Pour vous aider à éviter d’enchaîner les impairs à la rentrée, Sophie-Pierre Pernaut, dans sa grande mansuétude, a décidé de les lister en se basant sur sa triste expérience.
Pour moi, la rentrée scolaire a plus ou moins toujours été un faux départ. Chaque année jusqu’à la fac, j’accumulais tellement les erreurs, dès le premier jour de cours, en croyant bien faire, que je réussissais l’exploit de me faire mal voir en quelques toutes petites heures (et de me fâcher avec moi-même sur le long terme).
Pour vous éviter ce genre de désagréments décidément très inconvenants, j’ai décidé de prendre mon courage à dix doigts en vous exposant les pires impairs à ne pas commettre pour la rentrée – un article basé sur ma propre expérience.
Se référer aux séries US qui disent qu’on devient cool en un été
Quand j’étais petite, je regardais un peu trop de séries américaines à la télé. L’un des gimmicks dans ces programmes, c’est qu’à chaque rentrée scolaire, on y voit une gosse au physique ingrat avec un salon de jardin dans les fesses être devenue une bombe hyper sympa l’espace d’un été.
Tous les ans, j’espérais que ce changement me toucherait personnellement ; je partais de loin, j’étais chaque année désignée comme la plus vilaine de la classe par une partie de mes adorables camarades amateurs de classements à la con. J’imaginais donc être la mieux placée pour devenir celle qui muterait pendant les vacances en fille soudainement super cool, parce que super sûre d’elle.
Mais rien, jamais. Aucun changement ne s’est opéré dans l’agréabilité de ma personne, tant physiquement que mentalement pendant ma scolarité. Pourquoi ? J’ai ma petite idée sur la question : j’ai compris un jour qu’il n’y avait rien de moins cool quand on était ado que de vouloir avoir l’air cool.
S’inventer un rôle impossible à tenir plus de deux heures
Dans ma quête du cool, j’ai tenté de jouer un rôle pour me rendre plus populaire. Diantre cul que j’ai honte.
Ne faites pas ça. Jamais. Que vous ayez 12, 15 ou 65 ans, n’arrivez jamais dans un nouvel environnement ou dans un ancien environnement avec de nouvelles personnes autour de vous en vous disant « Tiens. Cette année, je vais faire comme si j’étais quelqu’un d’autre pour me faire plein de copains. Je suis sûre que ça va marcher, parce qu’après tout, j’ai fait 6 mois de théâtre en CM2« .
Personnellement, en 6ème, j’ai essayé de passer pour la fille à l’humour universel. Personne n’y a cru. En 3ème, j’ai voulu jouer au trublion rebelle qui fait des blagues à longueur de cours. Non seulement mes boutades ne faisaient rire personne, mais en plus, j’ai pleuré quand ma prof d’anglais, lasse, m’a légèrement houspillée le troisième jour. Au lycée, j’ai voulu faire croire que j’étais le genre de fille qui parle lentement, va voir des films indépendants toute seule au cinéma et qui lit des essais philosophiques, parce que « les romans, c’est mainstream ». Je me suis saoulée en moins d’une semaine.

À moins d’avoir un don pour la comédie au moins égal à celui d’un acteur de Scènes de Ménage, évitez de vous prendre pour une autre tant l’exercice est difficile à tenir sur le long terme. Car ne dit-on pas « chassez le naturel, il revient en tractopelle » ?
Non, on ne le dit pas. Mais on devrait, parce qu’on voit bien l’idée.
Se mettre la pression
La vie n’est pas une pompe à bière et rien ne sert de se mettre une pression monstre à la rentrée. De ce fait, il est de bon ton d’éviter d’arriver pour ton premier jour dans un établissement scolaire en te criant intérieurement « je vais tout déchirer cette année, je serai première de ma promo/classe ».
Si vous le devenez en cours d’année, c’est super, c’est la surprise, c’est la magie et les confettis qui tombent en pluie virtuelle sur vos cheveux soyeux. Si par malheur vous n’êtes pas dans le trio de tête, votre coeur se brisera en repensant à ce jour ensoleillé de septembre où vous avez un peu trop misé sur le mauvais double poney.
Mieux vaut donc rester détendue à l’approche de la rentrée et surtout ne jamais parier de l’argent sur sa future réussite scolaire : il y en a qui ont fini par passer le reste de l’année à manger des conserves de raviolis de marques distributeurs pour moins que ça. Ne jouons pas avec le feu.
