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Société

Le chef de la Maîtrise boréale est accusé d’avoir abusé de 17 jeunes élèves dans les années 1990

Selon les informations du Parisien, Bernard Dewagtère viendrait d’être mis en examen pour viol, trente ans après les faits.

Dimanche 21 janvier, Le Parisien a révélé dans une large enquête que le chef de chœur Bernard Dewagtère, à la tête de la prestigieuse Maîtrise boréale, aurait abusé et humilié au moins 17 jeunes élèves, dont certaines mineures de 1990 au début des années 2000.

Un gourou qui ciblait « les adolescentes mal dans leur peau »

Le quotidien dresse le portrait d’un homme « quasi-gourou » au mode opératoire bien ficelé. Exerçant une emprise sur ses jeunes élèves, il cible « les adolescentes mal dans leur peau, avides d’attention et de reconnaissance, qui souffrent dans leurs sphères familiales respectives ». Il les attire à l’écart après les répétitions ou avant de monter sur scène, pour en abuser, à coup de fellations forcées, de caresses imposées ou de sodomies contraintes.

Les anciennes élèves décrivent un tyran, « à la personnalité terrorisante », multipliant les humiliations publiques, soufflant le chaud puis le froid sur ses étudiantes dociles et profitant du succès pressurisant de la maîtrise qui multiplie les concerts dans des lieux prestigieux.

À lire aussi : Affaire Denis Dupays : « La musique classique est l’un des derniers domaines qui résiste à #MeToo »

Une enquête classée sans suite

Il faut attendre le 3 août 2005 pour que soit licencié pour « fautes graves » Bernard Dewagtère, suite à un signalement fait à l’association Domaine Musiques, qui chapeaute la Maîtrise boréale. L’organisation fait remonter au procureur les éléments à sa connaissance, et une enquête judiciaire est ouverte, confiée à la brigade des mineurs de Lille. De mi-2005 à mi-2008, une soixantaine de personnes sont « entendues dans la plus grande discrétion ». Selon une synthèse de l’enquête, consultée par Le Parisien, un tiers des témoins évoque « ses relations avec les adolescentes ».

En 2008, Bernard Dewagtère reconnaît les faits à demi-mots, et met ses actions sur le compte de la boisson. La procédure est classée sans suite. Jusqu’à ce que, l’année dernière, l’une des victimes présumées décide de se constituer partie civile. Fanny, de son prénom, est alors « auditionnée en mars 2023 », résume Libération. « La juge d’instruction saisie du dossier considère que les faits ne sont pas prescrits, relance les investigations et Bernard Dewagtère est mis en examen le 20 mars ». Une autre victime présumée, Célia, a par ailleurs déposé plainte en juin dernier. « Une nouvelle procédure qui pourrait être jointe à celle de Fanny au cours d’un réquisitoire supplétif », abonde Libération.


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