Initié par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel après les rejets français et néerlandais du projet de Constitution européenne en 2005, le traité simplifié (ou traité de Lisbonne) doit relancer la construction européenne et permettre d'atteindre enfin une union politique.
Les deux avancées majeures de celui-ci sont l'augmentation de la démocratie au sein des institutions européennes et l'accroissement du rôle de l'Europe sur la scène internationale.
Dans le texte, la démocratisation de l'Union Européenne passe par la hausse de l'influence du Parlement européen. Depuis 1979, cette institution est la seule élue au suffrage universel par l'ensemble des populations européennes mais son rôle restait mineur, se limitant à des domaines précis. Le traité de Lisbonne prévoit une augmentation des domaines de compétence du Parlement, et de contrôle des autres institutions européennes. Par ailleurs, le texte prévoit la possibilité pour les citoyens de présenter des propositions à la Commission (dès lors qu'ils sont plus d'un million de signataires, de différents pays) qui les mettra en forme avant de les présenter sous forme de lois au Parlement.
En ce qui concerne l'international, le traité prévoit le renforcement du rôle de l'Union par la création d'un poste de « Haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères ». Cette sorte de ministre des affaires étrangères de l'Union permet à l'Europe de s'exprimer d'une seule et unique voix, ce qui renforcerait inévitablement son poids? notamment face à ses concurrents américains et chinois.