Etam nous a ouvert les portes de leur atelier de Mouvaux, dans la banlieue lilloise, histoire de vous faire profiter des coulisses de la confection de la collec. Reportage photo.
Il y avait aussi dans le projet de notre FAMEUSE collection madmoiZelle by Etam (qui sort début septembre dans tous les bons magasins Etam Lingerie) non seulement de vous faire participer à l’élaboration de la collec’, mais aussi de vous en montrer les coulisses. Voici donc l’atelier de confection et le process de fabrication d’une pièce de lingerie décortiqué.

Behind the doors of the atelier of Etam

De la machine à coudre en veux-tu en voilà
Tout commence dans le bureau parisien de la styliste d’Etam. Elle élabore un dessin, des détails et quelques idées de matières qui fourniront l’idée de base du futur modèle (retrouve également l’interview de Virginie la styliste d’Etam pour plus d’infos)

Le tout arrive ensuite dans les mains des ateliers de Mouvaux, centre de confection d’Etam Lingerie dans le nord de la France. Là, une équipe de modélistes est chargée de réaliser le patron du modèle, on appelle cette étape le patronnage. Leur rôle est très important puisque ce sont elles qui à partir du simple croquis de la styliste vont composer le dessin technique du sous-vêtement. Leur travail consiste également à définir la taille, les formes, les mesures de chaque pièce.
Premier prototype
Grâce à toutes ces précisions techniques, les couturières peuvent réaliser les premiers prototypes. Lors de la couture, une première étape consiste à se concentrer uniquement sur le look du modèle. Pour cela, les couturières disposent d’une grande réserve de tissus et de rubans en tout genre car il faudra un certain nombre d’essais avant que la styliste ne valide le look final.

L'escadron de tissus, rubans et autres froufrous à la dispo des couturières
Du matos de compét’
Pour répondre à des demandes exigeantes, les ateliers d’Etam possèdent également des machines à coudre de compét, dont une smockeuse et une machine-mamie-centenaire à faire des plis religieux, très rare mais qui, comparée aux plus modernes, n’a pas son pareil en terme de finesse. Quant à la smockeuse, comme son nom l’indique, c’est une machine très perfectionnée qui sert à réaliser des smocks (utilisés notamment sur la collec’ réalisée avec Lolita Lempicka) pour des finitions de qualité haut de gamme.

Une machine comme on n'en fait pu, ma p'tite dame

Tu peux pas test le smock de qualité

La machine à plis religieux. Elle est centenaire. Elle a connu les deux guerres. Respect.
Le fitting
Une fois l’esthétique du produit déterminée, la même équipe s’attache à ce qu’on appelle le fitting, c’est-à-dire la forme du soutien-gorge, son bon maintien. Et pour s’assurer de sa bonne confortabilité, rien ne vaut un mannequin vivant ! Le produit est donc testé sur des femmes qui jugeront de leur bien-être, ou pas, afin que la team puisse rectifier le tir.
Ces trois étapes – le patronnage, le look, le fitting – doivent être réalisées sous une dizaine de jours, autant dire un laps de temps très court, sachant qu’entre temps le look et le fitting nécessitent plusieurs ajustages avec la styliste à Paris (donc renvois postaux) et que les couturières réalisent en moyenne une vingtaine de prototypes pour un soutien-gorge. Le challenge est donc de tomber juste le plus vite possible, tu l’auras compris.
Prêt à partir en production !
Dès que le produit final est entendu, l’équipe de modélistes reprend les rênes pour fournir toutes les indications techniques nécessaires à sa production de masse. Elles établissent alors toute une série de codes nommés ; la gamme de montage, le fléchage et le tableau de mesures (pour les différentes tailles) à envoyer au façonnier.

Une culotte et ses différentes tailles sur ordinateur
La collection madmoiZelle by Etam en particulier a été réalisée en intégralité à Mouvaux – du fait des délais très courts, mais la plupart du temps, la lingerie Etam est produite dans des usines en Tunisie.
(Merci à Stéphane, le patron de l’atelier mode, pour son accueil et ses explications limpides)
— Pour en savoir plus -> la collection madmoiZelle.com by Etam








Le 16/07/2010 à 22h49
C'est passionnant, merci pour cet article !La prochaine fois que j'irai à Etam, je ferai attention aux plis
Le 17/07/2010 à 09h28
Super chouette cet article; j'adore connaître les coulissesLes machines à coudre sont superbes.
Merci pour cet article.
Le 17/07/2010 à 10h48
Je suis bien contente d'apprendre qu'il y a encore quelques usines de prêt à porter en France, même si l'ensemble de la production n'en est pas originaire.Pour le reste, c'était très intéressant.
Le 17/07/2010 à 11h23
Oh c'est chouette de voir l'envers du décor !Par contre, dommage que là aussi ce soit une entreprise touchée par la délocalisation. M'enfin! C'est la vie ma p'tite dame!
En tout cas j'aime beaucoup les sous-vêtements Etam, alors c'est rigolo de voir l'atelier qu'il y a derrière
Le 17/07/2010 à 11h42
Ca veut donc dire que seuls les prototypes sont réalisés sur la machine centenaire qui fait des plis d'une finesse inégalées ?Rha c'est dommage, j'aurais adoré pouvoir me dire que mes soutifs étaient fabriqués là dessus !
Le 17/07/2010 à 13h47
Ah je savais pas que l'atelier etait à mouvaux. Cool ça.Pour le reste, je connais bien le métier vu que je suis moi meme modéliste (mais pas lingerie).
Pour info, la tunisie reste qd meme plus chere que la fabrication en chine ou inde ! Dc c'est plutot une meilleure façon de faire.
Sympa l'article en tt cas !
Le 17/07/2010 à 16h45
Moi ce que je préfère, c'est les légendes des photos ! XDD