Les fêtes de fin d’année et leurs aspects un peu surestimés

Les fêtes de fin d'année, c'est vachement bien, mais ça plaît pas à tout le monde. SPP vous parle de quelques-uns des trucs un peu pénibles relatifs à cette période de l'année..

Les fêtes de fin d’année et leurs aspects un peu surestimés

Oh dis donc : dans une semaine, c’est Noël ! Comme beaucoup, je me réjouis de cette nouvelle, et j’ai hâte d’être entourée de ma famille, de manger plein de trucs gras et d’offrir plein de trucs en retour à des gens que j’aime bien.

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Mais comme dans toutes les situations, il y a des inconvénients, parce que rien n’est jamais parfait, toi même tu le sais. Toi-même tu le sais quand tu as passé la journée chez Disney mais que t’es revenue avec un rhume. Ou quand, à 8 ans, t’as fait une cabane dans les bois et qu’elle s’est pétée la gueule. Ou quand tout allait bien dans ta vie, genre « wow j’ai eu 16 de moyenne wow je tombe amoureuse comme on tombe d’un trottoir wow mon transit se porte bien », mais qu’un bouton de fièvre est venu te bousiller ta sérénité de l’esprit.

Rien n’est jamais parfait, c’est sûr, en tout cas quand on a le don de chipoter sur des broutilles. Voici donc quelques aspects UN PEU surestimés des fêtes de fin d’année !

Le lait de poule

Le lait de poule est une boisson à base d’oeuf, de lait, de crème, de sucre, et de noix de muscade ou de cannelle. Ça se boit très bien et tout un tas de personnes aiment ça au point d’attendre Noël pour ça… mais moi, quand je regarde la liste des ingrédients, je me dis que c’est grosso modo de la pâte à crêpes servie dans une tasse.

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« Voilà ce que j’en fais de ton lait de poule ! La bouffe c’est fait pour croquer dedans, pas pour la boire. » (Un message du CGMD, le comité des gens qui mettent les dents)

La simple évocation du lait de poule me donne la bouche pâteuse – et qui a déjà bu cinq verres de lait ou deux Russes Blancs d’affilée sait de quoi je parle. N’importe quelle boisson à base de lait me re-tapisse l’appareil buccal d’un film épais, tout en me donnant au bout de dix minutes une haleine de gorgonzola. J’adore ça, hein, mais quitte à sentir le fromage, autant en manger : c’est plus cool.

Mais surtout, si je trouve ça un peu surestimé, c’est que vu de quels trucs super bourratifs c’est fait, le lait de poule est le meilleur moyen de ne plus avoir faim pour le dîner… alors que les repas de fête, c’est quand même LA VIE.

J’avais super hâte de goûter mon premier lait de poule. J’ai tout bien fait, comme dans les films : j’avais pas de paire de chaussettes épaisses alors j’en ai enfilé plusieurs, j’avais pas de plaid pour humaine alors j’ai pris celui de mon chien, et j’ai mis des paillettes de joie dans mes yeux. Mais j’ai vachement déchanté en comprenant que je savourerais pas le chapon-sauce à la truffe de mon père avec autant d’énergie que d’habitude.

La prochaine fois, j’avalerai un parpaing, ça coûtera moins cher.

Les soirées au coin de la cheminée

J’ai toujours fantasmé devant les cheminées pétillantes des films de Noël ou Thanksgiving. Je chouinais de frustration devant celle, condamnée, de mes parents (une fois, j’ai carrément pleuré en me disant que le Père Noël était peut-être resté coincé dedans l’année précédente, et que du coup, mes cadeaux, je pouvais me les mettre profond).

Et puis un jour, mes grands-parents ont fait un feu de cheminée, le jour de Noël. T’imagines pas ma joie : je pouvais enfin admirer les flammes danser, sentir la chaleur du bois en train de brûler…

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Mais en vrai, au bout de dix minutes, j’en ai eu marre : ça sentait beaucoup trop fort, mes cheveux semblaient avoir été bercés trop près du barbecue, et tout le monde m’empêchait d’approcher la cheminée de peur que je ne me crame la fesse ou que j’y mette la main. Aujourd’hui encore, pour moi, « feu de cheminée » rime avec « mouvements entravés et cheveux qui graissent vite et sentent le cochon grillé ».

