J’ai été agressée, mais je vais bien, merci

Pondu par Jack Parker le 21 novembre 2012     

Jack Parker a été agressée, jeudi dernier. C’était pas vraiment le moment. Mais vous savez quoi ? Elle va bien !

Petit disclaimer : avant toute chose, je tiens à insister sur un point important. Ce que vous allez lire raconte mon histoire, ma vie donc, et n’a absolument pas pour but de donner des leçons à qui que ce soit ou de servir de « modèle » à des personnes ayant vécu la même situation. Chaque cas est différent, selon la personne qui le vit, comment, où, avec qui, tout ça, donc évidemment, il est impossible d’englober tout le monde dans un seul petit témoignage.

Jeudi dernier, j’ai été agressée.

Ça partait bien, pourtant…

J’étais allée prendre un verre avec un pote, et même si j’avais promis à ma mère – chez qui je squatte quand je repasse à Paris – que je rentrerai en taxi, j’ai pris le dernier métro. Il était blindé, y avait plein de monde partout, dans les rues, dans les couloirs du métro, dans les bars, alors ça m’a rassurée. En arrivant dans mon quartier, souvent désert à cette heure là en semaine, j’ai constaté que là aussi ça fourmillait de gens. Normal, ce soir-là, tout le monde fêtait l’arrivée du beaujolais nouveau – j’en avais moi-même avalé une bouteille plus tôt dans la soirée et ça commençait à sérieusement me monter à la tête.

J’ai pris le chemin de la maison, un peu bourrée mais sur mes gardes, juste un peu moins que d’habitude. Il faut savoir que mes deux parents m’ont appris très tôt à être prudente, voire méfiante, m’expliquant très tôt sur quels dangers je pouvais tomber dans la rue, quels signes repérer, comment diminuer les risques et surtout, comment me défendre. Mon père m’a appris très tôt à maîtriser les bases de l’auto-défense, m’encourageant à pratiquer le plus de sports de combat possible – et si ça fait des années que j’ai pas pratiqué un seul sport, ça m’aura au moins permis d’acquérir les bases nécessaires à ma survie. Du coup, même quand je me mets dans des situations à risque, c’est toujours en connaissance de cause et en étant préparée à toute éventualité.

Encaisser et rendre les coups

Mais là, je sais pas. Je me sentais bien, j’étais confiante, je voyais tous ces gens autour de moi, j’avais passé une bonne soirée, et puis bon, le beaujolais quoi… Du coup, quand je suis arrivée derrière l’église, là où tous les lampadaires sont souvent éteints, j’ai rien vu venir. Un homme a surgi de nulle part, m’a attrapée par-derrière, un bras autour de mon cou et l’autre direct dans mon pantalon, en me crachant un « Ferme bien ta gueule salope ». J’avais jamais désaoulé aussi vite de ma vie. Premier réflexe : me retourner, reprendre le contrôle et me défendre. Mais c’était sans compter sur la détermination de ce mec, qui n’a que moyennement apprécié que je me débatte. Il m’a retournée lui-même, m’a mis une rafale de patates dans la tête, ce qui m’a évidemment fait perdre l’équilibre et une fois que je me suis retrouvée au sol, il a continué en me m’écrasant les côtes à coups de pied.

C’est la que mon cerveau a changé de mode. J’ai encaissé les coups en attendant de trouver une ouverture, un moyen de retourner la situation à mon avantage et une fois que c’est arrivé, j’ai complètement perdu le contrôle. L’adrénaline et l’instinct de survie ont fait leur boulot. Une fois que j’ai repris le dessus, je me suis acharnée sur lui à mon tour, et je lui ai démoli la gueule avec mes petits poings de mouche dont personne ne se méfie jamais. J’ai joué l’échange de rôles jusqu’au bout et cette fois c’est moi qui l’ai mis à terre, sans jamais m’arrêter de frapper. J’ai terminé sur un coup de coude dans le nez, juste assez pour le péter net et j’ai observé le résultat. C’était la première fois que je me retrouvais vraiment face à son visage. Pas de bol, non seulement on était plongés dans l’obscurité totale, mais le peu que j’aurais pu distinguer était à présent recouvert de sang. Je ne saurai jamais dire à quoi ressemblait ce type, s’il était blanc, vert, bleu ou noir à pois rouges. Du coup, je ne me suis pas attardée et je suis partie comme un boulet de canon, ne m’arrêtant qu’une fois assise dans le salon, où je me suis mise à trembler. Pendant trois heures, j’ai tremblé sans pouvoir m’arrêter, et je ne me suis autorisée à pleurer qu’une fois dans les bras de ma mère.

