Vivre sous le joug de la timidité

Pondu par Ophelie le 9 avril 2012     

Dans un souci égoïste de catharsis et pour rassurer nombre de ses contemporains, Ophélie aborde aujourd’hui une souffrance intime des plus handicapantes et pourtant des plus courantes : la timidité.

Je suis une grande timide, j’ai toujours été timide et je vais couper court à toutes les espérances délirantes que j’ai longtemps nourries dans les vagues de mes draps en satin rose : je serai toujours timide.

Tout comme on ne se débarrasse jamais totalement d’un herpès, je crois que l’on est timide pour toute la vie, peu importe les stratégies mises en place pour cacher notre mortelle blessure ou guérir de cette infirmité honteuse.

Être timide, ce lifestyle extraordinaire

Sur tous mes bulletins scolaires, en dehors des mentions « médiocre » et « manque de rigueur » on peut également lire « participation orale inexistante » et autres annotations truculentes telles que ce fameux « Ophélie a-t-elle une voix ? ».

Les timides sont souvent considérés comme des semi-demeurés, des êtres pas totalement finis aux capacités limitées alors qu’il n’existe rien de commun entre nos possibilités intellectuelles et notre manque d’audace sociale.

J’ai passé la quasi-totalité de ma scolarité dans un mutisme religieux, en classe je ne participais jamais et il aurait fallu me menacer avec une hache pour que j’ose lever mon doigt fébrile et donner à haute voix la réponse que je marmonnais dans ma barbe depuis cinq minutes.

Dès qu’une situation sociale nécessite une prise de position individuelle, je suis plongée dans un effroi qui me paralyse presque. Cette constatation dramatique me paniquait lorsque j’étais enfant, lorsque je réalisais qu’un jour – probablement à l’âge adulte – je devrai faire mes propres choix, prendre des décisions en mon âme et conscience, être seul maître de mon destin et affirmer ma personnalité, mes goûts, mes principes de vie.

J’aurais aimé n’être qu’une ombre, une forme indistincte et fuyante qui aurait pu ramper à loisir le long des murs et des trottoirs sans que personne n’y fasse attention. C’est un peu triste, je le concède, mais je n’ai aucune explication rationnelle qui me permettrait de justifier ma timidité maladive. Longtemps j’ai pensé que seuls la discrétion et le silence me permettraient de vivre normalement, à l’abri du regard d’autrui et dans une relative tranquillité.

En vérité, ce mutisme m’a plus souvent fait passer pour une gentille abrutie un peu molle du ciboulot plutôt que pour un ange de sagesse et de sérénité. On aime pas trop les introvertis, les silencieux, les rêveurs; les parents sont davantage fiers d’avoir un casse- cou babillard plutôt qu’un poltron rougissant dès qu’on lui adresse la parole.

Alors on a tout essayé pour sauver mon âme et me remettre sur le droit chemin du salut social et de la réussite mondaine.

Les mauvais conseils que l’on donne communément pour combattre la timidité.

« Fais du théâtre, paraît que c’est bien pour se désinhiber ! » - Alors on va remettre les pendules à l’heure tout de suite : sortir de soi-même pour composer avec une personnalité autre que la sienne, ça nous permettra peut-être de souffler pendant quelques instants mais ça ne réglera pas notre manque de confiance en nous dans le réel. L’exercice peut éventuellement permettre à certains timides de comprendre qu’ils peuvent être différents de ce qu’ils sont au quotidien mais ça n’ira guère plus loin.

D’autant plus qu’à force de conseiller aux timides de faire du théâtre les troupes de comédiens sont à moitié composées d’handicapés sociaux du même acabit que nous ou d’originaux désireux de réciter du Beckett en pleine rue déguisés en troubadours Occitans. Je ne suis pas certaine qu’une telle activité artistique soit bénéfique à mon moral mais ce jugement n’engage que moi.

