Le fétichisme des pieds : témoignage et interrogations

Pondu par Myriam H. le 14 septembre 2012     

Le fétichisme des pieds est un phénomène encore méconnu : voici quelques explications, ainsi que le témoignage d’une madmoiZelle modèle pour des vidéos spécialisées !

Edit du 14 septembre 2012 : Hier, le blogueur Paingout a publié sur son blog une réponse/explication à ce papier, traitant de son amour des pieds et de l’histoire du fétichisme (avec de bien belles photos de bien jolis petons dedans). Je ne peux que vous conseiller d’aller le lire !

Article originel du 10 septembre 2012 :

Pour arrondir leurs fins de mois, certaines bossent à Mc Donald’s, se font embaucher chez Sephora, à Disneyland Paris, à Roland-Garros ou deviennent vendeuses pendant les soldes. Mais d’autres se tournent vers d’autres solutions : le strip-tease ou, ici, le job de modèle pour fétichistes des pieds.

Le fétichisme du pied - dixit Wikipédia – (à ne pas confondre avec son cousin souvent indissociable : le fétichisme de la chaussure) est un domaine vaste, complexe et méconnu. Généralement tourné vers les pieds féminins, il peut prendre de multiples formes, depuis la simple évocation d’un peton joliment galbé jusqu’au contact physique, avec options diverses : odeur, goût, écrasement, chatouilles…

S’il est de notoriété publique que Quentin Tarantino n’a rien contre la douce caresse de petits orteils, le fétichisme des pieds reste globalement obscur : qui sont ces femmes dont les petons sont vénérés par des dizaines, voire des centaines de fans ? Est-ce que ça paie bien, de « louer » ses pieds ? Le témoignage d’une madmoiZelle permet d’éclairer un peu ce phénomène.

Le témoignage : Je suis modèle fétichiste de pieds

Ça a commencé il y a bientôt deux ans ; j’emménageais seule dans une grande ville et je m’émancipais petit à petit de mes parents, le problème étant toujours le même : avec une bourse qui peinait à payer mon loyer plus toute les charges, j’en venais à passer des samedi soirs ô combien géniaux entre moi et mon appartement vide à manger des boîtes de conserve douteuses.

Et un jour on m’a proposé ça, c’est tombé un peu par hasard . Mon « producteur » m’a repérée et a décidé de m’en parler. C’était un ami d’ami, il ne fut donc pas surprenant de voir un bonne partie de mon entourage féminin, proche ou non, dans les vidéos du site. Il était lui-même tombé sur le fétichisme un peu par hasard à la fin de ses études d’informatique et avait compris bien vite le potentiel du domaine. Il y a, bien sûr, certains critères, du moins pour la boîte qui m’emploie : être feminine, éviter certains types de chaussures ou de vêtements…. Au début, on se pose des questions ; on ne connaît pas, on rigole, on se moque et puis on repense au salaire. Mes employeurs paient environ 100€ pour une vidéo, qui est généralement tournée en une heure.

J’ai donc fini par me retrouver exposée devant une caméra, penaude, dans un appartement inconnu, sous des éclairages professionnels, avec un producteur qui m’expliquait les tenants et les aboutissants du fétichisme des pieds. Je me suis d’abord dit « Ma pauvre fille, où es-tu tombée ? Ton visage sera à jamais sur des vidéos fétichistes pour des mecs qui se tripotent devant tes pieds« … Car un fétichiste est souvent excité par un ensemble : une jolie fille avec de jolis pieds . Contrairement à certaines employées du site (parce que oui, du coup j’y ai amené la moitié de mes amies !), le fait que mon visage soit visible ne me dérange pas. Je ne suis pas non plus dans un porno et ma famille et mes amis proches sont au courant de ce que je fais (c’est d’ailleurs un sujet de rigolade plus qu’autre chose).

Je ne fais bien sûr rien de sexuel (à proprement parler) dans mes vidéos : je ne me dénude pas, ou je ne dis pas de choses cochonnes par exemple. Le fétichisme des pieds est vaste et complexe (les stars fans de petits petons sont nombreuses : Quentin Tarantino, feu Elvis Presley ou Pharrel Williams, pour ne citer qu’eux) ; il peut s’agir d’un fétichisme relatif à la soumission (être écrasé par une fille) , à l’odeur (qui excite les fétichistes) ou simplement au pied en lui-même (l’embrasser, le lécher…).

