Après la réduction mammaire, on n’avait pas encore abordé le sujet du petit sein sur madmoiZelle. Flo s’y est collée et avec humour ma p’tite dame.
Se rendre compte que c’est plutôt mal engagé pectoralement parlant
Mon entrée en 6ème (1998) fut une suite de petits traumatismes que tout le monde a probablement connu : les Buffalo compensées, des filles dansaient sur du Billy Crawford à la récré et j’apprenais que le sport est une vraie matière. Mais surtout, qui dit sport dit vestiaires (je rajoute à la liste des traumatismes le jogging à pressions). Et quand je me déshabille au milieu de mes petites camarades, je remarque bien que quelque chose cloche : au delà de la simple brassière, certaines portent déjà des soutien-gorges. Des quoi ? Merde, à croire que ça leur a poussé pendant les grandes vacances : ces choses n’existaient pas l’année dernière. Après une vérification de mon côté, le constat est sans appel : quelque chose me disait que c’était pas demain la veille que mon voisin de derrière allait me dégrafer mon soutien-gorge en cours de maths. Un long chemin m’attendait encore…
Quand les autres s’en rendent compte
Si j’ai su faire comme si de rien n’était à grand renfort de pulls informes et de superpositions douteuses de fringues en hiver, l’arrivée du printemps et par extension de l’été ne m’a pas épargnée. Sous les tee-shirts et les débardeurs de ma meilleure copine de l’époque se dessinaient des seins plutôt gros pour son âge ; à côté d’elle je faisais pâle figure. Nous étions les Laurel et Hardy de la poitrine, « c’est toi les gros et moi les petits ». Ou devrais-je dire les inexistants. Car oui, jusqu’à la fin de la 4ème, j’ai été totalement dépourvue de poitrine. Soit un total de trois ans de vide absolu. Alors points positifs : je faisais faire de belles économies niveau soutien-gorge à ma mère, je n’étais point gênée en faisant du sport (enfin, « »FAIRE »" du sport…) et j’échappais naturellement à la vieille blague « DIS CAMION – POUET POUET ».
Cependant, j’ai aussi subi un grand nombre d’agressions verbales de la part des garçons (toujours eux) en pleine montée d’hormones. Je dis bien « subi » parce que oui à l’époque je n’assumais rien de chez rien, en pleine période ingrate où rien ne nous était épargné et où on me rappelait quotidiennement ma non-poitrine. J’ai donc été qualifiée de planches en tous genres (à bois, à pain, à repasser), certains pensaient que mes « seins étaient partis en vacances chez ma grand-mère » et finissons en beauté : que « mes seins étaient descendus dans mon cul ». De son côté, ma mère essayait de dédramatiser ce qui de toute façon ne pouvait pas l’être à grands renforts de « À ton âge j’étais pareil ». Je prenais un air convaincu, avant de retourner regarder mon profil dans le miroir et d’invoquer Sainte-Loches pour qu’un miracle se produise pendant la nuit.
Si t’es fière de tes p’tits seins tape dans tes mains !
Le miracle ne s’est pas produit en une nuit, mais à la veille de mon entrée en 3ème. Seulement, les seins de mes copines avaient bien continué à se développer et j’accumulais toujours autant de retard. Lanterne rouge du Tour de poitrine j’étais. Au bout du compte, c’est bien mon arrivée au lycée un an plus tard et la descente de la pression sociale que j’ai ressenti qui m’a fait relativiser mon complexe. Si j’ai lâché les vannes sur beaucoup de choses (le style vestimentaire, mes notes en maths, j’ai dit « merde » à ma mère), j’ai aussi largué la pression que je m’étais mise sur la poitrine.
Au bout du compte, j’affiche un plantureux 75A, une taille que j’ai donc chopé en 3ème et qui depuis n’a pas bougé d’un pouce. Alors pour contre-carrer cette micro-taille et les remarques qu’on pourrait encore me faire, j’ai pris les devants en commençant à en rire, à me moquer de cette petite taille et à tourner en dérision tout ce qui avait rapport à ça. La plupart du temps, les gens ne savent pas quoi répondre, paraissent plutôt étonnés que je prenne ça comme ça alors que dans leur esprit avoir une petite poitrine est un complexe, et quand on a un complexe on en cause pas. J’en ai fait une force et j’ose dire : que j’assume.