« Va dans une soirée où tu ne connais personne, tu seras obligée de t’intégrer. » – Je crois que c’est le cauchemar de tout timide qui se respecte : la solitude face au groupe. Je suis donc déjà allée dans une soirée où je ne connaissais que très vaguement quelqu’un et le gouffre qui me séparait d’une vie sociale riche et brillante s’est agrandi lorsque j’ai rencontré des verres de Picon-bière et une playlist Deezer à compléter. Je suis donc devenue David Guetta le temps d’une nuit et je ne suis pas sûre que cela m’ait apporté grand bénéfice, en dehors d’une interdiction stricte de toucher aux playlists en soirée après avoir passé douze fois La Haine de Cut Killer.

« Pratique une activité de groupe, culturelle ou sportive ! » – C’est ce que la pédopsychiatre m’avait conseillée. Je voulais faire du cheval (c’est mon côté snob aristocratique), mes parents ont voulu m’inscrire dans un club de tennis (c’est leur côté Club Med prolétaire). Conséquemment, j’ai vaillamment refusé d’entrer sur le court, jeté ma raquette en boyaux de chat au sol et j’ai fini par prendre un abonnement à la piscine. J’y suis allée trois fois : lorsque tout le monde a compris qu’il était difficile de socialiser en apprenant à respirer sous l’eau j’ai cessé de pratiquer une quelconque activité « de groupe ».

Je suis timide et je ne me soigne pas.

Ce n’est évidemment pas tous les jours marrant d’être timide, mais je ne veux pas sembler fataliste pour autant. Par exemple, lorsque j’ai avoué à mes collègues de travail que j’étais excessivement timide ils ont été surpris et j’ai eu l’honneur d’entendre ce savoureux « Toi, t’es timide ? ALORS LÀ JE PENSAIS PAS DU TOUT » (je l’écris en capslock parce que c’est une des plus jolies choses qu’on m’ait jamais dites – ça et le jour où ma coiffeuse m’a dit que j’avais un cuir chevelu très résistant).

En grandissant j’ai compris qu’on pouvait effectivement atténuer sa timidité, la masquer un peu en acceptant de jouer le rôle social qu’on décide de s’attribuer. J’ai appris qu’en certaines situations on peut mettre ses affects de côté pour reprendre le contrôle et sauver la face.

Je ne suis pas « moins timide » qu’à mes douze ans, en réalité la seule différence réside dans le fait que je le cache beaucoup mieux qu’auparavant. Nous devons prendre des décisions en permanence, être performants, avoir de l’audace, de la créativité, être originaux et uniques sept jours par semaine sous peine de ne pas exister, d’être encore moins de choses que cette ombre rampant le long des murs et à laquelle je me suis identifiée.

Je sais que nous sommes nombreux à arborer un masque de survie derrière lequel se cache une nation entière de timides, de boiteux, de mecs et de nanas à l’estime d’eux-mêmes intermittente qui pensent que c’est grave d’être ainsi et que ça fait d’eux des renégats misérables.

Assumer ma timidité, avouer que non, je ne serais jamais quelqu’un de totalement extraverti et que je ne m’en porte pas plus mal pour autant, c’est ma manière à moi de souffler, d’exister véritablement et de dire « MERDE. » (en capslock, c’est important) à toutes les attentes que l’on porte sur moi et auxquelles je ne me conformerai jamais.

Aux professeurs, à tous les gens de pouvoir qui ont cru que ça n’était pas grave de tourner ma peur en ridicule et de me mettre mal à l’aise. À tous ceux qui ont pensé que je valais moins qu’eux parce que je n’ouvrais pas ma gueule pour les humilier comme ils se plaisaient à le faire.