Je sais ce que vous vous demandez . « Mais grands dieux, c’est insoutenable, qu’y a-t-il donc dans ces vidéos ?« . C’est finalement plutôt simple ! Voici un récapitulatif des différents types de vidéos.

  • La vidéo « à la première personne » : la caméra est censée être le fétichiste ; je m’adresse donc directement à elle, lui ordonne de lécher/sucer/renifler mes pieds et je les colle directement à l’objectif.
  • La vidéo de soumission : à effectuer avec un-e partenaire (comme beaucoup d’hommes, les fétichistes apprécient les relations lesbiennes). Soit le partenaire masculin est totalement soumis, et j’écrase son visage, je frotte mes pieds sur lui, les lui fais lécher/renifler/sucer, je me mets debout sur lui (ça fait travailler l’équilibre et les fessiers). Soit c’est un scénario avec une fille, digne d’un porno, ou l’on découvre, que « Oh mon Dieu , ma colocataire est fétichiste , et si je l’humiliais sous mes pieds ?« .
  • La vidéo petit bonhomme : elle se pratique généralement avec des petits figurines en plastiques (qui sont censés être des fétichistes rétrécis).
  • Les vidéos autres (que j’ai préféré ne pas pratiquer) : masturbation et instruction (je crois que le nom parle de lui même), les vidéos footjob qui nécessitent le « prêt » d’un sexe masculin, ou les vidéos dénudées (parce que quitte à montrer ses pieds, autant être nue !).

Je me doute bien de la tête que certain-e-s peuvent faire en lisant cet article. Je la vois chez mon entourage, en écoutant les « Ha mais c’est dégueu« , « C’est des détraqués » ou encore « T’as des problèmes pour faire ça« . Et pourtant, au final, je me suis prise au jeu. Les séances se sont multipliées, les fans aussi. Mes fins de mois sont toujours un peu ric-rac malgré mon travail normal et ce « petit plus », mais je peux au moins avoir à nouveau une vie sociale et manger autre chose que des boîtes de conserve. Il arrive souvent que mes fans m’appellent « Déesse » ou « Maîtresse », qu’ils me fassent des compliments ou des cadeaux… Et lorsqu’on passe une sale journée et qu’on reçoit un mail qui dit qu’on est merveilleuse et belle, on se sent mieux.

Je ne fais pas l’apologie du fétichisme : en entrant dans ce milieu j’avais, moi aussi, certains a priori. Mais au final on se dit que ce n’est qu’une partie du corps comme une autre (et en entrant dans ce milieu on découvre des fétichismes bien plus étranges). Je ne suis pas prête d’arrêter, mon entourage connaît mon « identité secrète » (telle une super-héroïne !) et malgré les moqueries de certains, cette activité me plaît en quelque sorte.
Au final, je suis devenue assez connue grâce au site où je bosse et j’ai un peu l’impression d’être une rock star à ma façon !

madmoiZelle vous demande votre avis !

Pour citer Sophie-Pierre Pernaut et moi-même : « Franchement, 100€ pour une heure à te faire tripatouiller les pieds, moi aussi je le fais » (bon, sauf qu’on a toutes les deux des pieds moches, donc ça ne risque pas d’arriver). Qu’en pensez-vous ? Dans votre esprit, l’activité de cette madmoiZelle se rapproche-t-elle davantage du métier de modèle ou de celui d’actrice pornographique (dans la mesure où ses vidéos seront utilisées à des fins sexuelles) ? Seriez-vous prêtes à « louer » vos jolis pieds pour varier un peu le contenu de votre frigo ? N’hésitez pas à réagir dans les commentaires ! Et souvenez-vous : chez madmoiZelle, on ne juge personne !

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Les 10 dernières réactions à cet article sur le forum

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  1. 25abril197425abril1974

    Le 14 septembre 2012 à 16:09

    Mon copain est fétichiste des pieds ! Au début je me suis dit : "Encore un" et oui j'ai 2-3 exs qui l'étaient aussi, finalement c'est plutot commun ?
    Finalement c'est sympa! C'est cool de se faire chouchouter des pieds :)
  2. anise.panise.p

    Le 14 septembre 2012 à 16:46

    Nan mais c'est fou ! En lisant l'article, je me suis dit qu'on aurait droit à un super débat sur "qu'est ce que la pornographie", et "ou commence le travail du sexe", mais non.

