J’ai testé pour vous… le senior-sitting

Pondu par Emilie Laystary le 27 décembre 2011     

C’est comme le baby-sitting, mais pour les personnages âgées. Il y a quelques années, Émilie Laystary a fait du senior-sitting pour gagner un peu d’argent de poche. Récit.

J’étais en hypokhâgne, et ma vie se résumait aux fiches lectures de Montaigne, à la préparation de mes khôlles d’histoire et à une épopée urbanistique quotidienne (pour rejoindre mon établissement insupportablement élitiste, il me fallait traverser les quartiers populaires de Lille).

J’avais envie d’un petit job d’appoint pour me payer les bières libératrices du samedi soir, mais attention : ni serveuse, ni vendeuse. Mes études me prenaient énormément de temps (tous les jours de la semaine de 7h à 20h, weekends de révisions en plus), aussi, il était hors de question pour moi de m’ajouter du travail accablant en plus.

Je me suis alors penchée sur les jobs cools et agréables à faire : goûteuse de bonbons industriels, animatrice dans un cat café ou encore testeuse de matelas Épéda. Mais 1. j’ai une prédisposition au diabète, 2. je ne vis pas au Japon, 3. j’avais tellement de sommeil en retard que m’allonger quelque part, c’était forcément m’endormir. Alors quand une jeune femme au bout de ma rue m’a proposé de venir « tenir compagnie » à ses parents vieillissants 3 soirs par semaine, j’ai immédiatement accepté.

Senior-sitting, qu’on dit. Une activité locale de plus en plus en vogue pour tous les enfants qui culpabilisent à l’idée de mettre leurs parents en maison de retraite. Céline [prénom changé] me proposait, monnayant une petite dizaine d’euros l’heure, de venir après les cours vérifier que ses parents septuagénaires allaient bien.

Le contrat était clair : j’avais le double des clés, il me fallait passer du temps dans leur vieil appartement sentant la naphtaline – et ce, tous les mardi, mercredi et jeudi, de 18 à 20h. Je leur tenais compagnie, leur faisant la lecture ou leur racontant ma journée, m’assurais que l’infirmière était bien passée, puis leur préparais un truc à manger (rien de grandiloquent, puisqu’il s’agissait la plupart du temps de plats à réchauffer ou de surgelés à mettre au four).

La première fois s’est merveilleusement passée. Roger et Gisèle [prénoms changés] m’ont accueillie à bras ouverts, très amusés à l’idée de recevoir leur nouvelle « petite fille, par procuration ».

Les fois suivantes, nos habitudes s’installaient déjà. Je m’asseyais sur un petit tabouret en velours au milieu du salon tamisé, et Gisèle prenait le gros fauteuil à ma droite tandis que Roger s’approchait de nous avec sa chaise roulante. À trois, nous parlions de tout et de rien. J’avais pris l’habitude de leur demander de me raconter leurs journées, histoire de les faire parler un peu. Mais leurs réponses, comme leurs journées, étaient toujours les mêmes : réveil à la même heure, passage de l’infirmière à la même heure, programmes télé à la même heure.

En réalité, nos discussions gagnaient en intérêt lorsqu’ils me retournaient la question, puisqu’alors je leur racontais mes cours de littérature, d’histoire et de philosophie, et ils adoraient rebondir. Anciens enseignants, Roger et Gisèle n’avaient rien perdu du goût pour « les humanités ».

Et puis est arrivé le jour inattendu où j’ai franchi le seuil de leur porte sans qu’ils ne me reconnaissent. Vociférations, insultes, grondements, chaise roulante qui crisse : ils me prenaient pour une inconnue, une nouvelle, une fille qui venait remplacer l’autre. Je leur jurais que j’étais bel et bien Émilie, « la même que d’habitude », leur souriais, leur rappelais gaiement nos discussions, à la recherche d’un regard approbateur. Mais rien. Tout les avait quitté : le souvenir, la gentillesse, la courtoisie, la bienveillance. Ce soir-là, j’ai tout fait comme d’habitude : vérification des plaquettes de médicaments, cuisson du dîner au four, feuille de présence de l’infirmière mise en évidence sur la commode… tout sauf nos habituelles discussions. Pendant 2 heures, Roger et Gisèle m’observaient froidement, pestant sournoisement de leur côté, le visage plein de haine.