Je leur répète, à tous ceux-là, que certes je suis timide mais que je n’en ai pas honte, que je ne changerai pas, fondamentalement. Que je ne pourrai jamais changer pour devenir un vainqueur à l’intrépidité inaltérable mais que je m’en fiche. Je suis timide, comme le nain dans Blanche-Neige, c’est un nain très sympa et personnellement je trouve que c’est le plus mignon.

enfance

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  1. beatoubeatou

    Le 12 avril 2012 à 23:22

    Hey hey,

    c'est mon premier post ici, sans doute la timidité également haha :D

    Juste pour apporter ma mini-pierre à l'édifice car je me sens très concernée par cet article (je trouve ça cool que ce genre de sujet soit abordé avec autant de naturel)

    Je voulais juste confirmer que le sentiment d'être inintéressante / un peu nullos / pas légitime que je me suis coltinée fort longtemps ne sont pas une fatalité (alors même qu'on a été très bonne élève modèle parfaite). J'ai vécu ça une bonne partie de mon adolescence + début de ma vingtaine. J'avais l'illusion que les grandes gueules qui parlaient tout le temps et très fort avaient une sorte de super pouvoir impossible à atteindre pour moi, pouvoir qui les rendait infiniment intéressants.

    Arrivée à un stade où je souffrais de très peu sortir et d'être bloquée dans ma vie sociale (bon ça ne m'a pas empêchée de trouver un copain), j'ai également essayé le psy. En ce qui me concerne, ça ne m'a pas tellement aidée et j'ai vite arrêté mais finalement, la vie aidant, le boulot aidant (obligée de parler à pleins de gens que je connaissais pas et de travailler avec eux, changements de boulot assez fréquents…), j'ai ressenti au fur et à mesure qu'en fait je pouvais valoir quelque chose aux yeux des gens que je rencontrais, hors du cadre amis très proches et famille, que mon opinion pouvait être intéressante et pertinente sur moults sujets, que des fois je pouvais dire des trucs rigolos MÊME SI JE LES CONNAISSAIS PAS TROP. Et surtout que ça ne valait pas la peine de prendre en compte l'opinion de tout le monde (ouais j'ai fini par un peu développer mon esprit critique et ça aide vachement).

    Maintenant, dans tous les cas, je sais que j'ai un caractère réservé, que j'ai besoin de tâter le terrain avant d'être à l'aise avec un / des gens que je ne connais pas, et ce pendant un temps plus ou moins long, que je ne suis pas une très grande bavarde, que j'aime bien être toute seule des fois (mais pas tout le temps), que je déteste téléphoner (je le fais sans problème au taf mais c'est pas de la phobie, juste j'aime pas rester des heures au téléphone). Et ben c'est pas grave, c'est un caractère comme un autre, ça ne m'handicape ni dans ma vie quotidienne, ni dans ma vie professionnelle !

    Et franchement il faudrait former les profs là-dessus, et même la société toute entière, la réserve en classe (ou au travail) n'est pas forcément tout le temps la traduction d'un énorme mal être. Je ne sais plus qui l'a dit dans les commentaires, mais on n'a pas forcément envie de l'ouvrir pour l'ouvrir systématiquement, d'être tout le temps en représentation, et ce n'est pas forcément utile pour être heureux ou bien faire son boulot. Bref, tout ça pour dire que l'appréciation "bon boulot mais on l'entend pas trop :(" m'a suivie depuis toujours et me suivra certainement encore un ptit bout de temps…

    Et pour celles qui se demandent que faire pour embellir la vie d'un/une timide qui n'a pas confiance en elle et qui est triste de sa situation : je dirais, comme ça a été indiqué plus haut, de leur faire rencontrer d'autres personnes en très petit comité, et je rajouterais, des personnes avec qui elle peut avoir des affinités, des passions, des références en commun par exemple. Ca aide tout de suite à briser la glace plus vite et surtout à la valoriser :)

    Voilà voilà, :coeur::coeur: à toutes
  2. SophiezerSophiezer

    Le 13 avril 2012 à 12:18

    Posted by tomiko
    Résultat à chaque fois qu'on m'interrogeait en classe je gardais les cheveux devant mon visage et j'avais très peur de rougir et presque à chaque fois ça arrivait et j'entend encore distinctement les "ooooooh elle est toute rougeeee!!!!" "oooooh t'es rouge comme une tomate" "t'es toute rougggeeee" à croire que c'était jouissif pour les gens de le faire remarquer… =_="