Prendre des bonnes résolutions
« Cette année, je lis deux livres par semaine, j’arrête de regarder des vidéos d’animaux sur YouTube pendant les cours, je fais mes dissertations dès qu’on me donne l’énoncé, je me mets au sport, je ne prends plus mon smartphone à l’école et puis, tiens, si j’en profitais pour arrêter de fumer, manger sainement et me mettre au sudoku ? Après tout, je peux tout faire ! » (Presque toutes les étudiantes, au moins une fois dans leur vie)
Non, arrêtez, ne faites pas ça. Que ce soit au 1er janvier ou à la rentrée scolaire, les bonnes résolutions sont la gangrène de l’humanité, au même titre que les chansons de Christophe Maé. Les bonnes résolutions nous semblent être une excellente idée sur le coup, mais sur le long terme, elles se transforment en croque-mitaine tapi dans l’ombre prêt à jaillir du dessous de votre lit les jours de déprime. Car si en septembre, toutes ces décisions semblent tout à fait réalisables, en novembre, le fait d’y repenser vous mettra un coup de rateau derrière l’oreille pour vous punir de ne les avoir mises à exécution.
Sérieusement, ne prenez jamais de résolutions : après vous vous retrouvez en couple avec un avocat qui a des sous plein les poches, de l’humour anglais plein la bouche et de la sexiness sur tout le corps.
Je sais : se retenir de prendre des résolutions la veille de la rentrée scolaire, c’est comme ne pas frapper son collègue qui, sans crier gare, se met à chanter Somebody That I Used To Know : c’est incroyablement dur, tant la pulsion est difficile à réprimer. Pourtant, il faut rester forte et penser sur le long terme. C’est pour votre bien que je dis ça. Mieux vaut, à la limite, prendre des mauvaises résolutions et s’apercevoir avec fierté que vous ne les avez pas toutes tenues.
Alors, prête à rester le plus sereine possible pour la rentrée ? J’espère bien, parce qu’avec Annelise pour la partie beauté et moi pour la partie social fails, on a fait tout ce qu’on pouvait pour t’aider.








Le 03 septembre 2012 à 18:56
Hahaha, moi aussi, tous les étés du collège/lycée, j'espérais devenir miraculeusement cool et bonne avant la rentrée. (Bon, avec du recul, je reviens quand même de loin… J'étais sacrément moche à 12/13/14 ans.)Mais le pire dans tout ça, c'est que dans une certaine mesure, c'est toujours la même chose (j'entame ma troisième année de fac pourtant)…
"J'espère que cet été, mes cheveux auront poussé hyper vite"
"J'espère que cet été, je vais perdre ces (x) kilos"
"J'espère que je serai hyper bronzée pour la rentrée"
Etc, etc.
Et mille fois big-up pour le commentaire sous la photo de Bridget
Le 03 septembre 2012 à 19:32
Cet article me fait penser que, justement, chaque année je me dis la même chose : "Bon allez, cette année je BOSSE. VRAIMENT."Au bûcher les bonnes résolutions !
Le 03 septembre 2012 à 21:40
@Sophie-Pierre Pernaut, je t'aimeCet article est tout ce qu'il me fallait en cette veille de pré-rentrée. Et puis à mort les résolutions! Je n'en ai jamais pris et ce n'est pas de si tôt que je vais en prendre ; ça sert juste trop à rien si ce n'est à nous miner bien comme il faut.
Je rejoins @Collapsus quant à la photo de BJ
Le 04 septembre 2012 à 11:31
SPP elle essaye encore de nous faire croire qu'elle a été moche. :pLe 04 septembre 2012 à 13:22
Mon dieu mais comme je me reconnais la-dedansAvec la bonne résolution " cette année, je bosse comme une malade, je sais que je vais y arriver et enfin rattraper mon échec en math !
Je rentre dans le local les yeux brillants et plein d'espoir…
Je m'assied à moitié endormie ( ben oui je dors jamais la vieille de la rentrée, trop de pression pour mon petit cerveau ! ) et là le prof commence à faire son cours LE PREMIER JOUR. LE PREMIER JOUR BORDEL. Test le lendemain qu'il nous a dit. Je vais me pendre.
Je ressors donc complètement abattue, le cerveau explosé et toute mon merveilleux charisme que j'avais ( croyais avoir ) le matin envolé !
Le 04 septembre 2012 à 20:09
Car ne dit-on pas « chassez le naturel, il revient en tractopelle » ?Ah tu m'as tué!
Sinon c'est vrai qu'à la rentrée je fais toujours une liste de bonnes résolutions, que je retrouve en mars-avril et qui me fait bien rire (ou pas).
Le 04 septembre 2012 à 23:37
Je crois qu'on a vraiment toutes été traumatisées par les téléfilms / séries / livres sur la rentrée!Je me souviens d'un Coeur Grenadine où la meuf se faisait passer pour sa soeur jumelle rock star.
Ma méthode pour la rentrée, c'est de me dire que ma vie est déjà chouette, j'ai déjà des potes, donc je pars pas faire un concours de popularité. Ce qui fait que je reste moi-même, et même si le début d'année est parfois solitaire, je fais toujours de bonnes rencontres.
Le 10 septembre 2012 à 07:01
Eh mais je l'ai lu celui-ci (ouh mais le coup de vieux) ! Je crois même que c'est le plus "le WTF est complet" que j'ai lu, avec celui des deux copines au concert des 24U.