    Sans parler du fétichisme en soi, je suis désolée mais c'est totalement de la pornographie ! Y'a aucune réflexion ou quoi ? C'est pas un sujet sur le fétichisme, mais un témoignage de quelqu'un qui dit qu'elle ne fait pas du porno mais veut bien faire des vidéos avec
    ses pieds à des fins masturbatoires, et que même si elle est encore ric rac niveau thune elle y gagne car elle est devenue un peu célèbre.

    Cet article est complètement hallucinant, on rentre totalement dans la banalisation du porno.
    (Alors oui ici je définie comme tant d'autre la pornographie étant un divertissement avec la masturbation en finalité). Si encore elle faisait ça en pleine conscience (ex, je suis fetichiste aussi, j'y prends du plaisir, j'aime l'érotisme etc..), mais dire que ce n'est pas du porno et que c'est cool pour la célébrité, FRANCHEMENT !

    Et comment pouvez-vous lancer, sans contexte ni argument, "Franchement, 100€ pour une heure à te faire tripatouiller les pieds, moi aussi je le fais"
  3. daffy duckdaffy duck

    Le 14 septembre 2012 à 18:56

    100 euros une vidéo avec mon visage où j'accomplis le fantasmes d'inconnu, moi aussi je vois ça comme du porno et je ne le ferais pas. Je ne juge pas la madz elle fait ce qu'elle veut, mais cet article rend les choses trop légères.

    Et je trouve qu'entre "je suis une prostituée" "je fais des streap tease" "je fais des vidéos pour les fétichistes", on devrait mettre aussi des articles de madz qui réussissent leurs carrières professionnelles, qui créent des entreprises, des associations ect. Oui parce qu'une femme peut réussir autrement qu'en "vendant" son corps. Même s'il est clair que je n'ai rien contre ces activités, on peut faire des articles pour briser des préjugés, parler d'un monde peu connu, mais pas pour dire "et vous les filles vous le ferez? parce que nous oui pour 100euros".
    Une fois que t'as acheté un pull, un pantalon et des chaussures et qu'il reste que toi et cette vidéo sur le net ces 100euros me paraissent, en tout cas pour moi, bien trop faibles.
  4. versusversus

    Le 14 septembre 2012 à 19:48

    @anise.p La pornographie est définie par des pénétrations non simulées. Sinon tous les acteurs tournant une scène d'amour dans tous les films du monde seraient des acteurs porno. Ce ne sont pas des video porno, mais des video érotiques.

    Et comment pouvez-vous lancer, sans contexte ni argument, "Franchement, 100€ pour une heure à te faire tripatouiller les pieds, moi aussi je le fais"

    Et en quoi faudrait-il justifier une absence de dégoût ? Si des filles s'en sentent capables et le disent, en quoi c'est une marque d'absence de recul ? Autant argumenter le pourquoi du comment on aime le roquefort.

    Si encore elle faisait ça en pleine conscience (ex, je suis fetichiste aussi, j'y prends du plaisir, j'aime l'érotisme etc..), mais dire que ce n'est pas du porno et que c'est cool pour la célébrité, FRANCHEMENT !

    Elle sait que ses pieds sont support à masturbation et elle le fait dans ce sens. Et ça s'arrête là. On peut difficilement demander d'être plus conscient.

    En fait, j'ai l'impression que ce que tu lui reproches, c'est qu'elle n'ait pas l'impression d'être une salope. De se sentir comme une femme de la catégorie "mère" alors qu'elle est une "pute", selon toi. Puisque à te lire, il faut forcément être un peu perverse ou aimer foncièrement le sexe pour faire ça.

    Je ne vois aucun prosélytisme dans cet article. Banaliser le porno ? Le porno est banal et inoffensif. Ce sont les personnes qui font cela sous la contrainte, dans de mauvaises conditions, pour leur sécurité et leur santé, qui sont un réel problème qui parasite ce métier. Comme dans tous les métiers. Ce n'est pas parce que c'est du sexe qu'il faut le diaboliser.
  5. RooxRoox

    Le 16 septembre 2012 à 00:28

    On signe où ? :shifty:

    Et même plus besoin de se laver les pieds ! Mieux que la cure avec des poissons qui te bouffent les chairs.

    Non en fait, le fait que l'on me voit me bloque. Surtout si je suis en train de dire "Hhmm, on a été vilain alors on va lécher mes pieds saaales".