    C'est l'histoire de ma vie… Sauf qu'à 22 ans, c'est toujours pas fini. Un exposé, un oral, un entretien d'embauche, je finis toujours rouge écarlate tomate. Et plus je me dis que je suis rouge, plus je rougis. Et dans ces moments, je mets toujours mes cheveux devant mon visage, comme une adolescente; ce qui est en soit assez ridicule. Quand aux "touuuuute rouge", ça me donne envie de distribuer des coups même si je sais que bien souvent, c'est pas dit avec méchanceté.
    C'est vraiment un chouette article, qui rassure et fait plaisir à toutes les timides!
  3. miss_caromiss_caro

    Le 23 avril 2012 à 11:35

    Cet article et vos réactions font plaisir. Vraiment.

    Je suis une fille très timide au fond, mais j'ai comme un "masque" en société, au travail. Quand j'étais petite, mes instituteurs convoquaient mes parents pour savoir si j'étais maltraitée tellement ma timidité était maladive. Je gardais ma tête enfouie dans mes bras toute la journée, je n'osais pas croiser le regard de mes instits. Collège, transformations physiques pour les autres, toujours rien pour moi, ça a empiré. Je me sentais tellement illégitime d'être là, quand on m'invitait en soirée je me disais qu'on allait me rappeler en me disant que c'était une erreur et que je n'étais pas invitée.

    Des garçons dont j'étais folle amoureuse m'ont demandé de sortir avec eux au collège/lycée. J'étais tellement timide que je leur ai foutu des rateaux alors que je rêvais que de ça!! J'ai fini par me mettre en couple avec un mec encore plus timide que moi, car c'est comme si on se comprenait parfaitement.

    Sinon dans le monde professionnel je me force à beaucoup sourire pour faire illusion. Rien que le fait de sourire, ça montre aux autres que tu es qqn de très communicatif alors que c'est juste un masque. C'est vraiment con.

    Je pense qu'il est impossible de "soigner" sa timidité (alors que ce n'est pas une maladie, je comprends pas cette expression), mais on peut la cacher. Rester timide au fond de soi, et donner le change aux autres, ça passe par le sourire, rire aux blagues des autres, etc. Mais putain, qu'est-ce que c'est dur…
  4. Lina ButterflyLina Butterfly

    Le 19 mai 2012 à 13:23

    J'ai vraiment l'impression que toutes celles qui se sont reconnues dans cette article ont compris ce que j'avais toujours ressenti, c'est dingue…

    J'ai aussi passé toutes mes années de collège/lycée un peu renfermée sur moi-même, à subir le regard insistant des profs en cours qui attendaient une réponse de tout le monde. Enfin voilà, je pense que ce qui m'empêchait de prendre la parole c'était la réactions que pourraient avoir les autres élèves et aussi la réaction du prof qui un jour aurait sans doute dit "Ah bah elle participe finalement !" Tous les matins je me levais en me disant "allez aujourd'hui je participe !" et au final je ne l'ai jamais fait… Pourquoi ? J'ai toujours eu peur de la réaction des autres.

    Du coup un peu comme toutes les timides j'ai eu droits un bon nombre de remarque des profs du genre "il faut prendre sur soi !" ou encore "j'ai besoin de vous, votre participation compte pour faire avancer le cours !", donc évidemment c'était beaucoup de pression pour la grande timide que j'étais. Bon, je vous passe les "aucune participation" répétés chaque année dans le bulletin.

    Je pense que ce qui ne m'a pas aidé c'est d'avoir passé toute mes années de collège avec une fille encore plus timide que moi, qui était une de mes meilleures amies à l'époque (elle l'est toujours hein ^^ ), j'avais envie d'aller vers les autres mais je choisissais la facilité et je restais tout le temps avec elle, entre timides on se comprenait :)

