J’ai testé pour vous… être un rat de bibliothèque

Après un coup de coeur littéraire, Loxlady a trouvé sa voie : elle voulait être bibliothécaire. Et elle a réussi !

J’ai testé pour vous… être un rat de bibliothèque

Depuis mes 11 ans, j’aime, j’adore lire : c’est une passion qui me hante depuis maintenant douze ans (et qui finit par coûter horriblement cher !). Dieu merci, mon boulot est là pour sauver mon porte-monnaie du suicide ; je me présente, Loxlady, 23 ans, bibliothécaire-discothécaire en région parisienne depuis maintenant 3 ans !

Une passion dévorante

Comme dit plus haut, le livre et moi on est intimes depuis de nombreuses années même si, à l’origine, je voulais faire maîtresse d’école et pas bibliothécaire ! Mais voilà, un beau jour, au détour d’une étagère je suis tombée sur LE bouquin qui allait tout changer et me donner l’infime honneur de savoir ce que je voudrais faire plus tard (et m’épargner moult années perdues à chercher un job qui serait un peu moins nul que les autres). Ce livre, je m’en souviens encore, c’était Les milles et une nuits.

Pour être honnête, je sais avoir eu une vie littéraire avant lui, mais intimement j’ai l’impression que le déclic m’est venu à cette lecture. Pour la première fois j’ouvrais un livre, me laissait enivrer par son doux parfum de colle et de papier et me faisais happer par l’histoire. Je ne l’ai lu qu’une fois : ce livre était un partenaire de jeux nocturnes que je n’aurais jamais rappelé, une première fois intense et passionnelle mais vouée à ne jamais se reproduire. Oui, je ne l’ai jamais relu, souhaitant conserver en moi ce souvenir. Mais croyez moi, chaque fois que je passe devant Les milles et une nuits, je ne peux m’empêcher de sourire, ce genre de sourire tendre et affectueux que l’on a envers les choses que l’on a chéri.

Depuis Lui (oui ce livre mérite une majuscule pour moi), d’autres se sont enchaînés dans mes mains avec, au fur et à mesure des années, un rythme de plus en plus infernal (ma moyenne est d’environ 5 livres par semaine, et plus généralement d’une trentaine par mois en comptant les BD et les mangas), me donnant parfois l’impression d’être une fille de joie pour livres !

Études et premier job

Passée la simple passion, il faut savoir qu’être bibliothécaire ce n’est pas seulement aimer les livres et faire du prêt aux gens. Ça je l’ignorais, pour moi il n’y avait même pas de formation pour devenir bibliothécaire : faux et archi-faux ! Maintenant que je sais, je lutte constamment contre les remarque et l’ignorance de cette filière que je considère comme trop méconnue. Oui, nous sommes titulaires d’un diplôme reconnu, et non, le prêt ne représente pas 99% de notre travail mais seulement 25%. Pour celles que ça intéresse, sachez qu’il faut vous renseigner sur des IUT Information et Communication option Métiers du Livre et du Patrimoine qui sont au nombres de 6 en France (Paris, Aix en Provence, Bordeaux, Lille, Grenoble et le meilleur d’entre tous Nancy – celui où j’ai passé les 2 meilleurs années de ma vie) et que chacun à sa filière spécifique !

Et une fois ces deux années faites, j’ai choisi d’arrêter les études là. Stop l’école, je saturais, j’avais besoin de travailler ! Alors commença la recherche. C’est assez ardu car les postes sont disponibles essentiellement sur concours, ces affreux concours de la fonction publique qui sont, paraît-il, très durs. Pour ma part j’ai eu la chance incroyable de trouver, sans ce fameux concours, un poste incongru pour moi qui sortait toute fraîche de l’école : bibliothécaire sur un Médiabus. Depuis 3 ans je suis au volant d’une bibliothèque roulante !

Je vis l’horreur du périphérique parisien au quotidien et – toute provinciale que je suis – je suis devenue redoutable sur les chemins bis et les contournements de bouchons (et les insultes, mais ça c’est autre chose). Travaillant en Comité d’Entreprise, mon travail c’est prendre mon Gros Bébé Encombrant et d’aller apporter la culture et une petite bouffée d’air frais aux agents travaillant à l’extérieur de Paris et n’ayant pas accès aux bibliothèques présentes intra-muros. Mon job n’est pas facile et je me heurte continuellement aux remarques désobligeantes, mais je l’aime quand même et je suis fière de mon métier, même si je lutte en ce moment pour plus de reconnaissance dans mon entreprise.

Et puis, ce n’est pas donné à tout le monde de lire à l’oeil !

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Tu peux désormais nous soutenir financièrement en nous donnant des sous !
Big up
Viens apporter ta pierre aux 54 commentaires !

Voici le dernier commentaire en date :

  • Lululurluberlu
    Lululurluberlu, Le 20 octobre 2014 à 11h57

    J'arrive deux ans après hihi ^^
    Moi j'ai fait le DUT info-com : gestion de l'information et du document dans les organisations (il n'est plus appelé comme ça maintenant je crois) qui mène aussi aux métiers des bibliothèques, de documentation etc...
    Puis j'ai fait une licence professionnelle Responsable des ressources et de projets : littérature et documentation pour la jeunesse (vive les intitulés à rallonge) qui permet de se spécialiser dans le secteur jeunesse :)
    Mais pas de concours pour ma part, j'ai dû mal à trouver un poste en bib, et encore plus dans le secteur jeunesse :gonk:

Lire l'intégralité des 54 commentaires

(attention, tu dois être connectée pour participer — tu peux nous rejoindre ici !)