Urban Outfitters, accusé de spolier la culture des Indiens d’Amérique à travers une série de produits identifiés par le terme « navajo », le retire de la description de ses produits.
« Beaucoup de sang a dû couler cette nuit » (matte la référence) : les amérindiens ont finalement eu raison de l’envahisseur.
Après les accusations concernant son utilisation frauduleuse du terme « Navajo », Urban Outfitters a modifié dans la nuit la description de tous ses produits baptisés sous le nom de la tribu indienne.
Le « Navajo Hipster Panty » est ainsi devenu le beaucoup plus neutre « Printed Hipster Panty« . Ne comptez plus trouver un vêtement aux motifs ethniques en tapant « navajo » dans la barre de recherche d’Urban Outfitters car désormais un message d’erreur vous indiquera qu’aucun produit n’a été trouvé.
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Le 12 octobre – Urban Outfitters est accusé d’abuser du terme « Navajo » pour désigner un nombre considérable de ses produits issus de la tendance qui reprend tous les motifs amérindiens. Dans une lettre ouverte à UO, Sasha Houston Brown, amérindienne, dénonce l’abus de motifs inauthentiques, de dreamcatchers de mauvaise facture et l’hyper-abondance de vêtements à franges, à plumes ou en suédine, des vêtements beaucoup trop sexualisés à son goût qui ne font pas honneur aux Native American.
Quitte à évoquer la contrefaçon en citant une loi de 1990, l’Indian Arts and Crafts Act qui interdit « la reproduction commerciale frauduleuse de l’art et des produits artisanaux indiens au sein des États-Unis ».

Mais quand bien même, Urban Outfitters est-il le seul responsable dans cette histoire ? L’enseigne n’est pas la seule marque américaine à se servir du terme « Navajo » dès lors que l’on a affaire à un motif tribal. Les tendances de mode elles-mêmes se sont emparées de la dénomination – preuve avec notre dossier des Tendances de mode automne hiver 2011 2012 - qui, il est vrai, peut apparaître comme réductrice pour l’ensemble des amérindiens.
À lire :
- Lettre ouverte à Urban Outfitters de Sasha Houston Brown
- Urban Outfitters is obsessed with Navajos
Et vous, pensez-vous également qu’Urban Outfitters, et la mode en générale, ne respectent pas les populations amérindiennes en utilisant le terme « Navajo » à tout bout de champ ?









Le 12 octobre 2011 à 16:54
C'est compréhensible que les indiens à la culture réprimée n'apprécient pas que leurs motifs illustrent des slips.(ps: je reconnais là une remarque bien utile de ma copine de classe Leshayaa)
Le 12 octobre 2011 à 18:09
Cette polémique est très connue dans la bijouterie. Les bijoux doivent absolument porter la mention "d'inspiration Navajo" (ou autres, mais toujours d'inspiration) et non pas "Navajo", car ce n'est pas une création faite par ces amérindiens. C'est un peu comme afficher "crêpe bretonne" alors qu'elle est faite par un corse (je n'ai rien contre les corses!). Bon, l'exemple est mauvais… Enfin, vous avez compris ce que je veux dire ?Donc oui, les amérindiens essayent de préserver leur patrimoine, leur identité, et leur artisanat. Un shorty Navajo devrait être un vêtement créé par les Navajo, et pas un vêtement qui inclut un motif d'inspiration amérindienne…
Et oui, le nombril est extrêment haut, ça m'a sauté aux yeux aussi !
Le 12 octobre 2011 à 19:16
je tiens juste à dire que cette culotte est particulièrement moche… c'est toutLe 12 octobre 2011 à 21:29
rien a voir mais j'ai jamais vu une culotte aussi moche!Le 21 octobre 2011 à 13:11
Rien à voir , mais c'est pas " a dû coulER" ?( Merci Legolas sinon)
Le 21 octobre 2011 à 14:25
« Beaucoup de sang a dû couler cette nuit » (matte la référence)Le 21 octobre 2011 à 16:54
On parle bien de tissus écossais ?!Le 25 octobre 2011 à 16:58
Personnellement je trouve ça compréhensible : la population amérindienne a été massacrée, leurs terres volées, leur culture spoliée et pillée. Ils ont été parqués dans des réserves où en plus de les acculturer on les a contraints et maintenus dans une situation d'extrême pauvreté.Alors maintenant que les grandes enseignes commerciales s'emparent de ce qu'ils ont pu préserver comme de simples symboles folkloriques pour continuer à s'enrichir sur leur dos, c'est assez honteux. Il ne reste déjà pas grand-chose de la culture indienne, les derniers survivants ont bien le droit de ne pas avoir envie d'être réduits à des motifs pour culottes aussi moches que bon marché !
Le 23 avril 2012 à 21:50
Je suis bien d'accord avec cette Sasha Brown.J'ai moi-même constaté dans le monde de la mode l'utilisation irréfléchie de termes désignant tout ce qui est "ethnique" (sachant que "ethnique" est utilisé pour toutes les cultures non blanches/européennes, ce qui me choque aussi car a priori, TOUT LE MONDE A UNE ETHNIE).
Et donc, j'ai parfois vu appeler des motifs pagnes (wax) par le nom de "boubou" alors que les boubous africains ne sont pas faits de wax mais d'autres tissus, différents selon les cultures. De plus, "boubou" désigne la coupe d'un vêtement et non le tissu utilisé.
J'ai même du wax appelé "imprimé safari" ! Ce sont des motifs animaliers (tigre, zèbre, léopard, panthère, etc…) qu'ils devraient appeler ainsi, pas du wax ! Quelle honte ! Alors que c'est tout ce qu'il y a de plus urbain, de plus chic en Afrique, on nous taxe de sauvages, et notre beau pagne devient l'apanage non plus des villageois dans leurs cases, mais des animaux de la savane, en mode "ambianceuh de la brousse", c'est ça?
Et l'imprimé "ikat", qui vient d'Asie du Sud-Est, devient à la mode en ce moment, mais je l'ai déjà vu se faire appeler "navajo" ou "africain"…
Bref, on nous met tous dans le même sac, du moment que ça vient d'une culture autre que blanche !
Qu'ils se renseignent un peu, quand ils volent leur inspiration dans les cultures des autres…
Il n'y a que moi que ça hérisse?