Les points positifs et négatifs ont changé : pour les premiers, je ne souffre pas de maux de dos, de douleurs quand je cours, je ne suis pas gênée pour dormir et me balader des journées de glande entières sans soutif est possible ; pour les seconds, trouver des soutiens-gorge en 75A sans Hello Kitty ou Pokémons dessus relève d’un parcours du combattant (pour l’instant seul H&M fait mon bonheur, ceci est un appel officiel aux autres marques) et mettre des maxi décolletés quand on a un Canyon entre les deux seins n’est franchement pas toujours joli (désolée Cristina).
Moment clé, je précise quand même que je faisais vachement moins la maligne quand j’ai fini par me retrouver pour la première fois dans le noir et dans un lit avec mon copain de l’époque. Cette grande étape de la vie (ton corps change, non ce n’est pas sale) m’a elle aussi aidé à m’assumer de ce côté là car j’ai eu la « chance » de tomber sur quelqu’un qui n’en avait pas grand chose à faire d’avoir à faire à un 90D ou à un 75A (je l’imaginais déjà en train de rire à gorge déployer avec des larmes jaillissant de ses yeux, à la Looney Tunes ; je pense en avoir cauchemardé une ou deux fois).
La conclusion sera donc la suivante : finalement le tour de poitrine est loin d’être aussi important qu’on voudrait nous le faire croire. Si le passage de l’adolescence est forcément un peu corsé (mais « C’est l’histoiiiire de la viiiie »), il faut que le reste soit vachement plus détendu de l’élastique. NON le mec que tu viens de croiser dans la rue n’a pas fait une fixette sur ta non-poitrine (en fait il te regardait dans les yeux mais ça t’y as même pas fait gaffe) ; NON la nana à la piscine ne sourit pas parce qu’elle se moque de toi (juste que ton maillot est vachement mignon). Et surtout : NON ton mec ne va pas te quitter parce que tu dépasses pas le bonnet A. Si il ose te faire une réflexion, un conseil : fuire. Vite. Parce que les mecs qui n’en ont rien à carrer de ton tour de poitrine, crois-moi, ils existent bel et bien !








Le 09 avril 2012 à 20:36
Je comprends vraiment que ça puisse être dur d'avoir une petite poitrine, mais étant dans le cas inverse je peux dire qu'avoir une assez grosse poitrine c'est loin d'être évident aussi …Les remarques dès le collège, les profs qui matent, les mecs de ta classe qui soudainement deviennent tes potes, les soutifs moches dans ta taille ou le peu de choix, le regard des autres filles parfois qui croient que ça fait de toi une salope, enfin beaucoup d'exemples …
Pour finir, je dirais qu'on est bien obligées de faire avec ce qu'on a et que dans quelle situation que ce soit il y a avantages et inconvénients, alors big up à tous les boobs !
Le 15 mai 2012 à 20:34
Haha moi j'ai été formée très tôt… mais j'ai pas changé depuis ! Je dois faire du 85 A ( ça fait longtemps que j'ai pas acheté de soutif ! ), et ben j'avoue mes soutifs sont REMBOURRÉS. Bon pas tellement en fait c'est juste qu'ils sont rigides, vu que les souples pour moi c'est du pareil au même ^^'J'ai pas trop eu à souffrir de ça, même quand je mettais du souple/ des brassières. Évidemment les mecs y sont moins sensibles, mais ça c'est mon affaire !
Le seul truc où ça fait hic et où ça se remarque vachement, c'est à la plage ou à la piscine. Là c'est clair qu'il y a pas photo : je suis plate comme une limande. mais, comme toi, je relativise, je plaisante, et ça va tout de suite mieux.
Je suis assez contente des mes petits nichons bien fermes et frais - d'ailleurs, je crois que c'était la mode au Moyen âge parce que ça faisait plus " pur ".
Donc voilà, je mets même des décolletés et c'est très mignon, alors les filles, ne vous complexez pas, sachez que… chaque nichon est différent !
Le 10 juillet 2012 à 05:38
Lorsque l'une de mes tantes a comparé mes seins à deux petites piqures de moustique en se marrant avec sa fille et une autre de ses sœurs, j'ai complexé.Je n'étais pas très heureuse dans ma peau comme tout le monde à cette époque. Mais cette déclaration a tué le peux de confiance en moi que j'avais.
