Vingt passants s’écroulent tout à coup en passant devant les vitrines d’H&M, rue Neuve, à Bruxelles.
Des faits similaires sont relevés dans plusieurs grandes capitales d’Europe. Comas éthyliques, arme chimique, ou pâmoison de premier jour de soldes ?
Pas d’inquiétude, vous n’êtes pas menacé-e-s par la dernière grippe mutante : ces évanouissements sont simulés par des membres de l’association AchACT (Actions Consommateurs Travailleurs) pour dénoncer les conditions de travail des ouvrières cambodgiennes qui produisent les vêtements vendus dans ces boutiques.
Selon l’association, leur salaire est trop bas pour qu’elles puissent s’acheter à manger correctement : sous-alimentées, elles tombent d’hypoglycémie comme des mouches dans les usines, parfois par dizaines en même temps.

Pourtant, toujours selon l’association, rehausser les salaires jusqu’à un plafond décent (le salaire de base est à 51 dollars par mois, ce qui reste dérisoire) augmenterait le prix d’un vêtement de moins de 1% seulement : pas de quoi se mettre en faillite !
Loin de vouloir culpabiliser les consommateurs ou les inciter au boycott, AchACT cherche à émouvoir pour faire bouger les choses, comme l’explique Caroline Crabbé, la coordinatrice bruxelloise d’AchACT :
« Avec un consommateur coupable, on ne fait rien (…) Agir, ça veut dire interpeller ses marque préférées pour que les vêtements qu’on a envie d’acheter soient fabriqués dans des conditions qui respectent les droits fondamentaux des travailleurs.«
Pour agir ou en savoir plus, ça se passe ici.









Le 26 septembre 2012 à 14:11
Je suis allée faire un tour sur leur site et c'est vraiment choquant le salaire misérable que ces travailleuses gagnent.Le 26 septembre 2012 à 15:21
Zara c'est déjà assez cher, mais s'ils descendaient un peu leurs marges pharamineuses, ou si le prix était plus justifié par la qualité aussi … Voilà c'était le coup de gueule zara !Elles sont fichtrement mal payé. Le truc c'est qu'il ne faudrait pas que les prix en boutique augmentent, mais que les marques descendent un peu leurs marges . Quand je vois qu'une entreprise comme France Arno vend une chaussure en solde à 16 €, qu'elle en coûtait 85 , et que su 16 € elle se fait encore de la marge c'est du foutage de gueule.
Sinon la culpabilisation du consommateur, je suis pas pour à 100%. C'est vraiment aux industries de se bouger les fesses pour donner à ces femmes des conditions de travail meilleures, vu qu'elles sont en relation directe avec ces femmes. Il faudrait trouver un autre moyen que le culpabilisation pure et simple de la cliente.
Le 26 septembre 2012 à 16:11
Mais c'est bien ce qui est dit dans l'article. Le but de cette campagne n'est pas de culpabiliser le consommateur, mais simplement de l'informer. L'informer sur les méthodes de production de ses vêtements, et l'informer sur les méthodes de "pression" qu'il pourrait exécuter pour que ça change => Non pas en arrêtant de consommer, mais simplement en en faisant la remarque directement aux industriels. Si tout le monde s'y met, si c'est médiatisé, on a alors les moyens de faire "plier" les entreprises. Au moins un peu. Pour redonner à ces femmes des conditions de travail décentes.
Loin de vouloir culpabiliser les consommateurs ou les inciter au boycott, AchACT cherche à émouvoir pour faire bouger les choses, comme l’explique Caroline Crabbé, la coordinatrice bruxelloise d’AchACT :
[INDENT]« Avec un consommateur coupable, on ne fait rien (…
[/INDENT]
Le 26 septembre 2012 à 17:51
Et bien j'étais pas du tout au courant moi. Et pourtant je consomme énormément à H&M. j'espère que les marques réagiront, en tout cas ça me fait réfléchir à mon mode de consommation.( et si Zara pouvait arrêter de se prendre pour une semi marque de luxe et d'avoir des prix exorbitant pour souvent des trucs hyper cheap ( 30€ un mini short en jean, sérieusement?) ce serait super sympa de leur part aussi)
Le 26 septembre 2012 à 19:31
Je pense que tu as mal compris ma formulation : 51$ c'est justement le salaire de base cambodgien, les ouvrières sont parfois payées moins que ça ! (sachant que les activistes réclament qu'elle touchent au moins 100$)
Et ça ne représente pas beaucoup pour les patrons des grandes chaînes, qui eux ne vivent pas au Cambodge…
Le 26 septembre 2012 à 20:16
Il est effectivement souhaitable de ne "pas tout ramener a notre echelle"
Mais en l'occurrence, c'est toi qui le fait, pas Joséphine.
