Quel est donc le point commun entre ma mère, Lindsay Lohan et James Bond ? Réponse : tous ont le permis de conduire, ce précieux sésame qui permet aux plus de 18 ans de pouvoir dire un jour "Dans ton cul, tête de con !" aux conducteurs empotés. Retour sur ces quelques centimètres carrés qui font transpirer des milliers de candidats (et de moniteurs) chaque année.
Voiture et petite enfance
Dès l'enfance, l'automobile suscite chez l'Homme fascination ou répulsion, et il n'est pas rare que les premières expériences automobiles marquent à jamais le rapport homme/machine roulante. C’est ainsi que chez certains, la voiture est très tôt un objet de fascination, une sorte de maison magique capable de télétransporter les hommes d'un point à un autre. Un palais roulant qui a en outre l'avantage de posséder une foule gadgets extrêmement stimulants pour les jeunes esprits. Ah, l'attrait du klaxon, des vitres électriques, des essuie-glaces et de l'autoradio...
Pour d’autres, en revanche, la voiture est très vite associée à diverses expériences douloureuses et/ou humiliantes. Parmi lesquelles le tristement célèbre "mal de voiture" (ou Vomitis Automobilis), qui frappe des milliers d'enfants chaque année au moment des départs en vacances. Pour ces malheureux, que nous appellerons Individus Hypervomitifs, la voiture a très tôt l'odeur âcre et doucereuse du dégueulis de voyage :
- Granules de Vominux ?
- Ingérées il y a cinq minutes
- Bouteille d'eau sucrée anti-nausée ?
- Prête à servir
- Doudou de voyage ?
- Actuellement à bord.
- Bien. Cette fois, on a tout pour que la petite passe la route tranquille
- Certes. Y a pu qu'à espérer que ce soit aussi le cas du chien.
On the road again, disait le poète
Fort heureusement (quoique), ces traumatismes précoces n'ont rien de définitif. Il est même très fréquent que les voiturophobes d’hier deviennent, à l’âge adulte, des conducteurs épanouis, capables, comme les autres, d’enchaîner créneaux et bras d’honneur.