Je ne suis pas allée porter plainte, pour la raison expliquée plus haut. Je n’ai aucun élément descriptif à donner pour ce mec. Pas l’ombre d’une caractéristique, même pas une vague silhouette. Je ne pensais qu’à une chose : ne surtout pas baisser ma garde, ne pas le laisser reprendre le contrôle, et ne pas me faire violer. Je n’avais pas envie d’aller raconter mon histoire dix fois de suite, me faire prendre en photo sous toutes les coutures et globalement passer la nuit au commissariat pour « rien ». J’en avais ni le courage, ni l’envie. Vraiment, vraiment, vraaaaiment pas envie. Et donc aucun regret.

(Edit : Depuis la publication de cet article, vous avez été tellement nombreux-ses à insister sur l’importance d’aller porter plainte que j’ai décidé d’y aller cette semaine. Comme quoi hein, y a que les cons qui changent pas d’avis o/)

Et maintenant ?

Depuis, j’ai la gueule bien marquée – sous l’oeil gauche, sur les joues, le nez et le menton – et un hématome de la taille d’un pied sur les côtes. Je n’en souffre vraiment que depuis deux jours, parce que je pense que mon corps et ma tête ont eu besoin d’un peu de temps pour encaisser et réaliser ce qui s’était passé. J’ai dû rester complètement crispée et en mode « femme bionique prête à tabasser le premier qui s’approche » pendant quatre jours, avant que le choc ne passe enfin.

Jai été agressée, mais je vais bien, merci fightcloub1Ma petite tronche cinq jours plus tard.

Mais l’important, c’est que je vais bien. Physiquement, moins, mais ça passera très vite. Je me sens bien. Je me suis défendue, je l’ai démoli, et je ne suis pas une victime. Je n’ai pas « subi » cette tentative de viol. Ça m’est arrivé, et j’ai su l’accueillir comme il fallait. Et pourtant, j’avais deux ou trois « raisons » de m’écrouler. Dans une version précédente de l’article, j’avais expliqué lesquelles en détails – mais je ne m’attendais pas à ce qu’il soit autant lu et partagé. Après avoir lu les réactions de quelques personnes qui s’étaient senties mal à l’aise en les lisant, j’ai décidé de les retirer. Mais pour résumer : j’ai enchaîné beaucoup de trucs moches, chiants, et douloureux en un très court laps de temps.

La positive attitude d’Hippie Jack

Autant vous dire que mon entourage s’attendait à me voir m’écrouler à tout moment. Mais je crois que là on a atteint un tel niveau de mauvais karma que c’en est devenu drôle. Je peux pas m’empêcher d’en rire. Et du coup, je me concentre sur les bons côtés – parce qu’il y en a – et je continue à croire que je suis quelqu’un d’extrêmement chanceux. Finalement, je suis vivante, niveau santé, j’ai rien d’irrémédiable, j’ai un toit, un taf, des potes, une famille qui est là pour moi – et c’est tout ce dont j’ai besoin pour le moment. Si pour contrecarrer tout ça, un milliardaire profondément touché par mon histoire décidait de me faire un don, j’dirais pas non heiiin, mais globalement ça va, j’me plains pas.