    Et oui, ça se rapproche très clairement d'une sous-catégorie de porno pour moi puisque c'est sexuel et que ça excite des gens.
    (et les pieds y sont tous nus !)
  6. Miss BlackLineMiss BlackLine

    Le 16 septembre 2012 à 13:10

    Cet article est très intéressant ^^ car le fétichisme des pieds et vieux comme le monde je pense…
    j'ai connu des gens très portés sur les petons (tiens j'aime ce mot d"ailleurs ^^) et ça ne m'a jamais choquée…

    en tout cas pour moi ce n'est absolument pas porno et même pas érotique (érotique c'est mimé une scène sexuelle sans que l'on voit les organes et le sexe de l'homme ou alors de loin et sans érection), là pour ce que cette madmoizelle raconte on en est loin loin .. elle est consciente que le fond est sexuel pour, celui qui regarde mais au final la vidéo en elle même si on est pas fétichiste elle peut être au mieux marrante et au pire chiante ^^

    Moi ça me choque pas plus que ça !! et après tout pourquoi pas si on peut et veut le faire ^^
  7. anise.panise.p

    Le 17 septembre 2012 à 09:50

    Posted by versus
    @versus La pornographie est définie par des pénétrations non simulées. Sinon tous les acteurs tournant une scène d'amour dans tous les films du monde seraient des acteurs porno. Ce ne sont pas des video porno, mais des video érotiques.


    Hum déjà on est pas trop d'accord sur le postulat. Beaucoup de vidéo porno deviennent érotique après floutage ou coupe des scènes de gros-plan, donc les pénétrations ne sont pas simulées mais juste pas montrées. Ensuite ok pour les acteurs, mais dans le cas présent des vidéos fétichisme, moi j'apparente ça directement à du porno au niveau du degré de stimulation.


    Et en quoi faudrait-il justifier une absence de dégoût ? Si des filles s'en sentent capables et le disent, en quoi c'est une marque d'absence de recul ? Autant argumenter le pourquoi du comment on aime le roquefort.

    Ou ça parle t'on de dégoût ? Le problème la dedans c'est qu'il n'y a aucune réflexion. Aimer le roquefort, c'est anodin, faire des vidéos fétichistes à la manière du témoignage, ca ne l'est pas. Le niveau s’arrête à l'argent facile et à la célébrité. 100e pour se faire tripatouiller les pieds, c'est cool, pourquoi pas 100e pour se faire tripatouiller le minou, non ? Y'a aucun débat, aucun contexte dans cette discussion, et c'est ça qui est affligeant.

    Elle sait que ses pieds sont support à masturbation et elle le fait dans ce sens.
    Ah bon? Moi je n'ai pas l'impression, elle ne le fait pas dans ce sens vu qu'elle ne prend pas de plaisir
    Et ça s'arrête là. On peut difficilement demander d'être plus conscient.
    Et si justement, d'être consciente qu'avec un article comme ca elle banalise l'industrie du sexe et l'argent facile, parce qu'elle ne le fait pas pour des raisons justifiables dans l'absolue. (elle ne le fait pas pour le plaisir, pas trop pour l'argent vu qu'au final ce n'est qu'un petit plus, donc s'il ne reste que la célébrité..)

    En fait, j'ai l'impression que ce que tu lui reproches, c'est qu'elle n'ait pas l'impression d'être une salope. De se sentir comme une femme de la catégorie "mère" alors qu'elle est une "pute", selon toi. Puisque à te lire, il faut forcément être un peu perverse ou aimer foncièrement le sexe pour faire ça.
    Aucun rapport ac le clivage mère/pute dont je me demande ce qu'il fait ici ? Et oui, tiens c'est nouveau, qu'il faut aimer le sexe pour faire des vidéos érotiquo-porno ? (sans parler du travail forcé et de la misère vu que ce n'est pas le cas ici)

    Je ne vois aucun prosélytisme dans cet article. Banaliser le porno ? Le porno est banal et inoffensif.
    OUILLE ! Ok. Alors, le porno n'est ni banal ni offensif. Il est sorti de son cadre car l'industrie du sexe y gagne, mais il conditionne, il impose un point de vue car il n'est plus délibérément choisi. Alors tu vas peut-être me dire que si tu regardes un porno, c'est toi qui le choisit, mais est-ce vraiment le cas ? Ce n'est pas plutôt qu'il est mis à disposition, que l'acte n'est plus réfléchi à cause de la facilité, et que l'on est déjà conditionné par les films et les publicités ? Inoffensif ? Quand dans une société en perte de repère, les jeunes pense que la sexualité porno est une norme, qu'on est un monstre quand on a des poils sur la teuch ou une petite bite ? Quand on voit le mouvement des happy slut aux Us? (j'appelle ça comme ca, les filles qui aiment s'écrire "pute" sur la face)

