
Moi, j’ai peur de tout. Qu’on me colle un jeu vidéo d’horreur dans les pattes et je fais sous moi. Après lecture du synopsis de Resident Evil Umbrella Chronicles, je m’attendais donc à perdre mon sang-froid.
Résumons : la multinationale pharmaceutique Umbrella Corporation a merdé dans la fabrication d’une arme biologique. Echappant à ses créateurs, le virus s’est répandu dans la bonne ville de Raccoon et transforme peu à peu ses honnêtes citoyens en zombies. Dans la peau de différents personnages, tu vas enquêter sur l’affaire en revisitant au passage différents épisodes de la saga Resident Evil. Ca sent la bonne sueur froide, ça.
“Alors, tu t’es chié dessus ?”, me demanderas-tu à ta prosaïque manière. Pas trop, ce qui est une grande première. J’ai bien claqué du dentier aux premières attaques de zombies, mais très vite, j’ai endossé mon rôle de nettoyeuse dignement. Aurais-je enfin réussi à lutter contre ma nature de mauviette ? Nenni. La preuve : hier, j’ai flippé pendant Les Experts.
J'y vais, J'y vais pas ?
D’après moi, cette soudaine immunité à la peur viendrait plutôt de mon absence quasitotale de responsabilités dans le jeu. Moi, ce qui m’angoisse dans les jeux d’horreur, c’est de décider de ma destinée. Dois-je m’engager dans ce petit recoin sombre ? Devrais-je descendre dans cette cave probablement infestée de créatures diaboliques ? Aussi orienté soit-il, avoir le choix me fout les foies. Or, ici, tu ne maîtrises pas l’avancée du scénario : ta marge de manoeuvre se limite globalement à ramasser des éléments (armes, soins, etc.), shooter des ennemis (zombies, scorpions, araignées…), esquiver ou contre-attaquer au bon moment. Un principe qui peut justement en effrayer certains mais me mine le suspense. Même pas peur, ha ha ! Ha. Hum.
Bon, je te laisse…
Je vais fermer ma porte à clé.