Moi j’ai tout ça, et ce mec se traîne actuellement dans Paris avec la gueule démolie et doit avoir un peu de mal à expliquer pourquoi. Moi j’ai la pêche (LA PATATE MÊME HAHAHA), même si je dois affronter les regards des gens qui ne peuvent s’empêcher de fixer ma gueule tuméfiée « discrètement ». Sans compter les petits commentaires qui vont avec, comme ces flics hier, qui m’ont montrée du doigt en disant « Ah tiens, elle s’en est pris une bonne celle-là ». Mais je continue à marcher la tête haute, à porter mes blessures de guerre avec fierté parce que 1) elles me vont pas si mal au final et 2) elles me rappellent que je me suis défendue, et que ça, c’est cool.

Et finalement, je constate qu’à 25 piges, j’ai une vie absolument trépidante, que je m’emmerde jamais et que je vis toujours des trucs incroyables – positifs comme négatifs – alors que je suis plutôt du genre ermite solitaire à la base. Je dois avoir un magnétisme un peu chelou qui attire toutes sortes de choses, mais j’échangerais cette vie là pour rien au monde (ou p’tet un paquet de Cheetos mais j’suis pas sûre).

Note : une lectrice nous a partagé ce petit guide d’auto-défense en ligne, alors n’hésitez pas à le potasser, ça peut pas faire de mal ;) (enfin, si, mais pas à vous du coup).

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Cet article a été pondu par Jack Parker - Tous ses articles

Jack Parker est rédactrice multifonction pour madmoiZelle depuis janvier 2009. Elle aime tout ce qui se rapporte à la pop culture américaine, aux animaux, aux trucs bizarres qu'on trouve dans le monde et se nourrit essentiellement de films d'horreur et de nouilles instantanées.

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Les 10 dernières réactions à cet article sur le forum

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  1. BLS19BLS19

    Le 12 mai 2013 à 12:14

    Posté par jack-parker
    Oh tu sais, même en m'étant défendue, ça n'a pas empêché l'un des flics de me dire "Fallait pas être aussi jolie ;) !". Mais je vois très bien ce que tu veux dire.

    Tu vois c'est de ta faute si tu t'es faite agresser =p. La prochaine fois, sors en burka. Qu'est-ce qu'il faut pas entendre…
  2. Farah_Farah_

    Le 24 novembre 2013 à 20:31

    Certaines personnes ont déjà critiqué la façon dont est rédigé cet article mais je tenais à te faire part de mon ressenti malgré tout…

    Même si au début de ton article tu précises, bien utilement, que ton histoire est 100% personnelle et qu'il ne faut en aucun cas voir une "leçon" de ta part, une certaine phrase m'a choquée: "Je me suis défendue, je l’ai démoli, et je ne suis pas une victime. Je n’ai pas « subi » cette tentative de viol."
    Je comprend tout à fait ce que tu veux dire, tu es fière d'avoir réussi à te défendre, fière d'avoir rendu à ton agresseur ce qu'il méritait. Mais moi, si je lisais ce témoignage en ayant été victime d'un viol, je crois que je me sentirai juste terriblement NULLE d'avoir SUBIT, de ne pas avoir réussi à me défendre. On a un peu l'impression dans cette article que tu passes pour une super-héroïne qui, elle au moins, a réussi à se défendre. J'ai compris que ce n'est pas le but de cet article mais je crois que des victimes d'agression pourraient se sentir mal face à cet article et c'est dommage…
  3. scrimpyscrimpy

    Le 24 novembre 2013 à 21:41

    J'ai lu cet article avec beaucoup d'attention, et j'imagine pas la tête que j'ai du faire au fil des mots…
    Quoi qu'il en soit, bravo, BRAVO. Cet enfoiré a eu une petite partie de ce qu'il méritait.
    Certaines madmoizelles ont eu l'impression que JP se vantait, pas moi. C'est une réaction très saine, car si elle n'était pas fière de lui avoir niqu* sa r***, elle serait probablement renfermée. Je ne dis pas qu'il y pas moyen de pas être fière tout en étant pas renfermée, mais je crois que c'est le meilleur moyen qu'il soit de pas devenir parano : en parler autour de soi, continuer d'être positif, même à l'accès pendant une certaine période. Cela induit 2 conséquences positives : libération de l'esprit de la victime et rappel des dangers aux autres. C'est triste, mais ça fait jamais de mal de se souvenir qu'il faut faire gaffe avec tous ces tarés qui traînent.

