Harcelée parce qu’elle est végane, une ado a voulu se laisser mourir

Une adolescente a été victime d'un harcèlement scolaire très violent à cause de son véganisme. C'est allé si loin qu'elle a voulu mettre fin à ses jours.

Harcelée parce qu’elle est végane, une ado a voulu se laisser mourir

Le harcèlement scolaire a beau être un sujet de plus en plus médiatisé et reconnu, à juste titre, comme un grave problème, il est loin d’avoir disparu.

L’histoire dont je vous parle aujourd’hui en est un triste exemple…

Une adolescente harcelée parce qu’elle est végane

Le Matin raconte la souffrance de Tara, une jeune Suisse de 16 ans qui a voulu mettre fin à ses jours tant elle était harcelée.

À l’origine des moqueries, son véganisme : l’adolescente ne consomme pas de produits issus de l’exploitation des animaux (viande, laitages, mais aussi miel, cuir, laine…).

En école secondaire (l’équivalent du lycée), le harcèlement a commencé. Je cite Le Matin :

« Les camarades de Tara se moquent d’elle et la surnomment « tondeuse à gazon », car elle est végane.

À la pause de midi, ils changent de table pour ne pas manger à ses côtés. En classe, ils poussent des grognements, la traitent de « truie » et vont jusqu’à lui jeter des livres sur la tête. »

L’adolescente a confié ses malheurs à l’assistante sociale de l’établissement, mais ça n’a pas suffi à faire cesser le harcèlement. Elle n’en a cependant pas parlé à ses parents.

Quand le harcèlement scolaire pousse à vouloir mourir

Tara souffre tant qu’elle n’a plus envie de vivre.

L’adolescente arrête quasi-entièrement de s’alimenter, son poids chute de façon dangereuse. C’est le médecin de son établissement scolaire, inquiet, qui prévient ses parents.

Ceux-ci réagissent immédiatement quand leur fille explique ce qu’elle vit au quotidien.

Tara a été placée dans une clinique psychiatrique, puis, une fois hors de danger, elle a changé d’école. Cependant, des zones d’incompréhension subsistent, toujours d’après Le Matin :

« Du côté de l’école, on nie toute responsabilité et on affirme qu’il n’y a pas eu mobbing [harcèlement, NDLR] de l’adolescente selon la « définition technique » du terme, souligne son directeur.

Celui-ci estime que l’établissement a en outre réagi correctement. Du point de vue de la direction de l’école et des autorités cantonales, l’école a fait tout ce qui était possible avec le soutien de professionnels, conclut-il. »

Le harcèlement scolaire prend racine partout

Dans ce cas précis, Tara a été harcelée sur la base de son véganisme. Mais malheureusement, toute particularité peut mener au harcèlement.

Que ce soit une conviction, une religion, un détail physique, un tic de langage… la moindre « différence » va servir de fuel aux harceleurs et harceleuses.

Le phénomène du harcèlement scolaire est complexe et douloureux. Mais il est nécessaire de continuer à en parler pour briser l’isolement dans lequel les victimes se retrouvent.

Au sujet du harcèlement scolaire

Mymy

Mymy

Mymy est la rédactrice en chef de madmoiZelle et gère la rubrique masculinité (dont fait partie son podcast, The Boys Club). Elle est aussi dans la Brigade du Kif du super podcast Laisse-Moi Kiffer. Elle aime : avoir des opinions, les gens respectueux, et les spätzle.

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Commentaires

NanaCoubo

@0h-dear
Je t'en prie c'est normal !
T'es une battante !
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"Oh mais dit, toi non plus tu n'es pas toute blanche" - Dit par une prof principale alors que je lui expliquais qu'un groupe de fille me harcelait en m'envoyant des insultes par texto.
@TennanTen Putain ça ça m'énerve ça... sous prétexte que telle personne n'est pas toute blanche, mais mince, elle ne mérite pas, personne ne le mérite.
J'en ai parlé avec des élèves dits perturbateurs dans le collège dans lequel je bosse et ils m'ont dit que des fois on ne les écoute pas ou on ne le croit pas à cause de leur dossier scolaire pas très élogieux. Je leur ai expliqué que parfois, il y a des personnes qui ne vont malheureusement moins croire ceux qui ont tendance à perturber ou être les rigolos de services que ceux qui semblent tout le temps sages et les dits premiers de la classe. Je leur ai ensuite confié que c'est abusé et que je suis d'accord avec eux. Je les ai prévenu que je voulais vraiment les aider dès qu'il y avait un soucis de leur côté, il fallait vraiment dire les faits, ce qu'il s'est passé et dans quel contexte (et ne pas se baser sur les on dits et éviter les désinformations) parce que si on ne me dit pas tout et qu'on m'explique mal les choses, je ne peux malheureusement rien faire. Après, je ne suis qu'une pionne dans ce collège, je ne peux rien faire de plus (si seulement !) comme je ne suis pas en haut de la hiérarchie et ils ont compris ça.
 
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