Maintenant, ça vas mieux, je fait du 85A; je me soulage en me disant je peux mettre des soutiens-gorges mignons
Le 03 août 2012 à 23:55
Il fut un temps où j'avais moi aussi des problèmes pour m'assumer, quand je voyais les filles avec des plus grosses poitrines …Mais au final, je crois que je m'assume maintenant. Les deux garçons avec qui j'ai été les ont bien aimé, et puis j'ai entendu dire dans un sketch de florence foresti un truc du genre "vaut mieux un 85B bien mis en valeur que des plus gros mal emballés" (je sais plus les mots exacts), donc dis comme ca, ca aide ^^
ET puis au final, bizarement, dans les magasins, je trouve plus ma taille ! Le 85A, il y est, le C aussi, mais le B il est parti en vacances ! Moralité : en fait, je suis comme pas mal de nanas !
Le 03 mai 2013 à 21:01
Moi aussi, je fais un ridicule bonnet A, mais pour autant, je persiste à penser que d'un point de vue pratique, les petits seins, c'est vraiment la liberté. J'ai une copine qui avait tellement des problèmes de dos qu'elle a été obligée de réduire les siens et c'est quand même bien lourd d'avoir des problèmes à cause de ça. Mais sinon, même si j'aurais peut-être pas craché sur un B, je n'ai jamais complexé ni subi de remarques à ce sujet. Étant plutôt fluette de manière générale, c'est peut-être pour ça, mais vraiment, je trouve qu'il n'y a pas de quoi complexer sur sa poitrine, dans un sens comme dans l'autre, tant que ça n'engendre pas de problème de santé, je trouve ça accessoire. Et franchement, de ce que j'ai pu constater, les mecs s'en fichent. En revanche, c'est sûr que trouver un soutif à sa taille, c'est galère quand on fait un bonnet A. Mais cela dit, passé le D, je pense que c'est pareil.Le 03 mai 2013 à 21:15
Ouhhh.. Mais j'avais pas vu cet article !J'en suis ! "Oeufs sur le plat" , "abonnés absents" , "deux petites clémentines" et j'en passe, mes seins ont eu le privilège (?) d'être maintes fois rebaptisés !
Mais (et c'est un grand "mais"), je les aime.
Après avoir pleuré sur mon petit bonnet A, j'ai vu mes amies pleurer sur le bonnet C, D voir E.. Et je me suis dit "finalement, ils sont cools !". Depuis, je suis passé au B (attention, ça rigole plus !) et comme me l'a-t-on dit plusieurs fois, très élégamment : "Les meilleurs seins sont ceux qui tiennent dans la main !"
Le 03 mai 2013 à 21:47
Je fais un petit A et je suis à peu près certaine que ma taille ne va plus changer. On me fait parfois des remarques mais rien de bien méchant…Je n'ai toujours pas accepté ma poitrine, peut-être que si j'étais moins grande, plus menue, je l'accepterais plus facilement parce que je trouverais mon corps plus harmonieux. Mais en attendant, chaque été, me montrer à la plage avec mes copines à côté (toutes évidemment si parfaites) est une véritable torture. J'ai aussi beaucoup de mal à trouver des vêtements qui la mettent en valeur au lieu de me donner l'air encore plus plat. Je n'en fais pas une maladie mais les poitrines plus grosses, malgré les inconvénients qu'elles peuvent présenter, resteront toujours plus féminines.
Le 05 mai 2013 à 15:43
J'ai 15 ans je fais du 80 A… Et j'ai super-bien accepté ça, tellement ça m'énerverait que les gens et surtout les garçons ne m'apprécient pas pour ma personnalité et ce que je suis… et c'est beaucoup plus pratique! Je m'imagine juste pas autrement, et même d'un point de vue esthétique, je trouve pas que ça manque de féminité, que ça manque d'harmonie pour la silhouette… Ok, je suis jeune, on me dit que je vais encore grandir et tout, mais j'ai juste pas envie de grandir, je m'aime comme je suis et à mon âge je trouve que c'est une chance!Le 12 mai 2013 à 19:15
Perso, je fais du 85C, et même si j'aimerais qu'ils soient plus gros, c'est vrai que ça a quand même un avantage d'avoir une petite poitrine! Mais bon voilà, aprés un 85C pour moi reste joli, mais pas quand les seins ont la forme que j'ai!et à coté quand j'ai des amies qui ont des big nénés, genre une de mes bonnes potes qui fait du 110D et qui dépensent bonbon dans un soutif, alors que j'peux en acheter plusieurs mignons et pour le même prix, y a des fois où y a pas de raison de se plaindre quoi! x)
Mtn je les assumes, reste à voir si ça plaira à mon futur petit-ami si un jour il se pointe! mdr
Le 14 mai 2013 à 21:42
Mais 85C, ce n'est pas petit ça, non ? (Dixit la fille qui fait un 85A et qui rêverait d'un B