Les grands moments de solitude d’une vie étudiante

Pas facile tous les jours d'être étudiante. Entre les loses budgétaires et la pression des notes, il y a certains moments où il faut avoir le moral bien accroché.

Les grands moments de solitude d’une vie étudiante

La fac, c’est grand et il y a plein de monde dedans. Du coup, on peut légitimement penser qu’on trouvera toujours quelqu’un pour venir nous aider, et nous épauler dans les moments difficiles. Mais c’est faux ! Souvent, quand tu enchaînes les galères, le destin s’amuse à t’enfoncer joyeusement le nez dans ta solitude. Retour sur ces moments où tu te sens seule, mais seule…

Être la seule à aller aux rattrapages

Voilà le partiel qui arrive, et tu n’as pas suivi nos conseils pour bien réviser. Et pour cause : cet examen a la réputation d’être carrément donné ! La preuve, tes amis n’ont pas travaillé cette matière non plus. L’épreuve est composée d’un bête QCM. Tous les ans, personne n’a en dessous de 13. Dans ta filière, on appelle ce partiel le Loto. Manque de bol, tu n’as jamais été très chanceuse.

Quand le jour des résultats arrive, tu tombes des nues : ta moyenne générale est largement en-dessous de 10, et ta pire note, c’est ce fameux Loto. Tu as eu 3/20. Le jour du rattrapage, tou-te-s tes potes sont déjà partis en vacances, année en poche et sourire sur les lèvres. Dans l’amphi (le seul qui est mal isolé), il fait une chaleur à cuire un œuf sur la table, et vous n’êtes que trois : toi et deux étudiants étrangers qui étaient dans leur pays le jour du partiel.

La prof, qui a voulu s’appliquer pour ces trois élèves qui se donnent la peine de venir, ne vous propose pas cette fois un QCM mais une dissertation de six pages minimum. Et comme tu n’as pas suivi les cours de toute l’année, tu n’as évidemment pas les connaissances nécessaires pour réussir cette épreuve. La prochaine fois, c’est clair : tu jetteras une benne de pièces dans une fontaine, et tu planqueras un bouquet de trèfles à quatre feuilles dans ton sac de cours.

Ne pas pouvoir aller au resto U faute de sous

Il est midi. Affamés, toi et tes amis sortez de cours la joie au cœur. En effet, vous avez deux heures pour manger, de quoi prendre votre temps ! Tes potes décident d’un commun accord d’aller se faire une bouffe au resto U. Tu tentes timidement de protester : tu es à découvert et ta carte étudiante est vide. Mais personne ne t’entend, et tu n’as pas franchement envie de passer pour la sans-le-sou de la bande. Sans compter que tu ne peux emprunter de l’argent à personne, puisque tu leur dois déjà deux pintes à chacun.

Tu t’éclipses donc discrètement, et lorsque l’un de tes amis prend conscience de ton absence, tu es déjà loin.

Tu décides alors de prendre le sandwich le moins cher de la cafèt’, celui où il y a juste du saucisson, et un peu de beurre pour t’aider à déglutir. Au moment de l’ouvrir, tu saisis le paquet dans le mauvais sens, et ton sandwich s’étale joyeusement par terre. Sale journée culinaire.

Avoir un oral de 18h à 20h

C’est la fin du semestre, et avec elle l’arrivée des oraux. Votre prof a décidé de vous faire passer chacun votre tour au tableau pendant quinze minutes. Comme vous êtes nombreux, les oraux s’étaleront sur trois semaines. Et comme ton nom commence par la lettre W, tu passeras en dernier.

Le prof ne note pas les absences, mais il a bien précisé en faisant les gros yeux que tout le monde a intérêt à venir. Même les semaines où ce n’est pas à leur tour de passer. Sauf qu’évidemment, personne ne l’a écouté. Les deux premières semaines, tu as décidé de passer ta soirée peinarde au chaud chez toi.

Mais la dernière semaine, il a bien fallu que toi aussi tu passes ton oral. Comme pratiquement tout le monde est déjà passé, vous n’êtes plus que deux dans la classe. Bien sûr, ton compagnon d’infortune n’était pas là non plus à la séance précédente, et il ne peut donc pas te souffler les réponses. Et même s’il savait tout, un seul élève qui chuchote dans une classe vide, ça ne serait pas très discret.

Tu bafouilles bêtement et pour te mettre en confiance, ton prof remarque « il ne me semble pas vous avoir beaucoup vue ces dernières semaines, mademoiselle W… ». Ambiance.

Rendre toute seule un travail de groupe

À la fac, beaucoup de cours sont évalués sur des travaux de groupes. Pour celui-ci, vous devez rendre un dossier d’une vingtaine de pages en un semestre, à trois. Tu te mets avec une amie à toi, et avec une autre fille qui n’a pas de groupe. Au bout de deux semaines, voyant que cette dernière ne répond à aucun de vos messages, ne vient à aucune de vos réunions de groupe et qu’elle se carre royalement de ce que vous lui dites au sujet du dossier, vous décidez de continuer sans elle.

Merci, au revoir.

Vous vous retrouvez donc en duo : la tâche est ardue, mais vous vous entendez bien et vous savez que vous travaillerez dans une bonne ambiance et avec volonté. Tout aurait pu très bien se passer si ta camarade n’était pas tombée malade d’une mononucléose. Elle se retrouve clouée au lit, incapable même de soulever un crayon… Et toi, seule devant ton dossier.

Tu expliques la situation à ton prof, qui s’en contrefiche : tu n’avais qu’à mieux choisir tes coéquipières, et détecter la mononucléose de ton amie avec tes potentiels super-pouvoirs. Tu finis donc le semestre accro au café, rêvant chaque jour d’une grasse matinée jusqu’à 16h.

La fac peut être un vivier de rencontres et de bons moments. Mais c’est aussi un endroit rude, où les petites saletés du quotidien t’attendent, tapies dans l’ombre. Le meilleur moyen de les affronter, c’est de garder la tête haute, et surtout, si ton sandwich s’étale par terre, ne le mange pas. S’il te plaît.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Luuuuu
    Luuuuu, Le 10 septembre 2014 à 13h20

    Oui, j'arrive après la bataille... Mais la fac, c'est tous les jours une nouvelle bataille, non?


    Haha! Mais c'est exactement ça!
    L'amphi mal isolé en plein hiver où tu dois y aller en fringues de ski et qui souffle froid et fort au point de faire voler tes feuilles...

    Le travail de groupe avec l'abruti qui fiche rien mais qui au final a une meilleure note que toi ( E, si tu te reconnais... :hello:).

    Les préparations aux oraux où les profs soutiennent que ce que tu fais c'est génial et te démontent le jour J ("nan mais pourquoi vous avez fait ça comme ça?" Comment dire à la prof que c'était son idée sans signer la mort de son semestre?)

    Et le mieux du mieux, des matières à effectif tellement limité qu'on se retrouve avec 2 cours à fort coeff, dont on a pas la formation requise, et ce le même jour à la même heure. Si une Madz a appris à ce dédoubler, je veux bien de l'aide car là, je suis dans :caca:

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