L’Instant Putassier #29 : Les Taxeurs

Nom d’une chips molle, désespoir, sang et charges sociales ! Que la terre s’enfonce sous mes pieds à ce moment même si l’une d’entre vous n’a jamais connu un taxeur, ce genre humain parasitaire pas forcément détestable au premier abord, mais qui peut vous donner des pulsions de haine à vous faire éclater les globes […]

L’Instant Putassier #29 : Les Taxeurs

Nom d’une chips molle, désespoir, sang et charges sociales ! Que la terre s’enfonce sous mes pieds à ce moment même si l’une d’entre vous n’a jamais connu un taxeur, ce genre humain parasitaire pas forcément détestable au premier abord, mais qui peut vous donner des pulsions de haine à vous faire éclater les globes oculaires dès lors que, dans un accès de fièvre judéo-chrétienne, vous lui avez tendu la main.

Lorsque le taxeur est un inconnu portant des pantalons taille haute et/ou ayant des tâches de crasse dans le cou, le sentiment de se faire taxer est pénible, mais rien ne justifie que vous répondiez à sa demande par l’affirmative. C’est justement le fait que vous soyez un tiers anonyme l’un pour l’autre qui justifie l’abus du taxage, et ainsi, on peut se retrouver dans une situation totalement rocambolesque.

Exemple :

Vous êtes assise sur un banc, au soleil, tranquillement avec vos copines Lucette et Amélie. Vous venez de déjeuner d’un sandwich préparé avec amour au café d’à côté. Vous, vous ne fumez pas (car vous savez que c’est mal), mais vos copines, fumeuses, s’allument une cigarette . Soudain un gens sale s’approche de vous. S’en suit une discussion effarante :

Gens Sale : « Eh t’aurais pas une clope ? »
Lucette : « Heu… si »
Gens Sale : « ah attends tu fumes quoi ? »
Lucette : « des roulés »
Gens Sale (se retournant vers Amélie) : « et toi ? »
Amélie : « des Cancera »
Gens Sale : « ah ben je vais prendre une Cancera alors »

Dans cette mise en situation, le taxeur pousse le vice jusqu’à se croire au supermarché. Evidemment, un tel comportement est inacceptable et il faut savoir envoyer bouler cette personne fort peu au courant des règles de vie en société.

Mais lorsque le taxeur est quelqu’un de votre entourage, cela devient plus compliqué. Imaginons votre meilleure amie qui vous emprunte 200 euros. Un mois passe, puis deux puis trois, puis l’été arrive et vous voulez partir à St Tropez pour assister à un concert de David Guetta. Vous êtes partagée entre la culpabilité de réclamer (« je lui fais confiance, je sais que là elle est dans une passe difficile etc. ») et la colère devant le manque de considération de votre BFF (« elle pourrait me dire quand elle va me les rendre, quand même »).

Et puis un jour, le drame, votre meilleure amie gagne au loto, et au lieu de vous rembourser, elle claque sa thune dans le dernier sac-à-main Vivienne Westwood (« un sac-à-main acheté, une paire de tongs offerte ! » vous dit-elle d’un air enjoué tandis que vous avez envie de lui faire caca sur la tête).

Vous voilà bien embêtée.

Si un règlement inter-amitiés existait, un chapitre intitulé « les bons comptes font les bons amis » y serait écrit, car l’argent est bien souvent une cause de rupture affective. Le principe de base est, dès que vous avez prêté de l’argent, d’instaurer un système de remboursement à intervalles réguliers. Avec toujours cette petite phrase prononcée avec le sourire : « les bons comptes font les bons amis ».

Il arrive que le taxeur avec qui vous avez des liens tenus soit votre soeur, qui se permet de fouiller dans vos tiroirs pour vous « emprunter » vos strings. Dans ce cas, n’hésitez pas à vous battre : s’il y a bien quelque chose de pratique, avec les frangin(e)s, c’est qu’on n’a pas à s’embarrasser des formalités.

Si vous êtes contrariée parce qu’un de vos copains vous taxent toujours des mouchoirs en papier sans jamais en acheter, calmez-vous, offrez-lui un paquet pour lui faire passer le message avec subtilité et délicatesse. On peut corriger un taxeur avec tact, c’est possible.

Enfin, si le taxeur est un gros baraqué qui vous demande avec un sourire carnassier de lui prêter quelques euros, et qu’un sentiment de peur envahit votre cage thoracique à chaque fois que vous le croiser, vous êtes en présence d’un racketteur (= un taxeur professionnel et menaçant) et il s’agit d’un délit puni par la loi française, donc vous pouvez y aller : dénoncez-le sans hésitation.

La prochaine fois je vous raconterai comment je n’apprécie point les appels téléphoniques où, généralement en pleine nuit, généralement pour placer le mot « chatte » et généralement en haletant comme un animal, un psychotique se trouve à l’autre bout du fil.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Little Sparrow
    Little Sparrow, Le 25 novembre 2009 à 16h43

    Je taxais beaucoup. Des cigarettes : à la sortie de cours, avant d'aller à la BU ou après avoir mangé. J'sais pas, j'dois avoir une bonne tête, on finissait toujours par m'en donner une. Puis quand on me taxait à moi, j'donnais vraiment pas facilement. Si le paquet était quasi vide, j'disais que j'en avais plus beaucoup - et pour prouver ma bonne foi, j'sortais et ouvrais le paquet et pas genre 'il m'en reste plus qu'une' ou le classique 'c'était ma dernière'. Mais c'est vrai que j'étais réticente alors que j'avais aucun scrupule à taxer les autres. J'me disais que comme c'était jamais les mêmes personnes après tout... Mais bon, c'était quand même assez rare.
    Entre amis, je comptais pas. Mon ancienne meilleure amie fumait aussi et quand l'une était en galère, l'autre dépannait. C'était toujours comme ça.

    Bref, je suis en train d'arrêter donc je ne risque pas de taxer d'ici un bout de temps - sauf en cas de grosse crise hein, mais faut que j'me dise que LE TABAC C'EST TABOU, ON EN VIENDRA TOUS A BOUT ! :P.

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