    Ce n'est pas parce que c'est du sexe qu'il faut le diaboliser.
    On est bien d'accord. Concrètement ici ce que j'aimerais diaboliser ce sont les actes irréfléchis, les témoignages aussi légers que celui-ci qui contribuent à présenter l'industrie du sexe comme un moyen facile de gagner de la thune et d'être un peu célèbre sans réfléchir ce qu'est le travail du sexe et ce qu'il implique. Et la totale inertie des spectateurs.
  8. versusversus

    Le 17 septembre 2012 à 14:35

    Posted by anise.p
    Et en quoi faudrait-il justifier une absence de dégoût ? Si des filles s'en sentent capables et le disent, en quoi c'est une marque d'absence de recul ? Autant argumenter le pourquoi du comment on aime le roquefort.

    Ou ça parle t'on de dégoût ? Le problème la dedans c'est qu'il n'y a aucune réflexion. Aimer le roquefort, c'est anodin, faire des vidéos fétichistes à la manière du témoignage, ca ne l'est pas. Le niveau s’arrête à l'argent facile et à la célébrité. 100e pour se faire tripatouiller les pieds, c'est cool, pourquoi pas 100e pour se faire tripatouiller le minou, non ? Y'a aucun débat, aucun contexte dans cette discussion, et c'est ça qui est affligeant.
    .


    Je parle de dégoût parce qu'il n'y a pas à avoir de débat, justement. On ne parle pas de valoriser la carrière érotique dans les écoles ou autre. Chacune est responsable de son corps et sait ce qu'elle peut faire ou non, surtout dans les conditions décrites par l'article (à la dèche mais pas à la rue, une proposition sans pression, des tournages dans de bonnes conditions ect…)

    Le témoignage décrit le porno comme il devrait toujours se passer. C'est loin d'être le cas, hélas. Mais ça devrait. Et s'il y a des filles qui aimeraient se faire tripatouiller le minou pour 100€ dans ces conditions, ça ne me semble pas sujet à débat.

    Aucun rapport ac le clivage mère/pute dont je me demande ce qu'il fait ici ? Et oui, tiens c'est nouveau, qu'il faut aimer le sexe pour faire des vidéos érotiquo-porno ? (sans parler du travail forcé et de la misère vu que ce n'est pas le cas ici)

    C'est pourtant ce que tu dis :

    Ah bon? Moi je n'ai pas l'impression, elle ne le fait pas dans ce sens vu qu'elle ne prend pas de plaisir

    Donc pour toi entrer dans l'industrie du sexe se justifie à partir du moment où on est "faite" pour ça, vu qu'on y prend un plaisir sexuel. Qu'une fille "normale" y prenne un plaisir autre que sexuel (l'argent, la gratification ) tu ne sembles pas le cautionner et encore moins le comprendre, au point de la soupçonner d'être une "salope" et ne pas l'assumer. Ou de lui reprocher de le faire alors qu'elle n'y est pas forcée par des contraintes matérielles ou psychologiques - alors qu'elle fait ce qu'elle veut de sa vie, quand même.

    Je pense que tu es victime de clichés énormes sur le porno, où il est synonyme de misère, de pression, d'actes obligés, d'absence de choix et de liberté et où on n'y fait pas carrière, on y tombe. Je ne vais surtout pas nier que des filles tombent dans un enfer pareil. C'est clair que ça existe et est tristement trop répandu. Mais ça n'a aucun rapport avec ce qui est décrit ici. Le débat que tu aurais aimé voir est juste hors-sujet. Il existe aussi une branche du porno libre et sans contrainte. Tu crains que ne soit fait l'amalgame : "puisqu'il y a du porno cool, alors tout le porno est cool" alors que tu fais l'amalgame dans l'autre sens : "puisqu'il y a du porno inacceptable, alors tout porno est inacceptable". Bref, tu qualifies le porno uniquement par ses dérives.