Le smic est une notion très française qui n'existe quasi nul part ailleurs dans le monde. En Asie du sud-est où est délocalisée la production textile mondiale, c'est la loi de l'offre et de la demande qui fixe les salaires. Dans ces pays surpeuplés où les gens ne bénéficient d'aucune prestation sociale (chômage, rsa et compagnie), les patrons fixent librement le coût horaire du travail. Si tu veux bouffer, il faut travailler au prix que l'on te propose.
Imagine ce cas de figure en France. 3 millions de chômeurs ne bénéficiant d'aucune aide et des patrons libres de fixer les salaires. Il ne faudrait pas longtemps pour que des millions de Français exerçant des métiers à faible valeur ajoutée se retrouvent payés quelques centaines d'euros à travail égal…
On a d'ailleurs connu ça il n'y a pas si longtemps. Pour les détails, il suffit de lire ou relire les Rougon-Macquart de Zola. Tout y est…
Le 26 septembre 2012 à 20:39
C'est sûr qu'il ne faut absolument pas comparer ça à notre SMIC à nous et ne pas se baser sur notre échelle.
Je vous conseille d'aller regarder la vidéo sur leur site, c'est édifiant (et flippant !).
Ils expliquent que sur un salaire de 60 $, les jeunes femmes en donnant une partie à leur famille pour qu'elle survive, en payant leur loyer (conditions misérables) et en ne pouvant absolument pas mettre de côté pour les coups durs, n'ont au final pour manger qu'un dollar par jour, avec des repas avoisinants les 500 calories alors qu'elles devraient en avoir pour au moins 2 000. Ce qui explique les évanouissements. Le Cambodge est un pays très pauvre mais on ne peut pas y vivre avec 1 dollar par jour. Il faudrait pour qu'elles vivent décemment (mais toujours chichement) qu'elles gagnent environ 150$/mois et les pauvres en sont loin surtout qu'une fois malades, l'entreprise ne les paye pas.
Bref, en augmentant un peu les salaires, les grosses entreprises diminueraient (un tout petit) peu leurs marges mais permettraient à ces femmes de s'en sortir dans la vie ou même tout simplement de survivre avec leurs familles !
Le 26 septembre 2012 à 21:50
Le problème du coup c'est : quels vêtements sont produits véritablement de manière "éthique", c'est-à-dire par des employés qui touchent un salaire moyen voire bon dans le pays où ils vivent ? (sans prendre en compte les autres sens du terme éthique ici).
Moi j'en connais pas personnellement. Mais j'suis pas hyper documentée non plus sur la question hein, si des Madz ont des marques à me soumettre ça serait avec grand plaisir
Du coup moi j'achète énormément vintage / Emmaüs, et petits créateurs quand c'est la fête dans mon compte en banque. Pour l'instant, c'est le seul moyen que j'ai trouvé.
Le 30 septembre 2012 à 11:49
c'est plutot les grands patrons qui devraient s'en mettre moins dans les poches, pas au consommateur de payer tout ca, dans un esprit "responsable"! j'ai travaillé chez h&m et je peux vous dire qu'en tant qu'employée on a déja 25% de remises sur les achats ce qui veux dire qu'il y a au moins 25% de bénéfices sur leur vetements mais il faut savoir que même lorsqu'on achete en achats perso, ils font de la marge quand même!Le 01 octobre 2012 à 06:07
Merci d'éclairer sur le sujet car ça m'énervait les commentaires du genre "50$ c'est pas rien pour le Cambodge faut pas tout ramener à notre échelle" venant de personnes qui n'y ont jamais mis les pieds…