    La seule chose que je regrette, c'est que cet enfoiré soit pas castré en prison.

    J'ai été agressée (pour vol et non pas viol) et j'ai eu une réaction semblable (à moindre échelle, je suis pas pigiste madmoizelle) : en parler dès que possible, se libérer rapidement, ça m'a pas fait de mal, même si j'ai reçu "que" des coups de genous. Et ces counasses n'ont pas eu mon téléphone, ni mon ordi, ni mon fric. Et je les emmerde. En plus, j'ai passé une soirée super après.
    Encore bravo ! :zizinoel:
  4. Mc LizzieMc Lizzie

    Le 24 novembre 2013 à 22:03

    J'ai lu cet article avec beaucoup d'attentions, et je comprends ton envie de partager ton témoignage, c'est vrai qu'après, la tournure de cet article est eu sujet à controverse. Mais je trouve ta façon très terre à terre de réagir. Tu es en bonne santé, à part les bleus il ne t'a pas eu. Je trouve que c'est une bonne façon de réagir, après c'est la tienne hein. Nous ne sommes pas tous pareils.

    Bref sur le débat des victimes qui culpabilisaient, ça m'a fait pensé à un livre sur "le sujet" on va dire. C'est le livre "Lucky" d'Alice Sebold. Justement dans ce livre autobiographique, elle raconte son viol. Sa façon de réagir a été de faire croire qu'elle le désirait également, il me semble qu'il avait une arme dirigée contre elle. Quand il est parti, elle a voulu porter plainte. Mais les policiers, au début n'ont pas accepté sa plainte, pensant qu'il n'y avait pas eu viol vu qu'elle était "consentante". Enfin un livre dure, mais trop peu connue sur le sujet.
  5. MilyDollyMilyDolly

    Le 24 novembre 2013 à 22:47

    J'avais déjà lu l'article il y a un an.
    Maintenant je me sens la force de commenter.

    Pas de tentative de viol, mais une agression .



    Spoiler!
    Quand j'étais au lycée, en seconde, je suis rentrée plus tôt de cours car j'étais malade.
    Direction la gare routière. 10 minutes à pieds. Même chemin que d'habitude, deux heures plus tôt.
    Sauf que voilà. Trois types me tombent dessus, un me traine dans une descente de parking souterrain, les deux autres me poussent, me collent des claques qui me sonnent déjà salement, puis remontent faire le guet.
    Je me débat bien comme je peux, hurle…
    Mais je fais 1m63, 50 kilos, je suis malade, et j'ai beau avoir pratiqué des sports de combats pendant 5 ans..
    Rien ne fait.
    Et plus je me débat, plus je ramasse.
    "Passe moi ton fric, VITE.."
    J'ai pas d'argent, plus de telephone et un vieil Mp3.
    Rien d'intéressant.
    Et en plus j'ai osé essayer de résister.
    Mon agresseur, me choppe alors à la gorge et me plaque contre le mur. Puis s'amuse à me soulever, toujours par la gorge pour me faire taire.
    J'hurle, je ne respires plus, je me débat, je cherche mon air.
    Et les coups partent. Pour de bon.
    Je me fais frapper au visage par le poing gauche du mec. Heureusement il ne porte qu'une bague. Et pas cette énorme chevalière en or qu'il a à la main droite.
    Un coup, deux coups, des "TA GUEULE SALOPE".
    Les deux autres en haut le somme de faire taire sinon je vais ameuter le quartier.
    J'ai peur, je me dis que je vais y passer.
    Je me débat encore.
    Des coups dans les côtes, j'essaie de me protéger avec mes jambes, toujours suspendue par la gorge.
    Et c'est le dernier coup. Dans le genou gauche.
    Il me jette ensuite a terre, m'insulte copieusement et se tire avec ses acolytes.