    Tu parles "d'acte irréfléchi" quand on regarde un porno à cause de la facilité. Je ne sais pas trop comment ça marche parce que je n'en ai jamais regardé de ma vie, mais je sais que certains mecs de ma connaissance se cantonnent à un seul réalisateur ou une seule boite de production car ils se sont renseignés et savent que les actrices et acteurs sont volontaires et travaillent dans de bonnes conditions. C'est un acte réfléchi et pourtant ils regardent. Tous ne le font pas j'imagine, et il y a une éducation à faire à ce niveau, comme à tous niveaux de cette société de consommation qui impose des normes et une image de l'accomplissement irréaliste et frustrante. Le porno fait partie de cette mentalité merdique, il est vrai : mais il ne la génère pas et n'est pas une situation "à part", et il n'y a pas à réfléchir plus en regardant un porno qu'en voyant une pub.
  9. anise.panise.p

    Le 18 septembre 2012 à 10:44

    Je parle de dégoût parce qu'il n'y a pas à avoir de débat, justement. On ne parle pas de valoriser la carrière érotique dans les écoles ou autre. Chacune est responsable de son corps et sait ce qu'elle peut faire ou non, surtout dans les conditions décrites par l'article (à la dèche mais pas à la rue, une proposition sans pression, des tournages dans de bonnes conditions ect…)

    Je suis désolée mais je ne vois toujours pas le rapport avec le dégoût et le débat. Il n'y a pas à avoir de débat ? C'est une position bien tranchée dit donc.

    Le témoignage décrit le porno comme il devrait toujours se passer. C'est loin d'être le cas, hélas. Mais ça devrait. Et s'il y a des filles qui aimeraient se faire tripatouiller le minou pour 100€ dans ces conditions, ça ne me semble pas sujet à débat.

    Je crois que je m'explique mal, ou que tu ne veux pas entendre quel est mon point de vue. Le sujet ici ne sont pas les conditions de tournage, le pourquoi certaines filles font du porno, de tout ce blabla bien-pensant et autres lieux commun sur le porno. Et si, je suis désolée, c'est tjs intéressant de savoir pourquoi certaines filles franchissent le pas du porno. Débattre ça ne veut pas dire condamner ou juger hein.


    Donc pour toi entrer dans l'industrie du sexe se justifie à partir du moment où on est "faite" pour ça, vu qu'on y prend un plaisir sexuel. Qu'une fille "normale" y prenne un plaisir autre que sexuel (l'argent, la gratification ) tu ne sembles pas le cautionner et encore moins le comprendre, au point de la soupçonner d'être une "salope" et ne pas l'assumer. Ou de lui reprocher de le faire alors qu'elle n'y est pas forcée par des contraintes matérielles ou psychologiques - alors qu'elle fait ce qu'elle veut de sa vie, quand même.

    Bon. Alors déjà dans ton autre commentaire, tu me dis "alors qu'elle est une "pute", selon toi. Puisque à te lire, il faut forcément être un peu perverse ou aimer foncièrement le sexe pour faire ça. "
    On peut être perverse, aimer le sexe sans être une pute hein ! Parce que là, le rapport "il faut être perverse" = "être une pute" c'est toi qui le fait. Mais bon je pense que tu essayes de mettre en forme ce que tu crois que je pense et que tu t'es mal exprimée.
    Encore une fois, bha ouais, ca serait mieux d'aimer le sexe pour bosser dans l'industrie du sexe non ? Et pourquoi tu mets des guillemets à normale ? C'est pas être anormal que d'aimer le sexe. On va rentrer vraiment dans les lieux communs là. Je sens que tu aimerais bien qu'on parle de la pute/salope VS la normale/mère (selon tes propres termes) mais là on va jamais finir ! Et surtout que je ne parle pas de ca. Et effectivement oui, je lui reproche de banaliser le porno et le travail du sexe parce qu'elle fait ca pour la célébrité et les fans (clairement à la fin de l'article on sent qu'elle continue pour ça !)

    Parce qu'effectivement, le porno a une mauvaise image, est consommé sans réflexion, devient quelque chose d'anodin et de quotidien. Alors que c'est un domaine riche, qui interroge, qui joue avec l'esprit et le corps, et qui peut en même temps être dangereux. Et qui est victime des dérives de la société ( du régime patriarcal, du sexisme, de la prostitution, de la consommation, de la banalisation etc). Et ce témoigne y contribue.

    Je pense que tu es victime de clichés énormes sur le porno, où il est synonyme de misère, de pression, d'actes obligés, d'absence de choix et de liberté et où on n'y fait pas carrière, on y tombe. Je ne vais surtout pas nier que des filles tombent dans un enfer pareil. C'est clair que ça existe et est tristement trop répandu. Mais ça n'a aucun rapport avec ce qui est décrit ici. Le débat que tu aurais aimé voir est juste hors-sujet. Il existe aussi une branche du porno libre et sans contrainte. Tu crains que ne soit fait l'amalgame : "puisqu'il y a du porno cool, alors tout le porno est cool" alors que tu fais l'amalgame dans l'autre sens : "puisqu'il y a du porno inacceptable, alors tout porno est inacceptable". Bref, tu qualifies le porno uniquement par ses dérives.