    On ne s'est pas retrouvé dans le même lycée par la suite, et j'ai appris à avoir confiance en moi, à aller vers les autres, à avoir de moins en moins peur de leur réaction (même si je n'aime toujours pas parler en cours haha) voilà je pense que le fait d'avoir osé aller vers les autres m'a un peu aidé à surmonter tout ça. Aujourd'hui je peux dire que je prends du plaisir à aller parler aux autres, à faire plein de connaissances, à voir ce qu'ils peuvent m'apporter… mais bon, c'est pas toujours facile d'oser parler à tout le monde, on appréhende forcément leurs réactions et la façon dont ils peuvent nous juger. Mon copain me dit que je fais trop attention à l'avis que les gens ont de moi et que je ne devrais pas mais c'est plus facile à dire qu'à faire.
    Peut-être qu'un jour j'arriverai à surmonter cette étape la aussi 8)
  5. HappylandHappyland

    Le 19 mai 2012 à 23:34

    Merci pour toutes ces réactions très enrichissantes, et notamment pour celles des "non-timides" comme elles s'auto-baptisent, parce que c'est intéressant de voir comme nous pouvons être perçues, en général. Je n'y avais jamais réfléchis en fait, je me crois tout bonnement transparente. :shifty:

    Je ne vais rien apporter de plus concernant ce que je ressens dans ces moments là, vous l'avez toutes très bien décris. :)
    Je crois que j'ai surtout peur de faire un bide en fait, je veux dire, je me trouve, depuis toujours inintéressante au possible. J'ai l'impression que je ne vais dire que cliché sur cliché et que je n'ai rien à apporter au débat. Je ne me trouve absolument pas drôle et suis persuadée d'être ennuyeuse. Alors pour ne pas "gâcher la fête", je ferme ma gueule, je regarde, je ris de temps en temps mais dans un profond malaise, et j'en arrive toujours au même point : qu'est-ce que je fiche ici ? Pourquoi ?

    Mais quelque chose m'a dérangé dans l'article, c'est l'idée que "Je suis comme ça, je ne changerai pas". Pourquoi ? La plupart des filles qui ont témoigné ici, souffrent de cette situation. J'en souffre. Pas parce que le fait d'être timide, en soi, soit spécialement une tare ! Mais parce que ça m'empêche de vivre, d'avancer, j'aimerais rencontrer de nouvelles personnes, j'aimerais vivre pleinement chaque moment sans craindre de ne pas agir comme il faut, j'aimerais vraiment me sentir "libre". Et je suis persuadée que ça peut se faire. Petit à petit. Pas du jour au lendemain, et sans devenir la grande gueule de la bande d'ici deux ans, mais se dégager un peu de toutes ces contraintes que je m'impose. Certains témoignages ici en sont la preuves : c'est possible!
    Et je comprend complètement celles qui s'opposent à cette espèce de résignation…
    Et pourtant, dieu sait que pour moi, ce sera difficile.
    Mais je suis tellement fière chaque fois que je me surprend à vaincre ma timidité dans certaines situation..

    Non moi je continue à avoir de l'espoir, à y croire, et à ne pas voir ça comme une fatalité avec laquelle je vais devoir vivre jusqu'à ma mort parce que je suis comme ça.
  6. Lina ButterflyLina Butterfly

    Le 20 mai 2012 à 20:38

    Posted by Happyland
    Alors pour ne pas "gâcher la fête", je ferme ma gueule, je regarde, je ris de temps en temps mais dans un profond malaise, et j'en arrive toujours au même point : qu'est-ce que je fiche ici ? Pourquoi ?


    Je dois avouer que ton message m'a beaucoup touché et particulièrement cette phrase, parce que j'ai souvent eu ce sentiment quand j'étais dans un groupe de personne, dès fois je me dis "Je pourrai ne pas être la, ça ne changerait rien"
    Mais après je me rends compte que ça dépend beaucoup des personnes avec lesquels t'es. Je me rends compte que les personnes avec qui je suis vraiment à l'aise, c'est à dire mes amis d'enfances, mes amis proches, mon copain etc., avec eux je vais dire tout ce qui me passe par la tête, faire n'importe quoi, faire la fofolle :xd: Mais alors dans un groupe de personne que je connais mal, ou pas du tout, je ne vais pas être la même personne et je vais me demander comme tu dis "qu'est ce que je fiche ici".
    Alors je ne sais pas si c'est de la timidité mais bon.. j'ai souvent ce sentiment que je ne pourrai rien apporter aux autres alors la plupart du temps je préfère me taire
  7. HappylandHappyland

