Moi j’aime pas la neige (la confession du jour)

Jack Parker n'aime pas la neige. Mais alors pas du tout, du tout. Tout à jeter, rien à garder. Voici pourquoi !

Moi j’aime pas la neige (la confession du jour)

— Publié pour la première fois le 16 janvier 2013

Alors voilà, je sais pas comment ça se passe chez vous, mais ici, il neige. Donc forcément, on se pèle les miches, et forcément, ça m’énerve. Et ça m’énerve d’autant plus que je semble être la seule à me plaindre de l’arrivée de ces petits fourbes de flocons qui émerveillent tout le monde et qui rendent les gens heureux. Moi, la neige, je l’emmerde, et voici pourquoi.

1. C’est froid

Ça c’était pour le point Captain Obvious, entre « le feu ça brûle » et « l’eau ça mouille ». La neige, c’est le symptôme ultime du froid, de l’hiver, de la désolation. C’est la nature qui te prévient que tu vas en chier pendant encore quelques mois avant de pouvoir poser à nouveau un orteil sur le carrelage de la salle de bains sans craindre le choc thermique. Et le froid, c’est la mort.

On peut plus vivre en slip – à moins de mettre le chauffage à fond mais 1) en vrai ça marche pas terrible et 2) allô la facture, allô l’écologie. On peut plus s’habiller normalement, faut mettre minimum trois couches de vêtements, et on se retrouve avec des collants sous le slim à marcher comme si on avait passé un week-end à La Fistinière. Nez et joues rouges, cheveux gelés, plus un seul centimètre de peau visible, mobilité réduite et disparition totale de toute forme de sex-appeal, voilà les vraies conséquences du froid.

Et grâce à la neige, non seulement on sait que le froid est là pour rester, mais on peut aussi se le prendre en pleine gueule et se rouler dedans même, si on veut.

2. C’est mouillé

Attention, gros point futilité : j’ai les cheveux bouclés. Alors du coup pour moi, humidité = crinière en poils de cul de chameau. Et quand en plus elle se pointe sous forme de flocons, j’ai l’air d’avoir d’énormes pellicules délicatements posées sur une masse informe aux proportions indécentes. Et qui dit cheveux bouclés/ondulés/chiants, dit sèche-cheveux interdit. Il m’est donc arrivé à plusieurs reprises de voir une dizaine de mèches de cheveux geler, littéralement, sur le chemin du boulot. Super ambiance, on est contents, ça se finit avec une bouteille de vodka, une tondeuse et des larmes à trois heures du matin (non c’est faux, parce qu’un crâne rasé craint plus le froid qu’un crâne recouvert d’une tignasse informe, demandez à Fab).

Et comme je l’ai dit plus haut, les flocons c’est fourbe. Ça se glisse comme des petits vicelards dans le col de ton manteau, ou juste entre ton cou et ton écharpe, et ça vient te glacer le sang et foutre en l’air tous tes efforts pour te tenir au chaud. Ça se pose délicatement sur ton manteau avant de fondre et de s’injecter dans le tissu pour en faire une vieille serpillère en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

3. Ça glisse

J’ai déjà un sens de l’équilibre hyper précaire (je tombe toujours dans les escaliers, je trébuche sur de l’air, je me mange des murs et des portes à longueur de journée…), alors si en plus on me force à marcher sur un sol recouvert de neige, c’est la mort assurée. Hier encore, alors que je regardais la neige tomber par ma fenêtre, j’ai vu un mec courir pour tenter d’attraper son bus et faire un maxi-salto arrière après avoir glissé.

Alors certes, courir sous la neige c’était déjà pas l’idée du siècle, mais c’est bien la preuve que la nature nous veut du mal. Le message qu’elle essaye de nous faire passer quand il se met à neiger, c’est « Restez chez vous bande de glands, j’ai besoin de vacances ». Mais noooon, personne n’écouuute, tout le monde continue à vivre sa vie sans aucune considération pour son coccyx. Pire ! On a inventé des sports qui consistent à glisser sur la neige POUR S’AMUSER. Et après on s’étonne que la planète se retourne contre nous, sans déconner, c’est un miracle qu’on soit encore tous là.