    Encore une fois, aucun rapport. Tu as peut-être l'impression de lire à travers mes lignes des thèmes dont je ne parle pas. Mais je ne dois pas être claire. Parce que ce n'est pas du tout ce dont je parle ! Alors ne te hâte pas s'il te plait dans tes jugements. (Et ça ce n'est pas faire du porno cool, c'est faire du porno/de l'érotique pour être célèbre et c'est nul)

    Je pense que le porno ne devrait pas être un travail comme les autres, et que dans l'absolu, on ne devrait effectivement le faire que quand on aime ça. (mais pour info, je pense la même chose de tous les boulots ) Alors oui c'est totalement naïf comme point de vue, mais ca me fait chier de lire les témoignages de ce style qui banalise le porno, et de voir dans les coms que tout le monde trouve ça normal. Mais peut-être que je suis juste peinée de voir que ça devient un boulot comme un autre (alors que c'est tellement pas un boulot comme un autre, on touche au corps, à l'envie, au fantasme, à l'interdit, etc etc )

    Et il ne t'es pas venu à l'esprit que de lancer un débat peut-être exempt de clivage ? Et même si j'ai un parti-pris (qui est de ne pas faire du porno juste pour être célèbre, mais ca rentre aussi dans le débat du pourquoi chercher à tout prix son quart d'heure de gloire), que c'est quand même intéressant d'initier un débat sur ce témoignage juste pour poser des questions sur le travail du sexe, quand la personne qui témoigne dit qu'elle pense ne pas faire du porno ? Que la rédac balance aussi qu'ils peuvent le faire comme si c'était anodin ? Aucune envie d'être moralisatrice et en dehors de mon avis que je donne tout de même, je suis juste consternée devant le manque de réflexion.

    Tu parles "d'acte irréfléchi" quand on regarde un porno à cause de la facilité. Je ne sais pas trop comment ça marche parce que je n'en ai jamais regardé de ma vie, mais je sais que certains mecs de ma connaissance se cantonnent à un seul réalisateur ou une seule boite de production car ils se sont renseignés et savent que les actrices et acteurs sont volontaires et travaillent dans de bonnes conditions. C'est un acte réfléchi et pourtant ils regardent. Tous ne le font pas j'imagine, et il y a une éducation à faire à ce niveau, comme à tous niveaux de cette société de consommation qui impose des normes et une image de l'accomplissement irréaliste et frustrante. Le porno fait partie de cette mentalité merdique, il est vrai : mais il ne la génère pas et n'est pas une situation "à part", et il n'y a pas à réfléchir plus en regardant un porno qu'en voyant une pub.

    Encore une fois on ne parle pas de la même chose. Je ne te parle pas des acteurs qui travaillent dans les bonnes ou mauvaises conditions. Je te parle de l’accès facilité au monde du porno et à ses dérivés. On regarde le porno dans une attitude de consommation, sans réfléchir, et je suis vraiment très étonnée que tu dises qu'il ne faut pas réfléchir en voyant une pub. L'esprit critique a bien réussi à être annihilé dans notre société..

    (si tu veux continuer à parler sur ce sujet on peut le faire en inbox parce que de toute façon maintenant que le topic est passé en 2e page il n'y aura plus bcp d'intervenant sur le forum)
  10. versusversus

    Le 19 septembre 2012 à 03:26

    Oui, apparemment on s'est totalement perdues de vue, là :xd:

    En fait, je ne comprends pas pourquoi tu attendais un débat sur ce sujet précis qui n'est pas, a priori, problématique, puisque la personne qui a témoigné ne semble avoir aucun problème. Pour moi il n'y a pas débat car dans ce cadre sain, seuls les ressentis et la volonté personnelles entrent en jeu, et je vois mal comment on peut débattre sur la nature même d'une personne. En fait, même encore maintenant, je ne vois pas quel sujet de débat tu t'attendais à voir. Toute conversation peut dériver - c'est le propre des conversations - mais je vois mal en quoi à partir de cet article ce que évoques te semble être des passages obligés.

