3 raisons d’aller voir Silent Voice, l’animé japonais sur le harcèlement scolaire

Kalindi adore l'animation japonaise. Elle est tombée amoureuse de Silent Voice, un film délicat sur le harcèlement, le handicap et le repentir, dont madmoiZelle est la très fière partenaire.

3 raisons d’aller voir Silent Voice, l’animé japonais sur le harcèlement scolaire

En partenariat avec Art House (notre manifeste)

Tu as été bercée par les œuvres d’Hayao Miyazaki, de Mitsuo Iwata et d’Isao Takahata ? Alors tu sais sans doute que les films d’animation japonais n’épargnent ni leurs personnages ni leurs spectateurs.

Se servir des rêves, des fantasmes, et des chimères, le tout en dessins pour faire passer des messages universels… ce genre cinématographique en a fait son cheval de bataille.

Rappelle-toi du Tombeau des lucioles, le film le plus triste de l’UNIVERS, qui commençait par cette phrase :

« La nuit du 21 septembre 1945, je suis mort. »

L’histoire de deux orphelins, alliés devant l’éternel, qui après le décès de leurs parents et un passage éclair chez une tante désagréable s’installent dans un bunker désaffecté, où seule brille la lumière des lucioles, unique symbole de vie.

Heureux d’être ensemble, ils commencent malheureusement à manquer de nourriture…

Et ça n’est que le tout début des catastrophes.

Bref, l’animation japonaise s’empare de sujets douloureux, et les transforme en objets poétiques censés faire réfléchir, souvent destinés aux petits comme aux grands.

C’est également le cas de Silent Voice, une merveille que je craignais de ne jamais voir arriver dans les salles françaises… mais qui y sera dès le 22 août.

Voir Silence Voice pour son récit

Diffusée dans l’Hexagone lors du Festival d’Annecy 2017, cette adaptation du premier des sept tomes du manga éponyme de Yoshitoki Oima est sortie en 2016 au Japon.

J’en avais beaucoup entendu parler et redoutais de ne jamais la voir en France. Mais heureusement, le cinéma m’a donné tort !

  • Alors, de quoi ça parle Silent Voice

Nishimiya est une jeune fille douce et sensible, fraichement débarquée dans une nouvelle école. Seulement voilà, Nishimiya n’est pas une étudiante comme les autres.

Atteinte de surdité, elle ne peut pas communiquer de la même manière que ses camarades et leur demande donc d’écrire ce qu’ils ont à lui dire sur un carnet.

Bien qu’altruiste et courageuse, la jeune fille est harcelée chaque jour par Ishida, un garçon de sa classe, qui pousse les autres à faire de même.

Chaque jour, il lui retire ses appareils auditifs et les jette quelque part où elle ne pourra jamais les récupérer. La direction finit par en avoir vent, et exclut l’écolier.

Plusieurs années plus tard, le jeune homme décide de se faire pardonner auprès de la jeune fille qu’il martyrisait autrefois…

Je ne t’en dis pas plus, car le film est dense et plein de surprises que je ne veux pas risquer de te gâcher.

Voir Silent Voice pour son important message

Silent Voice dénonce le harcèlement scolaire mais pas seulement. Il ouvre la voie au pardon.

Délicat, intelligent et profondément humain, ce film d’animation aborde des thématiques qui sont chères à nos cœurs, chez madmoiZelle.

Je dois être honnête avec toi. Le premier tiers du film est éprouvant, parce que violent en terme d’émotions. C’est dur, d’être là, passive, à observer une enfant maltraitée pour son seul handicap. 

Dur de ne pas pouvoir intervenir dans cette histoire, et dans toutes les autres.

Mais le personnage du harceleur évolue en même temps que le film et n’a qu’un désir : se faire pardonner. C’est lui qu’on suit alors. Lui qui nous propose sa quête.

Silent Voice réussit quelque chose de fou : nous faire entrer en empathie avec ce bourreau repenti. Brillamment, le film démontre qu’il est possible si ce n’est de changer, d’au moins évoluer, et de regretter d’anciennes actions.

En s’humanisant, le grand méchant du film devient profond et complexe, à l’image des vrais humains qu’on trouve dans le monde réel.

Voir Silent Voice pour son animation délicate

Difficile de parler d’un anime sans aborder son aspect visuel.

Silent Voice est un très joli film qui ne s’embarrasse pas d’images superflues. Ici, chaque plan compte, a du sens pour l’histoire. On n’est très peu dans le contemplatif, mais plutôt dans l’efficacité visuelle et narrative. 

J’ai adoré cette animation plutôt simple, accessible à tous : les amateurs d’animation japonaise comme les néophytes. J’en ai personnellement aimé chaque plan, et laisse-moi te dire qu’il y en a un paquet (le film dure 2h) !

Pour toutes ces raisons et encore mille autres, je te conseille de courir en salles dès le 22 août découvrir Silent Voice, l’anime de l’été — et pourquoi pas de l’année !

À lire aussi : Isao Takahata, le réalisateur du Tombeau des lucioles, est décédé

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Commentaires
  • Kettricken
    Kettricken, Le 13 novembre 2018 à 13h37

    J'ai lu la série, et si je lui reconnais de vraies qualités de mises en scène, j'ai eu beaucoup de mal avec la première moitié de l'histoire tellement elle demandait qu'on se mette en empathie avec l'ancien harceleur. Et je peux pas. J'avais l'impression qu'on nous disait que le harcèlement qu'il a fait subir à sa camarade était au final un problème pour lui. Gros lol
    J'ia plus aimé une fois qu'on a eu d'avantage les versions et points de vue des autres personnages

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