Plus tard, j’ai appris ce que Céline, leur fille, ne m’avait pas tout de suite dit : ses parents étaient atteints de la maladie d’Alzheimer, et leur état allait en se dégradant. « Vous les avez connus au meilleur de leur forme. Je crois que vous avez assisté à leurs derniers moments de lucidité. C’est pourquoi il est très important pour moi que vous ne partiez pas. Ça ne va pas être tous les jours facile, puisqu’ils auront arrêté de vous reconnaître et qu’il faudra vous présenter à nouveau à chaque fois. Mais je tiens à ce que ce soit vous qui le fassiez. Et personne d’autre ». Comment dire non à Céline ? J’eus une dernière vision de Roger et Gisèle, riant en se tapotant le ventre, puis tendis instinctivement ma main vers Céline : « oui bien sûr, je reste ».

La visite d’après ne me faisait pas peur. J’avais fait une croix sur nos retrouvailles enchantées d’avant, mais m’attendais à ce que leur rappeler mon identité suffirait. Délit d’optimisme. Quand j’ai poussé la porte d’entrée ce soir-là, Roger est devenu fou. Il a hurlé de toutes ses forces que j’étais une cambrioleuse, me pointant du doigt férocement, les yeux noirs, presque possédé. Comme si l’altercation n’était pas suffisamment intense, il s’est mis à foncer vers moi en chaise roulante ; suite à quoi une scène à la limite du théâtre de l’absurde s’est jouée : je courais, et il essayait de me rattraper. Acmé du point d’orgue : prise de panique par les cris de Roger, Gisèle s’est mise à hurler à tue-tête de terribles noms d’oiseaux. Ce jour-là, je suis restée 40 minutes au lieu de 2 heures.

La visite d’après soldera mon engagement avec Céline. Même scénario quand je suis arrivée : Roger, hors de lui, me pourchassant depuis sa chaise roulante ; Gisèle, qui ne savait plus où donner de la tête, m’insultant en Si Mineur. Mes tentatives de leur faire comprendre que je n’étais là ni pour les emmener en maison de retraite, ni pour les voler, ni pour les tuer, peinaient à les calmer. Cette fois, Gisèle pleurait tandis que Roger lançait des petits projectiles en ma direction (mouchoirs usagés, porte-clés, et autres babioles qui étaient heureusement trop légères pour me faire mal).

L’esprit brouillé, je me suis quand même mis en tête d’assurer au moins le minima de mes fonctions : comme d’habitude, j’ai vérifié les plaquettes, rangé la feuille de l’infirmière et me suis engouffrée dans la cuisine pour leur préparer à manger. Sur la table, un mot de Céline : « ce soir, c’est hachis-parmentier. En dessert, ils peuvent manger un yaourt nature ».

Je m’apprête alors à enfourner le hachis parmentier surgelé quand soudain, j’aperçois la silhouette de Gisèle dans l’antre de la cuisine. Toujours avec son récent moyen de communication préféré (le beuglement), Gisèle m’affirme avec vigueur qu’un hachis parmentier, ça ne se met pas au four mais dans le grille-pain. Je garde mon sang-froid et lui explique calmement que le grille-pain, c’est pour les toasts les soirs de soupe, mais que non, le hachis parmentier se cuit bien au four, comme indiqué sur la boîte. La suite, je ne m’y attendais pas : manquant de se brûler, Gisèle sort du four le hachis parmentier encore surgelé et le jette par terre en criant. Comme prévu, le plat du hachis se brise, et comme prévu, Roger accourt pour hurler de plus belle. Les insultes fusent, et je perds patience, tiraillée entre la fatigue (j’étais à bout) et le souvenir du regard plein d’espoir de Céline (elle comptait sur moi). Mais la vision de Roger et Gisèle m’insultant de tous les noms et me sommant de partir a eu raison de ma sympathie pour leur fille. Je me suis éclipsée. Et dans la rue, soulagée de prendre enfin l’air et d’être loin d’eux, j’ai éclaté en sanglots.