    Quant au vieux cliché "mère /pute", c'était bien entendu un raccourci pour pas m'étaler pendant trente plombes étant donné qu'on connait toutes ce vieux cliché débile. En fait, je ne comprends pas pourquoi le fait qu'elle fasse cela pour la célébrité et l'argent plutôt que le sexe te dérange ou te semble une chose cachée ou mal assumée. Chacun devrait aimer ce qu'il fait, on est bien d'accord ; mais si elle trouve sa gratification dans les retours plutôt que dans la satisfaction sexuelle, est-ce bien important ? Si une infirmière préfère dans son travail le contact humain plutôt que faire des piqûres ou voir une plaie se cicatriser, s'est-elle trompée de métier ?

    Et si c'était une fille qui aurait fait n'importe quoi pour être célèbre et avait commencé le porno à son corps défendant pour atteindre cet objectif, là d'accord, il y aurait sujet à débat. Mais ça ne semble pas le cas ici. Elle ne fait pas du "porno juste pour être célèbre" pour reprendre tes mots, elle fait du porno (on va dire qu'elle en fait pour aller plus vite même si bon…) parce que ça s'est présenté, parce que ça rapporte de l'argent, et il se trouve que sa célébrité inattendue la satisfait. Je pense que c'est faire insulte à l'intelligence des lectrices que d'imaginer qu'elles puissent penser que l'érotisme et quelques mails d'admirateurs sont une voie royale et facile vers la célébrité (c'est peut-être moi qui suis naïve pour le coup, mais je ne pense pas.)

    Je te parle de l’accès facilité au monde du porno et à ses dérivés. On regarde le porno dans une attitude de consommation, sans réfléchir, et je suis vraiment très étonnée que tu dises qu'il ne faut pas réfléchir en voyant une pub. L'esprit critique a bien réussi à être annihilé dans notre société..

    Ha non : j'ai dit qu'il ne fallait pas plus réfléchir. C'est à dire garder à l'esprit qu'on propose une chose dont on n'a pas besoin et qui ne reflète pas la réalité. Et le porno estun produit de consommation ; je ne vois pas trop dans quelle attitude tu penses qu'il devrait être perçu. Quant aux accès facilités, je suis d'accord, notamment aux magasines à la vue de tous, même des enfants (mais là ce n'est même plus de l'accessibilité, c'est de l'imposition). Mais pour un adulte responsable, je pense que c'est son droit de trouver aussi facilement qu'il trouverait n'importe quoi. Regarder un porno n'est plus un acte transgressif, et je trouve que c'est une bonne chose, car cela nierait la sexualité dans toute sa complexité et les pulsions sexuelles dans tout ce qu'elles ont de plus naturel. C'est une mauvaise chose quand le consommateur est en plein déni des souffrances et des contraintes des acteurs pour son propre plaisir ; mais il peut exister une consommation consciente.

    J'ai tendance à placer l'humain comme référence suprême et à partir du moment où chacun fait ce qu'il veut, sans souffrance et en tirant, en plus, du plaisir (quel qu'il soit, même si c'est celui de la popularité), je me fiche royalement de qui fait quoi. Si ses motivations pour continuer ne sont certes pas glorieuses selon mes propres valeurs, je ne vois pas en quoi c'est problématique du moment qu'elle est bien avec ce qu'elle fait. Que ce soit du porno ou de l'érotisme, oui là c'est sujet à débat - d'ailleurs on en a débattu - mais elle s'est donné elle-même sa propre réponse et après tout elle est la première concernée. Et je ne vois pas pourquoi si soudainement elle se "rendait compte" qu'elle faisait du porno en quoi ça devrait changer sa vision de ce qu'elle fait, ou la vision des lectrices qui lisent ce témoignage, puisque dans l'absolu les actes restent les mêmes. Si elle avait dit exactement la même chose si elle se faisait tripatouiller autre chose, il y aurait eu beaucoup moins de "youpi, je fais pareil", car comme tu l'as dit, ça touche au corps, au fantasme, et en allant plus loin, à l'instinct.

    En fait, plus je te lis, moins je comprends où tu veux en venir. En fait, je pense avoir compris que tu trouverais plus sain que le porno soit montré comme un milieu totalement fermé, où seules les femmes aimant personnellement les pratiques qu'elles jouent devraient exercer pour leur satisfaction immédiate, et ne présenter aucune ouverture vers les autres qui risqueraient soit de s'y retrouver embrigadées sans savoir exactement dans quoi, que ce soit comme actrice ou consommatrice. J'y suis ou je suis encore tombée à côté ?

    (Quant à la inbox, je suis nouvelle et je sais pas comment ça marche…)

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