Comment j’ai lâché prise pour enfin être heureuse

Naya s’est rendue compte que dans de nombreux cas, les objectifs de vie qu’elle se fixait n’étaient pas toujours bon pour sa santé mentale...

Comment j’ai lâché prise pour enfin être heureuse

« Si tu obtiens ce que tu veux et pas ce dont tu as besoin », chantait Coldplay dans son titre Fix you en décrivant une personne brisée par la vie (cet article commence si bien pour mettre de bonne humeur, youhou !)…

Je me suis vite rendue compte que ce que je croyais être bon pour moi ne l’était pas forcément. On a beau penser que l’argent, la gloire ou l’amour peuvent tout arranger, parfois nous avons juste besoin de quelque chose… qu’on n’avait pas envisagé.

La recherche de l’amour passionnel

J’ai toujours entendu dire que j’avais un sacré caractère. Je ne suis pas du genre extravertie mais je suis de celles qui ont de la répartie et qui ne se laissent pas faire quand on les embête !

J’ai toujours aimé les hommes drôles et indépendants, les marginaux qui possèdent cet espèce d’impertinence sexy et un charisme indescriptible. En fait, je ne les cherchais pas vraiment : ce genre de garçon était souvent attiré par moi. Ce qui les attirait était sans doute le challenge que représentait mon indépendance et mon détachement à toute sorte de relation amoureuse.

La vérité est que ce genre d’homme ne m’a jamais réussi. Ils n’étaient jamais méchants mais nos caractères de feu étaient incompatibles, ce qui provoquait des ruptures aussi dramatiques qu’une fin d’épisode des Feux de l’Amour. Et puis il y a eu un homme complètement différent, le genre à supporter mes coups de gueule, un mec calme et loin des emmerdes. Nous avons vécu une belle histoire, agréable et reposante, à une période où j’avais juste besoin de souffler.

L’histoire s’est terminée au bout de deux ans, mais m’a permis de comprendre que de m’enfermer dans un seul style de mecs n’était pas la bonne solution, et surtout que CE genre d’homme ne me réussissait pas forcément !

Une carrière professionnelle

Je m’en suis toujours assez bien sortie à l’école. Il faut savoir que j’étais ce qu’on appelle « un thon » dans le langage commun. Je savais que je n’obtiendrais jamais rien par la force de mon joli minois, donc je lisais un tas de bouquins et je visais la présidence de la République en 2030. J’ai donc tout naturellement fait des études supérieures, multiplié les stages et les petits boulots pour ne pas devenir SDF.

Olivia pope« Je suis bonne dans ce que je fais, meilleure que personne d’autre. Ça n’est pas de l’arrogance, j’énonce juste des faits. »

Mais je me rendais compte que plus j’avançais professionnellement, plus j’avais des tâches à responsabilités, moins j’arrivais à trouver le sommeil. Une fois sous mes draps, je stressais instantanément en pensant au lendemain.

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Ce furent d’abord les mémoires et les devoirs de fac qui se transformèrent en devoirs professionnels une fois entrée dans la vie active. Un moment, je me suis rendue compte que ma soif de conquérir le monde ne me rendait pas heureuse. Je fis un point sur ma vie pour essayer de trouver un compromis entre un travail agréable et stimulant, en choisissant d’écrire des trucs plus ou moins cool, mais qui me plaisent !

Des amis irréprochables

J’ai toujours été très exigeante en amitié. J’ai peu d’ami•e•s, mais ils et elles sont en béton. À vrai dire j’ai toujours eu la vision d’une amitié inébranlable et à toute épreuve, à l’image des films ou des séries où on peut voir que les protagonistes grandissent, meurent ensemble et se rendent visite à l’improviste.

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Je sais que la télé enjolive les histoires d’amitié aussi bien qu’elle enjolive les histoires d’amour mais j’ai tendance à croire qu’on peut avoir des ami•e•s à qui on donnerait ses organes vitaux s’il le fallait. Je me suis vite rendu compte qu’une oreille attentive suffisait, qu’il ne fallait pas obligatoirement être tout le temps là et prêt•e à tout, que l’absence prolongée d’un•e ami•e ne veut pas dire que ça n’en est pas un…

La recherche de la perfection

Ma période post-adolescence traumatisante, où je n’étais ni populaire ni appréciée m’a laissé des séquelles, comme beaucoup d’entre nous ayant vécu les mêmes déboires. Ayant beaucoup changé depuis le lycée, aujourd’hui, en plus d’être exigeante avec les autres je suis exigeante envers moi.

Pas du genre à me préoccuper de mon poids ou du regard des autres, je vis plutôt dans une angoisse perpétuelle de ne pas atteindre les challenges que je me suis imposés. Anxieuse à l’idée de ne pas avoir mon propre appartement assez tôt, inquiète à l’idée de ne pas manger assez sainement, la peur de ne pas devenir une version parfaite de moi-même me hantant…

Ma tendance à la procrastination n’arrangeant pas les choses, j’ai vite décidé d’arrêter d’être trop exigeante avec moi-même. J’ai vite compris que l’idéal de moi-même que je visais était impossible à atteindre, et que ma volonté de tout contrôler avait plus tendance à me déprimer qu’à me motiver !

Aujourd’hui je vis donc dans une cabane sans électricité, nue et en harmonie avec mère nature… Non, mais c’est peut-être ce qui m’aurait rendue heureuse après tout ! Et même si j’avais tenté l’aventure et que j’avais échoué, la vie n’est au final qu’un terrain de jeu où on perd parfois pour réessayer ensuite.

Et vous, vous êtes heureuses ? Vous y travaillez ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Morganoute
    Morganoute, Le 30 juillet 2016 à 19h34

    J'ai beaucoup aimé ton article !
    Je me retrouve aussi dans certains points et j'aime cette prise de recul :-)

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