    Je reprends "conscience" dix minutes plus tard, me redresse péniblement, me cache sous mon écharpe, mes pulls et claudique jusqu'à la gare routière à 5 minutes.
    J'ai mon bus. 45 minutes de trajet à rester stoïque, avec de la musique pour me calmer.
    Le temps que j'arrive il fait nuit.
    Mon père voit tout de suite que quelque chose ne va pas.
    Arrivée à la maison il me pousse à parler, ma mère arrive au même moment.
    Et là j'explose, je pleures, j'hurle, je tremble, crise d'angoisse.
    Je mens. Je dis qu'on m'a agressé dans l'aprem et que des potes m'ont secouru.
    Ils veulent m'emmener porter plainte de suite.
    Je peux pas. J'ai peur. Je lâche enfin la vérité j'étais seule.
    Le médecin de garde refuse de se déplacer ou de me recevoir car il n'est pas mon médecin de famille.
    Charmant.
    Le lendemain j'irais témoigner, je verrais le médecin de la police qui constatera l'agression, les coups, me prendra en photo.
    Au poste de police, j'ai la chance de tomber sur des personnes compétentes, humaines, on me chouchoute,
    on m'amène du chocolat chaud, un croissant, une couverture car j'ai froid (état de choc il parait).

    On ne retrouvera jamais mes agresseurs. Je ne peux toujours pas les identifier clairement:
    3 mecs, 1m90 environ, baraqués, en jogging bleu marine ou noir.
    Typés maghrébins.

    C'est tout. J'apprendrais quelque temps après lors d'une visite a ce poste pour voir ou en était l'enquête et pour donner des nouvelles de ma santé qu'un type s'est fait planté deux semaines plus tard parce qu'il n'avait pas de cigarette à donner à son agresseur. Celui ci n'a pas été retrouvé, les passants n'ayant pas pu l'identifier clairement à cause du manque de lumière.

    J'ai eu peur, j'ai rien pu faire pour me défendre, personne ne m'a défendue. Mais ouais. Je suis une survivante. Aujourd'hui j'ai régulièrement la machoire qui se bloque quand je suis en état de stress, et j'ai des problème de genou à répétition. Je risques à 21 ans une opération et la pose d'une prothèse.
    Mais je m'en fiche, je suis en vie. Mon ami me protège. Et même si j'ai encore peur le soir quand je marche seule. Je sais que je peux tout traverser.






    Un gros bisou à @Jack Parker :coeur:
  6. VitanyVitany

    Le 25 novembre 2013 à 06:43

    merci pour ce témoignage qui prouve que, même si parfois c'est un coup de bol, il faut pas se laisser faire !

    par contre, les flics qui pointent du doigt en disant « Ah tiens, elle s’en est pris une bonne celle-là », c'est sérieux ?!? :eek:
    Ils méritent pas d'être flics !
  7. missdusudmissdusud

    Le 29 novembre 2013 à 15:01

    je ne lis cet article qu'aujourd'hui parce qu'il était en lien dans celui annonçant ton départ et ça c'est nul   :tears:
    je t'aimais beaucoup jack…. :jv:
    bon je t'aimerais toujours hein, mais ça sera plus pareil, je me marrer tellement devant tes articles.

    mais pour en revenir à cet article il y une chose qui m'a énerver c'est la réaction des flics, comment est-ce qu'on peut rire de quelqu'un qui s'est fait agresser ? si ça avait était moi, je les auraient envoyer ch*** bien comme ils faut, ils sont vraiment débile !

    sinon j'ai un regret… ne pas avoir croiser ce mec pour voir sa tronche :yawn:, qu'est-ce que je me serais foutu de sa gueule  :D
  8. FlotsamFlotsam