Je n’y suis plus jamais retournée. Je ne sais pas ce qu’ils sont devenus. J’ai juste rencontré une dernière fois Céline, pour lui expliquer que même avec toute la meilleure volonté du monde, je n’aurai plus la force, mais surtout les compétences, pour m’occuper du cas de ses parents, désormais devenu médical. Triste mais réaliste, Céline a accepté et s’est tournée vers des structures au personnel plus adapté.

Cet épisode m’a fait réaliser 2 choses : faire du senior-sitting a été une formidable expérience pour moi qui ne connais pas le rapport quotidien à des personnages âgées (mes grands-parents sont, soit décédés, soit à 20 heures d’avion de moi), mais s’occuper de personnes malades est résolument un métier.

En quittant Céline, j’ai eu un petit frisson dans le dos lorsque je me suis souvenue de tous ces gens qui finissent par battre leurs propres parents, à force de devoir s’en occuper tous les jours. S’occuper d’une personne malade est effectivement une chose qui s’apprend : il faut savoir mettre énormément de distance entre ce que vous êtes vraiment et ce pour quoi la personne qui n’a plus toute sa tête vous prend. Il faut de la patience, du recul, de la persévérance.

Mais s’il s’agit de faire la conversation et la lecture à des octogénaires enjoués, foncez. Vous tisserez probablement de vrais liens avec votre senior. Ce qui se serait très certainement passé dans mon cas si Roger et Gisèle n’avaient pas été frappés par la maladie d’Alzheimer.

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Émilie Laystary est journaliste indépendante (VICE magazine, RTL.fr, les Inrocks, etc.) spécialisée en politique et société. Elle tient ici la rubrique "Le Petit Reportage" dans laquelle un fait d'actualité est décrypté chaque semaine. Retrouvez également ses billets d'humeur sur son blog, Pensées Plastiques.

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  1. MyschkaMyschka

    Le 27 décembre 2011 à 17:21

    Cet article me parle tellement ! En septembre j'ai arrêté de faire du senior-sitting. Je m'étais occupée d'un monsieur aveugle de 80 ans absolument tous les jours (même les weekend) pendant un an et demi.

    Malheureusement les circonstances étaient différentes (il me prêtait un appartement en échange, et je bossais à plein temps à côté) et nos rapports difficiles, donc j'en garde un moins bon souvenir que toi pendant ta période "lune de miel" (i.e quand ils n'étaient pas devenus complètements hors de la réalité).

    Il faut savoir que même en bonne santé, certaines personnes âgées sont tellement blessées par la vie qu'elles sont incapables de gentillesse. Il faut avoir beaucoup de patience. J'en ai eu pendant un an et demi, mais ça m'a tellement épuisée que je pense que je serais incapable de le refaire.

    Enfin bon je vais pas développer parce que j'ai pas trop le temps mais ce qui est sûr c'est que si on est motivé et patient (et surtout, qu'on est étudiant parce qu'en bossant 40h/semaine c'est pas gérable), ça peut être intéressant et enrichissant.
  2. NaileenNaileen

    Le 27 décembre 2011 à 18:40

    Ca me fait penser à quelque chose : les personnes âgés qui prêtent une chambre dans leur maison à des étudiants en échange d'un peu d'aide pour préparer le repas, faire les courses, … et d'un petit loyer. Ca leur permet d'avoir un peu de compagnie, de surveillance aussi au cas où ils auraient un problème de santé, et ça permet aussi aux étudiants de se loger pour pas trop cher.

