Justine Dupont, surfeuse big waves : « La peur est un repère, elle nous aide et nous protège »

Par  |  | 2 Commentaires

Justine Dupont est vice-championne du monde en longboard, stand up paddle et en surf. Recordwoman en « big waves », elle partage son mental de championne au micro de Sois gentille, dis merci, fais un bisou !

Abonne-toi à Sois gentille, dis merci, fais un bisou !

Sur YouTube • Sur iTunes • Sur SoundCloud • Sur FeedPress

Publié le 17 mai 2018

Le pire conseil qu’on ait donné à Justine Dupont ? Elle a cherché, mais ça ne lui revenait pas, pour la simple et bonne raison que si c’est mauvais, c’est pas un conseil.

Donc elle ne l’écoute pas, et elle ne le retient certainement pas !

SMILE ? ? @fredodavid #JustInNazare

A post shared by Justine dupont (@justinedupont33) on

Justine Dupont, impressionnante championne de surf

Justine Dupont a 26 ans, et déjà un palmarès impressionnant :

  • Vice championne du monde de longboard, à 15 ans
  • Record de la plus haute vague surfée par une femme, à Belharra, 15 mètres
  • Vice championne du monde de surf big waves, en 2016
  • Nouveau record de la plus haute vague surfée par une femme, à Nazare
  • Vice championne du monde de stand up paddle

Forcément, certaines de mes questions habituelles lui ont semblé lunaires. Je veux dire, quand tu fais vice-championne du monde à 15 ans, tu as probablement une compréhension intuitive de l’ambition, de la persévérance.

Mais comme quoi, c’est possible : c’est possible d’être une jeune femme évoluant dans un milieu très masculin — le sport de haut-niveau, et d’y être parfaitement dans son élément.

Est-ce à dire que le sexisme est inexistant voire négligeable dans ces sphères ? Non, c’est plutôt que Justine a fait le choix de ne pas se laisser ralentir par de telles mesquineries.

J’ai pris, grâce à elle, une formidable leçon sur le rapport à la peur. Lorsque Justine Dupont m’explique que « La peur est un repère, elle nous aide et nous protège », elle ajoute surtout :

« et le plus dur, c’est de se rendre compte qu’on a peur. »

Depuis, je m’emploie à repérer toutes les manifestations de la peur, des plus évidentes aux plus subtiles.

C’est hyper efficace : c’est vrai que la peur est une information, une information précieuse, même. Ça vaut le coup d’apprendre à l’écouter, pour pouvoir mieux l’exploiter.

Shownotes de l’épisode avec Justine Dupont, surfeuse big waves

Dans cet épisode, on parle de :

Les citations que j’aurais pu prendre en titre

Justine me distille quelques excellents conseils au fil de notre interview :

« Les pires conseils, on ne les écoute pas, tout simplement. »

« L’important c’est de s’écouter soi, son coeur et ses envies »

« Il faut foncer, oser : feu, action, vivez ! »

Suivre Justine Dupont, surfeuse big waves

Tu peux suivre Justine Dupont par son site Internet, sa page Facebook, sur sa chaîne YouTube, son compte Instagram et son compte Twitter, en attendant de la retrouver en compétition !

— Photo à la une : ©Red Bull Content Pool

Retrouve tous les épisodes de Sois gentille, dis merci, fais un bisou !

Abonne-toi à Sois gentille, dis merci, fais un bisou !

Sur YouTube • Sur iTunes • Sur SoundCloud • Sur FeedPress

Réécoute ce podcast audio et emmène-le partout

Tous nos podcasts audio sont disponibles :

Sur iTunes

Sur podcloud.com

Sur Soundcloud

Via ce flux RSS

Clemence Bodoc

Clémence Bodoc a été jeune cadre dynamique dans une autre vie, avant de rejoindre la Team madmoiZelle. Elle s’intéresse à l’actualité et à l’écologie, aime la politique et les débats de société. Grande fan de sport (mais surtout à la télévision), et de cinéma (mais seulement en VO), son nom de scout est dinde gloussante azurée. Elle ne mord pas mais elle rit très fort.

Tous ses articles

Commentaires
  • EleanorRigby
    EleanorRigby, Le 21 mai 2018 à 10h32

    Je pense qu'on a toutes envie de vivre dans un monde où le sexisme ne serait plus un problème, ni un obstacle à la réalisation de quoi que ce soit. Je trouve ça merveilleux de constater que pour certaines femmes le sexisme n'est pas une lutte quotidienne, ni un frein, ni même une considération importante, qu'elles arrivent à passer au dessus et vivre des expériences et des vies extraordinaires. Pour moi ça ne minimise en rien le vécu de celles qui en souffrent au quotidien, au contraire ! C'est la preuve que des façons différentes de se positionner face au monde sont possibles et ça donne de l'espoir ! Et je pense qu'on devrait parler plus souvent de ce genre de personnes*, les mettre en avant systématiquement pour que les petites filles et moins petites, voient que c'est possible. Que le sexisme n'est pas une fatalité.

    (*Je ne parle pas des femmes qui rejettent l'idée même du sexisme ou tentent de minimiser son impact.)