    Le 29 novembre 2013 à 15:31

    Posté par jack-parker
    Si ça arrive, j'en serais la première surprise - je sais que c'est une possibilité mais pour moi, elle est vraiment minime. Et je ne comprends pas ce qui motive certaines personnes - pas toi, donc - à m'envoyer des messages pour me dire "tu fais la fière mais reviens dans trois mois quand tu seras paralysée par la peur, là on pourra rigoler" ou "profite de ce moment de gloire parce que ça va pas durer, tu vas t'écrouler toute seule dans quelques mois et tu te sentiras bien conne". Je ne comprends vraiment, vraiment, vraaaaaaaiment pas. Peut-être que ça les rassurerait de me voir me trainer de douleur par terre dans quelques mois dans l'indifférence complète et les "HAHA JE T'AVAIS PRÉVENUE" mais j'ai bien peur qu'elles soient déçues.


    Le sujet a déjà été abordé sur la VPS, c'est quelque chose qui me choque beaucoup qu'on exige des victimes d'agressions et de viols qu'elles aillent très mal. J'ai l'impression que les gens veulent que quand une femme a été agressée, elle soit condamnée à vie, point de salut pour elle, elle restera une victime tremblante toute sa vie. Elle n'aura jamais plus une vie heureuse et ne doit même pas essayer de s'en sortir, c'est foutu pour elle. Mais merde quoi, c'est pas ça la vie.

    Je sais pas si ça remonte à des vieilles valeurs où la femme était impure et souillée après avoir été déflorée (avec ou sans son consentement), mais j'ai vraiment l'impression que c'est dans l'inconscient collectif.

    J'ai été violée, et je ne compte pas le nombre de fois où on m'a dit "mais c'est bizarre quand même que tu sois comme ça, que t'aimes le sexe …", ou des remarques sur mes fringues, mon attitude … je trouve ça effrayant de condamner des femmes à rester à jamais dans la case "victime traumatisée". C'est pour ça que j'ai trouvé ce témoignage vraiment très bien.

    Je n'y ai pas vu une condescendance à l'égard des femmes qui n'ont pas su/pu se défendre, mais un message positif, qui montre que c'est possible de s'en sortir, et qu'il y a une vie après l'agression. A mon sens la meilleure revanche que l'on puisse prendre contre son agresseur c'est ça : vivre. Retrouver le sourire, s'épanouir, avoir la vie sexuelle qu'on veut, faire confiance à des gens, ne plus avoir peur, aimer.

    Et tout ça n'enlèvera rien à la douleur ressentie, au chagrin, à la peur. S'en remettre ce n'est pas oublier, ce n'est pas s'en foutre. C'est faire avec.
  9. ingrid de custom'elleingrid de custom'elle

    Le 02 décembre 2013 à 21:17

    Et bien je ne peux qu'envier ces reflexes !
    Perso je me recroqueville, enfin ça c'était avant que je sois maman, j'ai un instinct de tueuse pour tout ce qui touche mes filles !
    Mais pour moi je suis un peu passive ! Quand tu parle des flots d'adrénaline… Je vois de quoi tu parle et je souhaite à chacune en situation de danger d'avoir accès à ces réserves magiques d'énergie pure.
    Par contre une fois ce flot passé, normal de trembler c'est le contre coup !
    Bisous ♥
  10. Nek0Nek0

    Le 10 juin 2014 à 10:12

    Les réactions du groupe que l'on appeler "les autres" sont…pleines de théories plus farfelus les unes que les autres…

    Perso j'ai un soucis avec les rapports sexuels et plus largement le rapport à l'homme, enfin ça c'est ce qui est facilement visible mais en vérité j'ai un soucis avec les rapports humains dans leur globalité ^^

    Mais pour avancer une explication après "le père", "la scolarité", "le traumatisme de la banane" ou que sais-je encore il y a souvent le "tu ne te serais pas faites agressé?" -"si, mais ça n'a rien à…"" ah bah voilà c'est pour ça! Il faut juste que tu tourne la page!"

    Là j'abandonne la discussion ^^

    En tout cas bravo JP, même si je réponds avec (seulement un peu :D ) du retard, d'un côté ton témoignage nous montre que si on le veut on peut se rebeller nous aussi :)

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