    C'est vraiment dommage que ton expérience se soit terminée de cette façon, c'est vrai que ce doit être super enrichissant ! J'aimerais beaucoup faire quelque chose dans ce genre, je n'ai pas pu profiter assez de mes grands parents avant qu'ils ne tombent malades ou "perdent la tête", et j'aurais bien aimé qu'ils me racontent leur jeunesse, etc. Même si ils sont toujours vivants, ils ne peuvent plus me raconter leurs souvenirs, et c'est vraiment dommage :erf:
  3. BillythekidBillythekid

    Le 27 décembre 2011 à 20:54

    J'ai trouvé l'article super triste… Personnellement, j'en serais incapable, vu que je ponds une dépression quand les enfants que je garde me dise préférer leur "autre nounou, tu sais, celle qui viens le mardi, elle, elle amène des bonbons". Alors assister à une telle détérioration, être victime de "violences", vraiment, ça a du être très dur !
  4. LisazertyLisazerty

    Le 28 décembre 2011 à 14:19

    Bel article.
    Pour celles qui sont dans un cas similaire, peut être afficher une photo de soi chez ces personnes agées.
    Enfin… ça ne résout pas tout. En plus , je ne m'y connais pas en alzheimer.
  5. poupettassepoupettasse

    Le 30 décembre 2011 à 13:54

    ça m'a ému. Je trouve ça tellement triste de "finir" comme ça, mais bon ainsi va la vie. Et tu as raison, les cas de maltraitance des enfants sur leurs parents arrivent souvent dans ce genre de situation, le surmenage que cela engendre est difficile à gérer, et puis faut dire qu'on ne donne pas toujours les aides adaptées aux familles.

    Enfin bref, ça doit quand même être foutrement enrichissant ce genre d'expérience, même si j'imagine qu'une fin plus heureuse aurait été mieux.
  6. Map-Apple-PinkMap-Apple-Pink

    Le 04 janvier 2012 à 21:46

    Cet article est très émouvant. Et même si la personne à qui c'est arrivé est malheureusement tombé sur des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, cela ne veut pas dire que si nous nous mettons à le faire à notre tour nous tomberons sur des personnes atteintes de maladies. Je pense que dès le début de l'entretient avec l'employeur il faut savoir mettre les choses aux clairs pour savoir si nous serons confrontés à se genres de situations. Certaines personnes sont fortes et savent réagir dans c'est situation (je pense ne pas en être capable personnellement mais c'est dû à mon âge certainement). Mais ce job, apporte très certainement beaucoup d'avantage à la fois au niveau humain, économique (c'est vrai qu'a la base on le fait pour gagner un peu d'argent ^^) et certainement culturel. Personnellement je pense me retrouver plus dans le senior-sitting (car les personnes sont adultes) qu'avec des enfants (mon avis est dû à ma difficulté d'être naturel avec des enfants.)

    Vraiment c'est un très bonne article qui donne envie de se donner à des gens rien que pour voir le bonheurs qu'ils sont de voir une personne qui vient leur tenir compagnie.
  7. GringoGringo

    Le 04 janvier 2012 à 21:54

    Posted by why_note
    Bel article.
    Pour celles qui sont dans un cas similaire, peut être afficher une photo de soi chez ces personnes agées.
    Enfin… ça ne résout pas tout. En plus , je ne m'y connais pas en alzheimer.

    Nan ça change rien, j'ai eu une personne âgée atteinte d'Alzheimer, qui ne se souvenait plus qu'une de ses trois filles, les deux autres elle ne savait même plus qu'elle les avait eu. Et de la fille dont elle se souvenait, elle ne se rappelait que le nom, sa fille pouvait être devant elle, elle continuait de la réclamer sans jamais la reconnaître (et nous croyais à moitié quand on lui disait que c'était bien elle sa fille)
  8. cherrypopcherrypop

