Évanouissement collectif devant un H&M

Vingt passants s'écroulent tout à coup en passant devant les vitrines d'H&M, rue Neuve, à Bruxelles.

Des faits similaires sont relevés dans plusieurs grandes capitales d’Europe. Comas éthyliques, arme chimique, ou pâmoison de premier jour de soldes ?

Pas d’inquiétude, vous n’êtes pas menacé-e-s par la dernière grippe mutante : ces évanouissements sont simulés par des membres de l’association AchACT (Actions Consommateurs Travailleurs) pour dénoncer les conditions de travail des ouvrières cambodgiennes qui produisent les vêtements vendus dans ces boutiques.
Selon l’association, leur salaire est trop bas pour qu’elles puissent s’acheter à manger correctement : sous-alimentées, elles tombent d’hypoglycémie comme des mouches dans les usines, parfois par dizaines en même temps.

Pourtant, toujours selon l’association, rehausser les salaires jusqu’à un plafond décent (le salaire de base est à 51 dollars par mois, ce qui reste dérisoire) augmenterait le prix d’un vêtement de moins de 1% seulement : pas de quoi se mettre en faillite !

Loin de vouloir culpabiliser les consommateurs ou les inciter au boycott, AchACT cherche à émouvoir pour faire bouger les choses, comme l’explique Caroline Crabbé, la coordinatrice bruxelloise d’AchACT :

« Avec un consommateur coupable, on ne fait rien (…) Agir, ça veut dire interpeller ses marque préférées pour que les vêtements qu’on a envie d’acheter soient fabriqués dans des conditions qui respectent les droits fondamentaux des travailleurs.« 

Pour agir ou en savoir plus, ça se passe ici.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Ey-el
    Ey-el, Le 1 octobre 2012 à 8h07

    Albany;3593513
    C'est sûr qu'il ne faut absolument pas comparer ça à notre SMIC à nous et ne pas se baser sur notre échelle.

    Je vous conseille d'aller regarder la vidéo sur leur site, c'est édifiant (et flippant !).

    Ils expliquent que sur un salaire de 60 $, les jeunes femmes en donnant une partie à leur famille pour qu'elle survive, en payant leur loyer (conditions misérables) et en ne pouvant absolument pas mettre de côté pour les coups durs, n'ont au final pour manger qu'un dollar par jour, avec des repas avoisinants les 500 calories alors qu'elles devraient en avoir pour au moins 2 000. Ce qui explique les évanouissements. Le Cambodge est un pays très pauvre mais on ne peut pas y vivre avec 1 dollar par jour. Il faudrait pour qu'elles vivent décemment (mais toujours chichement) qu'elles gagnent environ 150$/mois et les pauvres en sont loin surtout qu'une fois malades, l'entreprise ne les paye pas.

    Bref, en augmentant un peu les salaires, les grosses entreprises diminueraient (un tout petit) peu leurs marges mais permettraient à ces femmes de s'en sortir dans la vie ou même tout simplement de survivre avec leurs familles !
    Merci d'éclairer sur le sujet car ça m'énervait les commentaires du genre "50$ c'est pas rien pour le Cambodge faut pas tout ramener à notre échelle" venant de personnes qui n'y ont jamais mis les pieds...

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