Facebreaker, voilà le jeu de boxe qu'il me faut : pas de sang ni d'arrachage d'oreille et des graphismes façon cartoon. J'aime pas la violence, mais j'aime bien me battre sur console. J'enfile mes gros gants (métaphoriquement, hein, va jouer avec des gants de boxe, toi !), j'allume la bête, je prends des chips (graisser mes manettes, c'est mon dada) et c'est parti.
Une fois le jeu lancé, comme d'hab, ça sonne comme une rengaine dans ce genre de jeux : il faut créer son personnage. Ca m'a amusé pendant… une grosse heure. J'ai mis bas au boxeur le plus caricatural du monde : gros pec', gros biceps, petite tête, et mollet de coq. Rien que d'y repenser, je me marre comme une baleine. Niveau fringues, je l'ai habillé avec des sapes tantôt ridicules, tantôt stylées : je suis une fille, je m'amuse avec les vêtements, c'est comme ça (miam le cliché). Le choix est limité, bien sûr : je dois débloquer des fringues, des têtes et des parties de corps.
Il faut débloquer ? Ok, débloquons. Impossible de me battre avec mon perso, il a l'air trop teubê, ça me déconcentre. A la place je choisis une fille aux mèches de cheveux rouges (aaah mon adolescence) et rejoins mon adversaire sur le ring pour un premier fight en mode entraînement. Je lui en mets plein la tête, et lui ne bouge pas : super, j'adore gagner ! Je suis Mike Tyson, j'enchaîne les KO, je suis déchaînée devant ma télé. Et surtout je suis super fière de moi. Et je bascule en mode « facile »…

Alors Eliz, Mike Tyson est toujours en toi ?
Bah écoute, non. Je me suis habituée au mode entraînement en frappant sur un adversaire-punching-ball et l'ordinateur, même en mode « facile », est trop balèze pour moi. En mode « bagarres en barre », tu affrontes l'ordinateur pour débloquer plus rapidement certains trucs. Mais dès le début, un message t'avertit : sois prêt à perdre très souvent. Pour tout t'avouer : je ne l'ai pas testé, ma fierté a des limites. Après dix combats perdus, j'avais déjà envie de pleurer.
Je n'sais pas pourquoi je suis si mauvaise que ça, c'est vraiment pas difficile, pourtant. Il manque peut-être un peu de sang pour me mettre l'eau à la bouche. Peut-être. Tu noteras que plus t'en prends dans le pif, plus t'es marqué : œil au beurre noir et tout le parfait petit kit beauté du boxeur qui va avec. Ca donne un côté un peu réaliste au jeu très dessin animé et à l'ambiance très décalé pour un jeu de boxe !
Quoiqu'il arrive, je préfère créer mon personnage que de manger mes dents. Même virtuellement, ça fait mal. Et puis les persos sont vraiment customisables : tu peux même mettre une photo d'un ex qui t'a mis un plan pour lui éclater la tronche... Tiens, d'ailleurs, je vais carrément renommer le jeu : pour moi, ça sera Facemaker.