3 raisons atroces d’aimer être en couple

Être en couple, c'est bien, mais comme toutes les situations du monde, ça comporte quelques désagréments. Il est temps de les contrebalancer avec cette sélection de raisons atroces d'aimer la vie à deux.

3 raisons atroces d’aimer être en couple

Je ne sais pas si tu es en couple depuis un moment, ou si tu as déjà expérimenté la relation longue durée, mais il y a souvent, dans certains binômes, une sorte de passage à vide qui revient de façon plus ou moins récurrente.

Enfin en tout cas, je suis concernée par ce phénomène. Rendez-vous compte : ça fait trois ans que je suis dans une relation monogame et exclusive. Trois ans que j’ai décidé de ne pas proposer à mon copain de se concocter une relation libre, trois ans qu’il n’y a que mon mec qui me voit nue, trois ans qu’il n’y a que mon mec que je vois nu. Trois ans que je côtoie le même appendice masculin — que je connais désormais par coeur. Oui, PAR COEUR. Si tu veux je peux carrément prendre un stylo pour dessiner les veines qu’on y devine, comme ça, de tête.

Alors bien sûr, je suis amoureuse comme au premier trimestre (« amoureuse comme au premier jour » étant une expression qui m’échappe), mais n’empêche qu’il m’arrive de regretter parfois mon célibat.

Dans ces moments-là, il est facile pour moi de me laisser aller à un petit coup de mou et de sécheresse vaginale en me rappelant la sensation d’indépendance absolue que je ressentais en étant célibataire, la certitude que mes fesses étaient en libre-service pour ceux à qui je décidais de les confier pour quelques heures ou plus.

Mais quand on sait finalement qu’on est heureuse pendant 95% du temps, il est de bon ton de se rassurer. Et dans ces cas-là, toutes les excuses sont bonnes pour se rappeler du bonheur qu’on a avec l’être aimé. Même les pires. En voici trois exemples.

(Note : cette sélection concerne un couple exclusif parce que c’est mon cas, parce que l’un comme l’autre n’avons pas envie d’autre chose, pas par discrimination des autres types de relation. Et la plupart du temps, je parle de « mon mec », mais c’est parce que c’est mon cas de figure et non pas de l’hétéro-centralisation, promis juré, craché par terre et sur ma voisine.)

Je ne suis plus vexée quand je ne plais pas

Quand j’y réfléchis bien, il m’est très rarement arrivé d’être attirée par quelqu’un d’autre que mon mec, qui ne correspond pourtant pas, de prime abord, au style d’hommes que j’ai toujours préféré.

Ce qui me fait dire que l’amour et le couple, finalement, c’est comme avoir un plat préféré : ça a beau être une assiette de frites, si on devait choisir parmi touuuute la nourriture du monde, peut-être bien qu’on en profiterait pour goûter des oeufs de lump.

Et quand je suis honnête avec moi-même, je me dis que s’il m’est arrivé une ou deux fois de rentrer chez moi avec la culotte mouillée, c’est pas forcément parce que je m’étais renversé mon verre dessus.

Pourtant, quand je rencontre un mec qui non seulement me plaît physiquement mais qui me fait marrer comme une vieille hyène, je me surprends parfois à m’imaginer partir au bout du monde (ou dans les toilettes les plus proches) avec lui sur un cheval blanc ou un V’lib.

Sait-on jamais : et si je me trompais totalement de mec ? Et si le bon n’était pas celui que je suçote fidèlement ? Mais surtout, est-ce que je n’aurais pas envie de retrouver l’adrénaline des coups d’un soir ?

Alors dans ces cas-là, je suis ravie d’être en couple et d’avoir choisi le mode de vie que j’ai. Parce que je fais partie de ces personnes qui ne plaisent au premier regard, ni au second, ni forcément à ceux d’après. Je suis plutôt dans la case « les gens qui me plaisaient me demandaient le numéro de mes potes », tu vois. Et quand j’étais célibataire, évidemment, j’étais vexée.

Maintenant que je suis en couple, les choses ont changé : je me dis que je suis contente d’être ignorée, parce qu’après tout, c’est mieux pour mon couple. Par une pirouette psychologique, je passe du stade « je sers à rien, personne me veut » à celui de  « meuf indécrottablement en couple ». Ça revient un peu à se mentir à soi-même, mais c’est bien.

Il y a toujours quelqu’un pour me prêter de l’argent

À la fin du mois, ça peut nous arriver d’être à découvert, à deux doigts de l’interdit bancaire. Cette situation est extrêmement stressante quand on n’a pas vraiment de proche capable de nous avancer quelques petits billets, et assez humiliante quand on doit se tourner vers nos parents alors qu’on était tellement fières de leur annoncer qu’on avait un salaire/les APL/une bourse.

Et vers qui se tourner ? La personne avec qui on est le plus à l’aise, évidemment. Qui est souvent, dans les cas de relations longues durées, la personne dont tu es amoureuse (et réciproquement) depuis déjà plusieurs mois. C’est pratique. C’est un peu se servir de l’autre, mais c’est pratique.

C’est l’idée que je me fais de la vie de couple. Mais version 10€ pour ma part.

Inconvénient : l’inverse s’applique également.

Le sexe est facile

Un peu plus haut, je te parlais de mon envie, parfois, de retrouver l’adrénaline des coups d’un soir, de la surprise quant à ce qu’on va trouver une fois les vêtements retirés, des sensations nouvelles alors qu’on fait la même chose qu’hier, etc.

Oui mais le couple c’est bien pour le contraire aussi : le sexe est facile. Quand on a parfois envie de se laisser aller à la paresse, au coït rapide, il est bon de savoir qu’on sait exactement sur quel bouton appuyer pour faire plaisir à l’autre. Que quand on a envie que ça passe vite, ça peut passer vite.

Et puis même les jours d’humidité intense, il me trouvera forniquable. C’est déjà ça de pris.

De manière (encore) plus égoïste, on sait que l’autre a conscience de la meilleure façon de nous faire jouir. On sait qu’on n’a pas à le guider, qu’il ne peut plus rien nous arriver d’affreux maintenant, du genre se faire tripoter le téton pile comme on déteste ou se faire lécher les aisselles alors qu’on est phobiques.

C’est une raison atroce d’aimer être en couple, parce que si un jour la relation se termine, j’aurais bien pris mes aises à jamais remettre ma façon de faire en question. Peut-être même qu’il m’arrivera de péter des freins. Qui sait.

On pourrait croire que je m’emmerde dans mon couple, mais pas du tout. C’est juste qu’il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises situations, que la vie de couple exclusif comporte des avantages et des inconvénients, tout comme la vie de couple libre, le polyamour ou le célibat. Quoiqu’il arrive, je trouverai toujours de quoi râler, alors autant me contenter de ce que j’ai, surtout lorsque ce que j’ai est si épanouissant.

Et toi, il y a des raisons pour lesquelles tu aimes être en couple que tu trouves un peu moyennement recevables éthiquement parlant ? 

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Audri
    Audri, Le 16 juillet 2014 à 9h18

    Ahah, je pense que tout le monde donne des raisons valables mais alors moi ce que j'aime le plus, c'est qu'il est un peu maniaque du ménage (alors que moi je déteste ça). Du coup je n'ai JAMAIS passé la serpillère en un an de vie commune, ni fait les vitres, ni nettoyé la salle de bain ...
    Je suis une copine horrible ! (pour qu'il accepte tout ça, je fais des cookies :free:)

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