4. C’est bien vite souillé

Je veux bien admettre que la neige c’est joli, en ville. Quand on la regarde tomber de chez soi. Au chaud. Et qu’on peut hiberner en attendant qu’elle fonde (et c’est là qu’on dit merci à la vie de freelance, woooo !). Ça scintille, c’est tout lisse, rien ne bouge, ça camoufle tous les trucs moches qui traînent par terre, les voitures, ça habille les arbres, tout ça… Mais ça ne reste pas bien longtemps comme ça.

Une fois que les gens se remettent à marcher, et les voitures à rouler, ça se transforme en vieille gadoue dégueulasse, grise, sale et boueuse. Très vite, les saletés camouflées refont surface et on n’est plus à l’abri de buter sur un caca de chien gelé ou un crachat verglacé. On se rappelle alors que la ville, c’est crado et que la neige n’a fait qu’empirer les choses.

Et tenez, la preuve qu’elle a pas finit de venir m’emmerder, cette connasse. Il y a deux jours, un pigeon est venu mourir devant la fenêtre de ma cuisine, qui ne donne pas sur la rue mais sur une espèce de toit en tôle ou je sais pas trop quoi (je connais bien mon immeuble). Depuis qu’il a neigé, je ne vois plus son cadavre mais un petit monticule dont on ne soupçonnerait jamais l’origine.

(Notez les traces de pattes d’oiseaux qui vont jusqu’à ma fenêtre, je crois que les volatiles du coin me soupçonnent)

Mais vous allez voir qu’on va sacrément moins rigoler quand la neige va commencer à fondre, sachant que cet endroit est inaccessible et que personne n’y fout jamais les pieds. Et sachant également que je compte quitter mon appartement et donc le faire visiter à des locataires potentiel-le-s dans les semaines à venir. On va riiire, mais riiiire !

Oh allez, avec un peu de chance il va ressusciter et on aura droit à une invasion de pigeonbies.

5. Ça fait mal au visage

Ouais rigolez bien, moquez-vous de la pauvre petite chose sensible, mais n’empêche que quand on marche en pleine tempête de neige (oui, TEMPÊTE), ben ça fait vachement mal à la gueule et on est obligé de fermer à moitié les yeux, déjà qu’on arrive pas à marcher correctement à cause des couches de vêtements et du sol glissant, alors MERCI LA VIE.

En attendant c’est pas vous qui vous retrouvez au bureau avec de l’eyeliner jusque sur le menton, les cheveux en afro électrifiée, le nez de Bozo le clown, la démarche de Charlie Chaplin et un müesli d’os en guise de coccyx.

Alors maintenant, voici ma proposition : que toutes celles qui aiment la neige se cotisent pour m’envoyer vivre à poil dans les Caraïbes (avec Rihanna dans mon jacuzzi) et je promets de vous laisser ma place dans l’hemisphère nord de la France. Ça en fera plus pour vous, plus jamais pour moi, et tout le monde sera bien content.

(P.S. : en plus quand j’étais petite j’aimais bien la neige et des fois j’en mangeais alors j’ajouterais qu’en plus ça a un goût dégueulasse, surtout mêlé au goût des gants de ski, mais inutile de développer davantage)

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Donoma
    Donoma, Le 1 février 2015 à 5h14

    J'adooooooooore la neige !!!!

    En même temps j'ai grandis dans une ville (Montpellier) où il y'en avait très peu, genre une fois tous les 2/3 ans, donc dès qu'on voyait un flocon C'ETAIT LA TEUF! Pendant une journée tu savais que tout le monde allait sourire et être de bonne humeur, parce que c'est tellement rare et quand il neige c'est genre grosss gros max 5 cm donc ça va tuer personne :)

    Puis j'adooooooreeee le ski, j'y vais minimum 2 fois par an, quitte à me nourrir de patates et à me priver de tout resto/mcdo/sortie trop chère pour le reste de l'année. Et la en décembre, snif snif, 0 neige la première semaine ! Depuis on prie tous les soirs pour qu'il neige et qu'il contenu jusqu'à fin février où on y retourne :pray: Donc désolée pour ceux qui n'aiment pas mais je continue mes petites prières tous les soirs et espère de tous coeur que tous les skieurs pourront bien se faire plaisir ce mois-ci ! (allez, soyez sympas, le reste de l'année on s'ennuie carrément)

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