    Le 07 janvier 2012 à 20:58

    J'ai vécu le même genre de situation en travaillant en tant qu'aide à domicile. Tu as très bien agis, c'est tellement dur de rester calme face à une personne qui t'insulte et qui perd totalement la tête. Surtout la scène de la cuisine, j'ai vraiment vécu la même chose, c'est plutôt marrant avec du recul, mais sur le moment c'était très dur.
    La vieille dame me disait que je ne savais pas faire à manger, et qu'elle ne voulait pas que je touche quoique ce soit dans la pièce. Cependant, c'était de ma responsabilité qu'elle dispose d'un repas chaud. J'ai donc fait le forcing, mais ça a déclenché une vraie crise de colère de sa part. Insultes et méchanceté gratuite, alors au final je me suis assise sur une chaise et j'ai attendu la fin de mon heure. C'est un des pires moments de ma vie, ahah.
    Par contre, j'ai aussi rencontré des gens adorables, très intéressants et très doux. A mon avis, c'est comme avec des enfants, on peut très bien tomber sur des anges que sur des petits caïds :happy:
  9. nkanka

    Le 24 février 2012 à 22:14

    Ma mère est aide à domicile et moult fois j'ai tenu compagnie aux personnes âgées dont ma mère s'occupe, mais bénévolement.
    Le pire truc a été la fois où [Racontage de life :]
    Spoiler!
    je devais seulement bouger mon popotin en ville, aller dans CE magasin acheter CE produit et un autre truc, et déposer les choses chez la dame (que j'adore !) lui tenir compagnie qu'une dizaine de minutes puisque ma mère arriverait de chez quelqu'un d'autre après et que j'avais des plans, bref, ma mère appelle et me dit plutôt que d'y aller seule d'emmener la personne, j'y vais, elle prend sa charrette et veut faire ses courses, sauf que j'ai d'horribles problèmes de dos je ne peux pas porter des choses lourdes et surtout avoir un déséquilibre (tirer une charrette en est un) et impossible de la contredire, de lui faire comprendre donc on y va, 2h de courses, charrette blindée, plus deux gros sacs. Ma mère au téléphone ne répond pas, évidemment, ne peut donc me rejoindre pour m'aider. un sac dans une main la charrette et l'autre sac dans l'autre et la p'tite mémé que je me suis mise à haïr ce jour là qui se tenait aussi à moi, j'ai pleuré de douleur pendant le trajet, le soir et même pendant des semaines, j'suis même retournée chez le kiné après ça. Et elle "non t'es jeune te plaint pas" (même si adorable chez elle, insupportable dehors) j'étais dispensée de beaucoup de sport au lycée, j'avais un mot qui faisait que je ne prenais aucun livre dans mon sac (collège livres à la maison et deuxième lot dans mon casier) ce qu'elle m'a demandé était quelque chose de trop éprouvant pour moi. J'avais des plans et résultat j'ai été exploitée pendant presque 3h, pour pas un centime (ah si pardon un verre de jus d'orange), depuis j'suis plus allée la voir. Plus celle-ci. J'ai même peur d'elle maintenant.

    Sinon, une autre est adorable ! Je lui lis des choses, où on parle seulement, et/mais limite elle me tape pour que je lui prenne le "pt'it billet" vu que je refuse, elle m'écrit des petites cartes et glisse les billets dans l'enveloppe "t'es jeune tu peux les dépenser, moi tu veux qu'j'en fasse quoi, hein ? ça m'sert rien, prend les *OOOOuuuhù* arrête de me dire non, ça va mal aller" aaaaah elle est excellente [et pleine de gros mots quand on sort xD]
  10. lithealithea

    Le 07 juin 2013 à 23:04

    Ce témoignage est très émouvant, même si la fin est triste.

    Ayant perdu mes grands-parents, l'idée me plairait bien de m'occuper de seniors. Mais je ne me sens pas capable de faire face à nouveau à la maladie. Bavarder, faire des jeux, des courses, oui, mais la maladie je ne pourrais pas.

    Par contre je ne saurais pas où faire ça, en dehors du bénévolat.

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