    Le 20 mai 2012 à 21:42

    Posted by Lina30
    Je dois avouer que ton message m'a beaucoup touché et particulièrement cette phrase, parce que j'ai souvent eu ce sentiment quand j'étais dans un groupe de personne, dès fois je me dis "Je pourrai ne pas être la, ça ne changerait rien"
    Mais après je me rends compte que ça dépend beaucoup des personnes avec lesquels t'es. Je me rends compte que les personnes avec qui je suis vraiment à l'aise, c'est à dire mes amis d'enfances, mes amis proches, mon copain etc., avec eux je vais dire tout ce qui me passe par la tête, faire n'importe quoi, faire la fofolle :xd: Mais alors dans un groupe de personne que je connais mal, ou pas du tout, je ne vais pas être la même personne et je vais me demander comme tu dis "qu'est ce que je fiche ici".
    Alors je ne sais pas si c'est de la timidité mais bon.. j'ai souvent ce sentiment que je ne pourrai rien apporter aux autres alors la plupart du temps je préfère me taire


    Oh moi ce n'est pas vraiment ça. Enfin pas dans ces situations.. Je veux dire, je n'ai pas un groupe d'amis avec qui il ne m'arrive jamais de me poser cette question. Même avec mes amis les plus proches, j'ai parfois l'impression d'être de trop, de déranger, de casser l'ambiance. Que si je n'étais pas là, tout serait plus fun. Tu vois le genre. Surtout que, dans la plupart des cas, c'est faux.. :stare:
    Par contre c'est vrai qu'avec les inconnus, c'est encore pire. Vraiment systématique. :cretin:

    J'aimerais bien comprendre à quoi c'est du.
    J'aimerais bien me rentrer dans le crâne que je me trompe. Parce qu'au fond, je sais que je me trompe..
    Et je me dis que si, petit à petit, j'ose prendre la parole, essayer de dire ce que je pense, ce qui me passe par la tête sans réfléchir tellement longtemps qu'on aura déjà passé trois débats quand je déciderai de me lancer… Peut-être qu'à force de me dépasser comme ça, je finirai par trouver ça naturel. Je doute que ça disparaitra complètement, mais ce sera moins difficile.
    J'essaie. :)
  8. Lina ButterflyLina Butterfly

    Le 20 mai 2012 à 23:00

    Posted by Happyland
    Oh moi ce n'est pas vraiment ça. Enfin pas dans ces situations.. Je veux dire, je n'ai pas un groupe d'amis avec qui il ne m'arrive jamais de me poser cette question. Même avec mes amis les plus proches, j'ai parfois l'impression d'être de trop, de déranger, de casser l'ambiance. Que si je n'étais pas là, tout serait plus fun. Tu vois le genre. Surtout que, dans la plupart des cas, c'est faux.. :stare:
    Par contre c'est vrai qu'avec les inconnus, c'est encore pire. Vraiment systématique. :cretin:

    J'aimerais bien comprendre à quoi c'est du.
    J'aimerais bien me rentrer dans le crâne que je me trompe. Parce qu'au fond, je sais que je me trompe..
    Et je me dis que si, petit à petit, j'ose prendre la parole, essayer de dire ce que je pense, ce qui me passe par la tête sans réfléchir tellement longtemps qu'on aura déjà passé trois débats quand je déciderai de me lancer… Peut-être qu'à force de me dépasser comme ça, je finirai par trouver ça naturel. Je doute que ça disparaitra complètement, mais ce sera moins difficile.
    J'essaie. :)


    Oui je vois ce que tu veux dire pour le fait d'oser prendre la parole, moi-même je trouve ça encore très difficile parce que j'ai toujours peur de dire une connerie. Mais bon je crois que ça dépend vraiment des personnes avec qui on est aussi, certaines nous mettent à l'aise plus que d'autres :)