Merci mais non merci.

Ouvrir des cadeaux

J’aime les cadeaux. J’aime qu’on m’en fasse et j’aime en faire. Mais celles qui, comme moi, souffrent d’un grand mal m’en taperont cinq dans cette grave douleur de la vie.

Car oui, il se trouve que j’ai une maladie sociale : parfois, je veux tellement avoir l’air heureuse que j’en fais… trop. Quand l’heure est à l’échange de cadeaux et qu’on te tend ton paquet, toutes les paires d’yeux se tournent vers toi. Certaines personnes s’en sortent très bien, elles sont naturelles et rien ne pourrait entacher leur bonheur.

Les gens comme moi, eux, ont plus de mal à oublier la crainte…

  • que leur cadeau ne leur plaise pas
  • que ça se voie alors que « c’est vraiment pas grave du tout j’l’aimerai quand même »
  • que leur cadeau leur plaise, et qu’ils soient dont contents
  • qu’à force de vouloir avoir l’air content de leur cadeau, ils mettent mal à l’aise la personne qui l’a offert et pense en avoir trop fait
  • que cette personne soit déprimée, du coup, et que sa fête soit gâchée.

Et je te parle pas de l’angoisse d’offrir à autrui un cadeau que tu trouvais être une excellente idée : au moment de tendre le présent, la peur. « En fait, c’est une idée de merde, nan ? Je veux dire ok, au détour d’une conversation y a quatre mois il m’a dit qu’il en voulait, mais si ça se trouve c’était une blague et il m’aimera plus, ma vie est fichue, ils vont me déshériter, et après je serai seule au monde comme un Mon Chéri égaré dans une boîte de Ferrero Rocher ».

Les photos de famille

J’aime bien être prise en photo, je trouve ça rigolo. Les fêtes ne dérogent pas à la règle et c’est avec joie que je m’installe devant le sapin quand quelqu’un commence à vouloir mitrailler la tribu au complet.

Une fois que tout le monde a refusé d’obéir aux enfants qui voulaient qu’on chante Petit Papa Noël pour le faire venir plus vite…

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…tout le monde sauf Tatie Corinne, qui adore chanter parce qu’elle a vachement de coffre (TU L’AS ?)

Une fois que tout le monde a refusé de chanter, donc, c’est l’heure du rituel : la fameuse photo de groupe. On se réunit, heureux d’être ensemble (sauf si tu as des Tatiphobes et autres Papiracistes dans ta famille : dans ce cas, sache qu’on te soutient et qu’on t’aime), et on pose avant de ranger l’appareil et d’aller se noyer dans le fromage.

Et puis une semaine plus tard, en pleine déprime post-fêtes de fin d’année, on a l’occasion de voir le résultat. Et là, le choc. Ce qui était un moment de bonheur redevient sur l’écran ce qu’il était : un moment de bonheur… mais en fin de soirée. Avec les gens qui ont le ventre trop plein, la peau qui luit (probablement la faute à la cheminée), le teint potentiellement écarlate, un oeil fermé et l’autre à moitié ouvert…

Bon, on se dit, finalement, que c’est pas si grave que ça. Que ce qui compte, c’est de savoir qu’on aime les siens, et que c’est pas une jolie photo qui va suffire à nous le rappeler. Même si ce serait quand même vachement mieux d’en avoir une.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Professeur Mc Gonagall
    Professeur Mc Gonagall, Le 19 décembre 2014 à 21h20

    Pour les photos, j'ajouterai : l'obsession des gens à vouloir te photographier. Quand tu aimes être prise en photo, c'est cool, pas de problème. Mais je suis la seule dont la famille ne comprend pas la phrase "je veux pas être prise en photo" ?
    J'ai été obligée de développer mon radar à appareil photo, parce que tout ce qu'ils en ont retenu, c'est "faut pas la prendre en photo quand elle s'en aperçoit". Donc ils attendent que je sois occupée, genre je parle à quelqu'un, et dans le coin de la pièce, clic, photo.

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