensemble dans la famille de ma mère. Et le 25 au soir, nous dînons chez ses grands-parents paternels — mais sans son père.

Cette journée du 25 est toujours terrible : on est crevés de la veille, et après un déjeuner de rois à 15h, il faut remettre le couvert à 20h. La grand-mère de mon copain met tellement d’énergie et d’amour à préparer des plats différents qu’on a jamais le cœur de refuser une assiette… Et on finit par rentrer chez nous en roulant.

Après avoir récupéré un peu, nous voyons son père et le mien pour fêter la fin d’année ensemble.
En tout, nous avons donc droit à six repas de Noël, pour un total de dix kilos de nourriture ingurgitée, six tenues de Noël, et six sacs de cadeaux différents.

Mais tout ça, ce n’est que du bonheur ! La famille est vraiment trop importante pour nous, ni lui ni moi ne pouvons nous imaginer passer Noël sans eux. »

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Noël une année sur deux

Tenir un marathon tel que celui-ci peut fonctionner pour celles et ceux dont les familles habitent à une distance relativement réduite. Mais quand elles sont plus éloignées, il faut parfois faire des compromis difficiles…

Comme pour Cécile, chez qui Noël est un sujet un peu sensible : pour son conjoint comme pour elle, la fin d’année est une période importante, qui se passe en famille. Les leurs étant à des centaines de kilomètres l’une de l’autre, ils ont longtemps fait le choix de la praticité, en réveillonnant séparément. C’est après sept ans de relation et un projet de mariage, qu’ils ont décidé de sauter le pas :

« Nos deux familles ont des rituels de Noël très institutionnalisés, et très différents. Donc même si on s’entend bien avec nos belles-familles respectives, on a l’impression que ce n’est pas vraiment Noël quand on n’est pas avec la nôtre.

L’année où on a décidé de se marier, j’ai fini par me dire que c’était un peu triste de ne pas être avec lui le jour de Noël, surtout qu’on avait le projet d’avoir un jour des enfants : qu’est-ce qu’on ferait à ce moment-là ? Une année avec maman, une autre avec papa ?

Du coup, j’ai accepté de passer Noël dans sa famille, en me disant qu’on alternerait chaque année. J’ai eu un sacré cafard pendant le réveillon, je crois me souvenir que j’ai même pleuré un peu après avoir eu mes frères au téléphone.

L’année d’après, c’est lui qui est venu dans ma famille. C’était tellement bien de pouvoir passer cette fête que j’adore avec lui et mes frangins que je me suis dit que le “sacrifice” de l’année précédente valait le coup ! »

Fêter Noël confiné

On le sait, pour conclure cette année 2020 un peu pourrie, même les fêtes devront se faire différemment. En plus petit comité, sans gros câlins aux convives, avec un peu plus de distance à table… Nombre d’entre nous ont même dû changer entièrement leurs plans.

C’est le cas de Thomas, 36 ans. Pour lui, c’est un mal pour un bien : sa compagne et lui ont décidé de voir le bon côté des choses !  Leurs fêtes de fin d’année finissant souvent en course effrénée, ils ont donc profité de la situation sanitaire pour revoir leurs projets : ce sera à deux, sous la couette !

« J’ai un rapport très « imposé » à Noël. Pour être honnête, j’ai l’impression que cette fête ne m’appartient pas : je n’ai pas le choix. C’est la seule fête de famille qui semble inratable, LA grande institution de l’année. La période n’est pas désagréable, mais je l’assimile plus à un marathon qu’autre chose.

Ma famille vit à Clermont-Ferrand, ma belle-famille est en Haute-Loire, et ma partenaire et moi vivons à Paris. En cinq jours de vacances, vous comprendrez que c’est assez sportif.

Souvent, nos fins d’années se résument à des trajets en train avec beaucoup trop de sacs, un enchaînement de repas, des huiles essentielles pour sauver mon foie, et une frustration de tous les côtés car clairement, je n’aurai pas assez de temps pour tout le monde.

Au final, c’est surtout beaucoup de charge mentale. Il faut être là pour sa famille, mais aussi pour sa belle-famille, à un moment de l’année où on est déjà épuisés. Tout ça crée un joli cocktail de tensions qui peuvent amener à des engueulades.

Alors si cette année, je dois changer mes plans à cause du covid… Disons que ce sera une nouvelle expérience ! Faire une grasse matinée le 25 décembre, s’épuiser sous la couette pendant que d’autres se sont levés à sept heure du matin pour ouvrir des cadeaux, cela me semble être une alternative intéressante. Cela paraît égoïste, j’avoue. Mais j’assume ! Être confiné chez moi, ce sera un plan B plutôt cool. »

Penser à soi avant tout

Thomas n’est pas le seul à nous avoir parlé de son besoin d’être un peu égoïste. Le témoignage de Célie, 24 ans, commençait par cette phrase : « Je suis avant tout à l’écoute de mes envies ». Choisir de penser à soi pendant la période la plus chargée en obligations familiales de l’année, ça vous paraît impensable ? Pour elle, c’est possible.

« Combien de fois faisons-nous passer les autres avant nous ? Combien de fois oublions-nous que nous aussi, nous avons le droit de donner notre avis, et d’exister tout simplement ?

C’est avec ces questions en tête que j’ai simplement annoncé à mon copain :  » à Noël, je serai avec ma famille, en Lorraine, le 24 et le 25. Tu es bien sûr le bienvenu ».  C’était une évidence pour moi : j’avais envie d’être aux côtés de ma famille à cette période de l’année, que j’associe plutôt à une ambiance familiale qu’au couple. Cela changera peut-être lorsque j’envisagerai de fonder ma propre famille, mais rien n’est sûr.

Il a fait le choix de passer le 24 dans sa famille et de prendre le train tôt le 25 pour nous rejoindre, ma famille et moi pour le repas de Noël. Je suis ravie de pouvoir passer Noël avec lui, mais quelle que soit sa décision, j’aurais respecté son choix.

Je pense que cette situation est juste et idéale pour nous deux, puisque chacun a pris sa décision de lui-même.

En tout cas, si vous faites le choix ,parfois difficile, de risquer de décevoir une partie de votre entourage pour suivre vos envies, ne culpabilisez pas ! »

Prenons note de son conseil : cette année, que ce soit à deux ou à douze, pensons à nous au moment du choix de l’organisation ! Comme vous nous l’avez toutes et tous rappelé dans vos témoignages, l’important, c’est de partager ce moment avec ceux qu’on aime.

Et vous, comment vous faites pour Noël, surtout dans le contexte particulier de 2020 ? N’hésitez pas à partager vos avis et vos programmes dans les commentaires ! 

Aïda Djoupa

Aïda Djoupa


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