    Courage, je suis sûre que t'as plein de trucs intéressants à leur dire :cheer:
  9. MoondustMoondust

    Le 30 octobre 2012 à 12:27

    Coucou à toutes^^

    J'ai vraiment bien aimé cet article et je me sens aussi très concernée étant moi-même trèèèès timide ! Ca a toujours été un frein pour moi dans mes relations avec les autres et j'ai toujours dû me pousser à aller vers eux pour me faire des amis. Ce qui est bien c'est que lorsque l'on est enfant c'est beaucoup plus facile, mais en grandissant si la timidité reste elle peut empirer ce qui est mon cas. J'ai beaucoup de mal aujourd'hui à me pousser vers les autres même si j'ai de la volonté c'est catastrophique –' Et j'ai un peu le même problème de participation en cours ce qui est assez embêtant étant donné qu'on est censé être noté à l'oral…Et il est vrai que j'ai toujours été regardée comme si j'avais un problème mental y compris par ma propre mère parce que j'étais vraiment, vraiment trop timide. Je me suis même demandée si c'était pas réellement un problème psychologique tellement que c'était on va dire "mal vu"…Mais cet article m'a un peu rassurée aussi parce que je pensais vraiment jusqu'à maintenant que j'avais un problème et que j'étais la seule ou une des seules à être aussi timide que ça !

    Posted by beatou
    Et pour celles qui se demandent que faire pour embellir la vie d'un/une timide qui n'a pas confiance en elle et qui est triste de sa situation : je dirais, comme ça a été indiqué plus haut, de leur faire rencontrer d'autres personnes en très petit comité, et je rajouterais, des personnes avec qui elle peut avoir des affinités, des passions, des références en commun par exemple. Ca aide tout de suite à briser la glace plus vite et surtout à la valoriser :)


    Je suis tout à fait d'accord sur ce point aussi, j'ai remarqué il y a quelques temps que lorsqu'une personne était seule j'avais plus de facilité à aller lui parler ! Si cette méthode était utilisée dans les écoles, collèges, primaires, lycées…ça aiderait les élèves à mieux se sentir enfin surtout pour les grands timides comme moi^^

    Par contre pour ce qui est du changement je ne sais pas trop si on peut vraiment ou non ne plus être timide. Car, il est vrai, à moi aussi on m'avait conseillé le théâtre pour ma timidité mais ça n'a pas marché (même si je l'avoue j'adore faire du théâtre *-*) personnellement je pense que si on arrive à avoir assez de confiance en soi, de la volonté et des amis qui nous soutiennent je pense qu'il est possible de passer outre cette timidité qui nous ennuie et nous handicap. Ca mettra juste du temps enfin cela dépendra des personnes. Je pense que je vais un peu aller dans le hors-sujet mais c'est un peu comme les complexes^^ en tout cas pour moi ça y ressemble. Je suis une personne qui a très peu voire pas du tout de confiance en soi et il m'a été difficile un temps d'accepter certaines choses comme des complexes, je pensais que je serais toujours complexée mais j'y suis parvenue alors je pense qu'on peut aussi se débarasser de la timidité comme je me suis débarassée de certains complexes.

    En tout cas, moi je veux y croire ! Et je n'ai pas envie de garder cette timidité pour la vie, non merci x)
  10. luneaticluneatic

    Le 26 mars 2013 à 13:37

    Je me reconnais tellement dans cet article que ça me donne envie de commenter ^^
    je suis maladivement timide, tellement que même aujourd'hui à 22 ans alors que je suis à la fac il m'arrive de sortir avec des larmes dans les yeux quand je fais un exposé à l'oral. Je n'arrive pas trop à me lier avec mes camarades car je donne rarement mon avis et je me suis maintenant fait une réputation auprès de tous mes professeurs.
    Je ne sais pas à quoi c'est dû, mais je ne désespère pas de trouver un jour une solution.

    A toutes les grandes timides comme nous, je souhaite bon courage

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