Marie-Antoinette, première fashion-victim de l’Histoire de France, n’a pas fini de faire fantasmer les collectionneurs.
C’est une délicate paire d’escarpins à rayures roses et vert amande qui a été vendue hier pour la modique somme de 62 460€. Ils ne sont pas de toute dernière fraîcheur, mais comme les orteils qu’ils ont côtoyés sont ceux de Marie-Antoinette en personne, les acheteurs n’ont pas fait les difficiles.

Pour l’anecdote croustillante, ces petits souliers (pointure 36 et demi) avaient été offerts par la reine au gentilhomme Alexandre-Bernard Ju-Des-Rets (amant ? Cordonnier ? Fétichiste des pieds ?) qui était à son service à Versailles.
Le mystère restera entier sur cet étrange cadeau, mais ses descendants peuvent s’en féliciter, vu les sous-sous qu’ont rapporté ces mignons petons.









Le 19 octobre 2012 à 10:56
Elles n'ont rien à faire chez un particulier…Le 19 octobre 2012 à 11:33
Je trouve pas ça tellement cher vu la valeur historique… Et comme certaines Madz, elles seraient mieux dans un musée.Le 19 octobre 2012 à 12:22
Quel gachi!Ces bijoux vont atterrir chez un particulier qui va surement se vanter de les posséder, sans vraiment les entretenir….
Je ne sais pas s'ils en ont la possibilité, mais les musées devraient demander à ce que ces chaussures soient exposées.
Le 20 octobre 2012 à 15:43
Quel cliché !Tu ne débourses pas 62 460 € pour laisser ton achat prendre la poussière et les moisissures dans un coin de ta maison.
En fait, c'est même le contraire. Un particulier disposant d'une telle capacité d'épargne a également les moyens de s'offrir plusieurs spécialistes conservateurs-restaurateurs à même de lui fournir les meilleures techniques de préservation.
Si l'on divisait le budget-entretien du Louvre par le nombre d'objets exposés et que l'on comparait ce ratio à l'argent qui sera consacré aux chaussures de Marie-Antoinette, il est même probable que ces dernières soient mieux loties.
Je comprends ton sentiment mais de toute façon, on ne peut pas acquérir tous les objets à haute valeur historico-artistique.
1) Même de ce niveau, il y en a des dizaines de milliers.
2) Il n'y aurait pas de places pour les exposer.
3) Un objet appartient à son propriétaire jusqu'à ce que l'État lui rachète. Aurélie Filippetti n'avait qu'à envoyer un représentant pour crier "70 000 !"
Le 20 octobre 2012 à 15:53
Je trouve ce genre d'objets vraiment touchants. Ça a fait parti du quotidien d'une femme qui fait aujourd'hui parti de notre patrimoine Historique.Je n'oserai même pas les effleurer pour ne pas en enlever la "trace" qu'y a laissé cette si grande dame tellement incomprise que fût Marie-Antoinette.
( d'ailleurs quand je repense au film de Coppola, malgré le fait que c'est un film à prendre au second degré, je suis toujours horrifiée de l'image cliché qu'on donne toujours aujourd'hui à cette femme et qui était complètement fausse)
Le 20 octobre 2012 à 15:58
Mêmes acquises par un musée, il me semble que vus les problèmes de conservation posés par les objets textiles, ces chaussures auraient passé plus de temps en réserve qu'en vitrineL'Etat ne peut pas prendre en charge tous les objets historiques ou artistiques qui passent en vente, il y a un moment où il faut faire des choix dans les acquisitions. Après je comprends tout à fait qu'on trouve ça dommage.
Le 20 octobre 2012 à 21:01
Je ne vois pas vraiment ou est le cliché dans ma phrase mais oui pourquoi pas
Et en ce qui concerne la place je ne suis pas convaincue,ces chaussures étaient celle d'une des reines les plus connues au monde,de nombreuses personnes sont fascinées par le personnage,pour un musée c'est une opportunité de les exposer,mais également une visibilité énorme (donc à priori pas mal de profit vu le prix d'une entrée pour un musée).
Je conçois tout à fait que tout ne peux pas être exposé (par manque de moyens) mais la question est,sommes nous prêts à voir les particuliers devenir les nouveaux musées de demain…à voir.
Le 20 octobre 2012 à 22:52
Le cliché du Privé qui bousille et du Public qui sauve.
Un objet privé ne signifie pas qu’il ne sera pas présenté au public. Beaucoup de ce que tu peux voir dans les musées, particulièrement les expositions temporaires, provient de collections privées gracieusement prêtées (les fameuses étiquettes "prêté au musée par Madame X", "acquis par Monsieur Y en"…
Les particuliers ont toujours été les plus grands musées de l'histoire ! Et nos musées n'ont jamais été aussi remplis.
Un musée ne fait jamais "pas mal" de profits, des profits tout court c’est rare, quelle que soit la richesse des collections. Je n’ai jamais entendu parler d’un musée chroniquement en excédent et en situation d’autofinancement ; c’est l’institution déficitaire par excellence pour les raisons que tu devines.
Les ventes aux enchères rapportent gros à l’État : taxes forfaitaires, plus-values sur biens meubles, ISF pour le vendeur… sans compter ce que ça génère indirectement en IS et en TVA. Bref, de l’argent qui sera remis dans le circuit culturel pour… oui… acheter des objets d'art. Tu les reverras un jour tes godasses
Le 20 octobre 2012 à 23:32
@L.H.O.O.Q. Tu respires la culture, j'adoreLe 21 octobre 2012 à 17:39
Ca reste quand même un peu cher pour une paire de chaussures… Et Dieu sait que j'aime les chaussures ! ^^Mais bon, je préfèrerai débourser cette somme pour ça que pour le chewing-gum d'Elvis ou la petite culotte de Madonna…