L’échec, le meilleur chemin vers la réussite ?

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Et si rater un truc de justesse pouvait nous être utile à long terme ? C'est la conclusion que deux chercheuses ont tirée de diverses expériences !

L’échec, le meilleur chemin vers la réussite ?

On ne pas se mentir : parfois, dans la vie, nous échouons. Nous ratons un examen, nous plantons un entretien d’embauche, nous n’obtenons pas notre permis…

Ces échecs sont sacrément chiants, mais figurez-vous qu’ils pourraient aussi avoir un côté positif : selon les résultats d’une recherche récente, ils pourraient nous motiver à réussir ! Les chercheuses Monica Wadhwa et JeeHye Christine Kim ont observé les effets d’une « presque réussite », de ces trucs que l’on rate de peu de choses – lorsque l’on loupe son code d’une misérable faute, lorsque l’on ne gagne pas au loto à cause d’un seul petit chiffre…

Pour ces deux scientifiques, rater « de peu » pourrait booster notre motivation générale à réussir.

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« Trouver le diamant », une expérience ludique

Dans l’une de leurs expériences, Wadhwa et Kim ont sollicité une cinquantaine d’étudiant-e-s et leur ont proposé de « tester » un nouveau jeu vidéo sur téléphone. Le principe du jeu est extrêmement simple : les joueurs-ses sont face à une grille de carreaux, dont certains cachent un caillou et d’autres un diamant. L’objectif est de trouver tous les diamants (8) sans cliquer une seule fois sur un caillou.

Évidemment, le jeu est truqué !

  • Certain-e-s participant-e-s trouveront 7 diamants, et à leur 8ème clic, un caillou (ce qui signifie que jusqu’au 7ème clic, les participant-e-s « goûtent » à la victoire, ils peuvent penser qu’ils sont sur le point de gagner),
  • D’autres participant-e-s trouveront 1 diamant, et au 2ème clic, un caillou (autrement dit… ils ont franchement perdu et n’ont pas du tout goûté à la « presque » victoire).

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Après cette séance, les participant-e-s doivent remplir un questionnaire pour évaluer le jeu, puis le déposer sur un comptoir situé au bout d’un couloir. Sur ce comptoir, ils et elles ont également la possibilité de récupérer une barre chocolatée offerte par l’équipe de recherche pour les remercier de leur participation.

La motivation mesurée par l’amour du chocolat

Les chercheuses observent le temps que mettent les étudiant-e-s à marcher vers le fameux comptoir, et souhaitent voir si le fait de « rater de peu » influence l’envie des participant-e-s d’aller récupérer leur récompense en chocolat…

La réponse est positive : les étudiant-e-s qui ont découvert le caillou au 8ème clic mettent 12 secondes de moins que les autres pour arriver au compter. Pour les deux chercheuses, ces 12 secondes pourraient montrer que celles et ceux qui ont « presque gagné » sont plus motivé-e-s que les autres à aller récupérer leur récompense.

Monica Wadhwa et JeeHye Christine Kim ont poursuivi leurs analyses avec d’autres expériences. Elles proposent par exemple à des volontaires de gratter des tickets de loterie. Ces derniers se rendent ensuite dans un magasin pour faire du shopping… Il s’avère que lorsque les participant-e-s ont « presque » gagné à la loterie, ils dépensent ensuite beaucoup plus que les autres (ceux qui ont perdu comme ceux qui ont gagné) dans le magasin.

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Presque réussir, c’est un peu réussir, malgré totu

Pour les chercheuses, c’est encore une fois l’effet « presque gagner » qui a frappé : lorsque nous perdons de peu, lorsque nous avons presque gagné, nous avons pu toucher du doigt la petite victoire… et nous avons éveillé un besoin de réussir qui n’a pas été satisfait. Cette frustration booste notre motivation, et nous avons envie de gagner la prochaine chose qui se trouvera sur notre route !

Finalement, cette recherche peut nous donner un peu de baume au cœur : si vous avez loupé de peu vos exams, rassurez-vous, vous devez être encore plus motivé-e-s pour réussir votre prochain challenge.

Mais il y a un hic : dans cette expérience, on se dit tout de même que la vraie finalité, c’est de gagner quelque chose. On peut accepter de perdre, puisque l’on sait que nous aurons ensuite plus de chance d’arriver à nos fins… Mais l’échec total, le vrai, le dur, le beau ratage complet, lui aussi peut avoir son utilité, même s’il n’est pas suivi d’une réussite, même si vous ne le transformez pas en motivation.

L’échec peut nous permettre d’apprendre des choses sur nous. Il peut nous apprendre que nous nous relèverons, que nous vivrons certainement d’autres échecs, que cela ne marque pas forcément nos vies à tout jamais, que nous pouvons changer de voie, de chemin !

Pour aller plus loin…

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Commentaires
  • Skippy01
    Skippy01, Le 21 octobre 2017 à 21h00

    Honnêtement, je me demande quel crédit on peut accorder à ce genre d'expérience. L'échantillon est minuscule, les résultats au conditionnel et les chercheurs ont fait ça tous seuls dans leur coin. Ça n'inspire pas vraiment confiance, tout ça, et le fait qu'une majorité d'une cinquantaine de cobayes -autant dire, 3 pelés et 1 tondu- confirment l'idée de départ, ça ne prouve absolument rien, et l'expérience n'est finalement qu'un faire-valoir pour discours pseudo-inspirationnels à la mode.

    Surtout que je ne me reconnais pas du tout dedans. Si je rate un truc de peu, ma motivation tombe dans le négatif. Et si la seule chose que l'échec m'apprends sur moi est que finalement, la seule orientation qui semblait me convenir n'est pas bonne non plus et que je me retrouve au point de départ à tourner en rond, bah ça me fait une belle jambe.

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