magazine féminin

Pour de rire
 Pétronille dit des bêtises
 Les Madeleines de Mady
 Les dessins de Bambii
 Les dessins de Sanaa-K
 L'Instant Putassier
 Histoires de seske
 De l'art d'échouer...
 Et si... et si...
 Petites Typologies

Pour du sérieux
 Infos Pratiques / Santé
 Monde de l'Entreprise
 Forum Etudes Boulot

Interviews
 Interviews de mad'
 Mère et fille

Moments de vie
 Humeurs & Humours
 Moi, moi et moi
 On a testé pour vous
 La main dans le sac
 CuisineGirls

Teste-toi
 Nos Tests-à-la-con

Ah les mecs...
 Ah ! Les mecs...

Archives classes
 Les dessins de Diglee
 La Vie selon Stellou
 Celui Qui...
 madmoiZelle Pénélope
 Les dessins de Pauline

Forums
 Blabla général
 Prises de tête de filles
 Voyages

Brassens, à la vie à la mort

Un petit portrait iconoclaste de Georges Brassens. Et oui, Mademoiselle Coco n'aime pas le monsieur, mais elle a de bonnes raisons (si si !).

Par Mademoiselle Coco, 26 ans, le 26 octobre 2006
Tous ses articles | Son blog
Envoyer cet article par mail | Partager sur Facebook | Imprimer

La France commence à s'émouvoir et le sanglot collectif guette. Non, je ne parle pas du nouvel album de Joey Starr retiré de la vente (mais le lien entre les deux n'est pas inexistant, si vous êtes bien renseignées) mais du 25ème anniversaire de la mort de Georges Brassens. Que ce soit bien clair : vous pleurerez tous sans moi. Parce MOI, Brassens, il m'insupporte. Mais j'ai de bonnes raisons.

Quand j'étais petite, il y avait une lutte intestine qui faisait rage dans la famille dès qu'on partait en vacances : on met la cassette de Papa ou la cassette de Maman dans l'autoradio ? Notre choix déterminait l'ambiance musicale des 5 heures de trajet qui nous séparait de la libération, l'arrivée chez mes grands-parents. Autant dire qu'il y avait de l'enjeu dans ce débat a priori anodin.

A ma gauche, Papa et son idole invétérée, Brassens dans toute sa splendeur, le gratouilleux avec sa voix bizarre qui raconte des trucs que je ne comprends pas. A ma droite, Maman et les tubes yéyé de sa jeunesse, Sheila et Françoise Hardy, qui racontaient des trucs de filles sur des musiques entraînantes. Rapidement, mon choix a été fait entre les deux et il n'a jamais changé par la suite.

Néanmoins, l'influence paternelle était forte sur ma soeur et on arrivait immanquablement au 2 contre 2 (d'où l'intérêt d'encourager le troisièlme enfant par la politique familiale). On finissait toujours par faire l'aller avec Brassens et le retour avec Salut les copains.

De cette période date ma haine viscérale pour Brassens, pour ses "tougoudougoudou" descendants à la guitare (genre fontaine de notes artistique), sa façon insupportable de rouler les rrrrrrrrr (c'est du patois ?), son air de ne jamais être en rythme (il n'a jamais fait la Starak ou quoi ?), ses paroles moyenâgeuses (franchement, qui a envie d'emballer sur A l'ombre du coeur de ma mie ?), ses héroïnes au nom empoussiéré qui casse le romantisme (Fernande, Germaine, Marinette...). Enfin bref, j'ai toujours vu Brassens comme quelqu'un d'un autre âge, avec qui je ne pourrais jamais me réconcilier.

Et puis dans ma période rebelle, Sinsemilia a fait sa reprise de La mauvaise réputation et j'ai adoré faire enrager mon père en l'écoutant très fort dans ma chambre, jusqu'au moment où il me rejoignait avec un air tellement peiné de voir la musique de sa jeunesse ainsi défigurée qu'il me faisait pitié. Avec cette reprise, j'ai commencé à penser que Brassens n'était peut-être pas si ringard que ça. En toute honnêteté, et avec quelques années en plus, j'ai écouté ses paroles - que je connaissais pourtant par coeur - avec une oreille neuve. Et j'ai admis qu'il fallait du cran pour chanter Le gorille ou S'faire enculer avant mai 68, et même un peu après.

Aujourd'hui, bizarrement, j'ai une pointe de nostalgie enfantine, de mélancolie irrépressible quand j'entends Brassens, sans toutefois pouvoir mettre de côté ma petite pointe d'irritation. Je n'aime toujours pas sa musique, mais j'admire le bonhomme qui accompagne toujours mes rares voyages dans la voiture familiale. Les trajets sont d'ailleurs maintenant mono-musicalisés depuis que Maman a arrêté de lutter pour les yéyés et que Papa détient le monopole de la DJ-isation de la voiture...

Bref, Georges est pour moi comme un vieux doudou qui gratte et qui sent mauvais : on ne peut plus le supporter, mais qu'est-ce qu'on serait malheureux s'il n'avait jamais existé !

12 réactions
envoie-le à tes potes
poste cette news sur ton profil facebook !

Cote d'Amour : 3.21/5
Toi aussi, Viens participer au débat !

A lire également sur Humeurs & Humours


Apprends à te déguiser en humain !

Pour ou contre les jouets "réalistes" ?

Final Fight : Zombies VS 3ème âge

La cuissarde : les origines d'une tendance


Inscris-toi à notre newsletter et retrouve chaque semaine des infos exclusives sur ton mail !


coiffures 2010

A LIRE EGALEMENT SUR MADMOIZELLE
Ca dépote ! - Video Phone, le clip de Beyoncé et Lady Gaga
Il était attendu depuis quelques temps : Video Phone, le clip qui réunit les deux bombes musicales du moment !
Portrait Métier - Irina, née pour être nez
Portrait d'une madmoiZelle qui a un métier pas comme les autres : elle est nez et son job, c'est de créer des parfums.
Triple Kiss - Petite typologie des bisous
Du bisou à tonton au bécot à ton amoureux, il existe autant de bisous qu'il y a de mauvais garçons. Let's analyse..

Le Sondage du moment
Quand il pleut, tu :
ouvres la bouche pour boire la pluie (j'ai 5 ans)
chantes It's raining man, Allelujah avec la grosse voix
dis Fuck, je vais friser
attends la fin de la pluie comme les gens avisés, sous un préau
offres ton corps à la nature comme si demain n'existait pas
te dis que tu vas sentir des mi-bas
te dis que tu vas faire chouik chouik des chaussures
cries "Taxiii", parce que tu es une belle gosse
sens ton mascara couler et tu pleures. La boucle est bouclée

Voir tous les sondages madmoiZelle.com
La phrase des fois con, des fois pas : (propose la tienne)
"J'avais d'abord pensé à une énorme tapette à souris géante..." (La Cité de la Peur)
Rédaction - Communiqués | Annoncez sur madmoiZelle | Informations légales
madmoiZelle est une marque déposée. madmoiZelle, un magazine qu'on pourrait croire qu'il s'écrit mademoiselle, mais en fait, non. © 2005-2009 ALJ Presse
Partenaires : Studyrama Futur Papa Livre Futur Papa Immobilier Lille