10 raisons de se réjouir du retour de l’automne

L'automne est là, saluons-le comme il se doit ! Enroulez-vous dans votre plaid, sirotez votre thé, croquez dans votre muffin à la citrouille et suivez donc Jack Parker.

10 raisons de se réjouir du retour de l’automne

— Publié initialement le 3 octobre 2013

Ça y est, c’est officiellement l’automne ; c’est à la fois triste (parce qu’on va se geler le cul pendant neuf mois) et à la fois super cool, pour plein de raisons. En voici dix, et j’attends avec impatience de voir celles que vous allez rajouter à la liste.

À lire aussi : Pourquoi je préfère l’automne à l’été

Les vêtements de l’automne

Qui dit changement de saison dit forcément nouvelle garde-robe. L’automne, c’est l’occasion de refaire le stocks de petits pulls suffisamment chauds pour nous éviter la pneumonie, mais encore assez mignons pour être portés à la légère (et pas avec trois cols roulés par-dessus et deux doudounes, ça ce sera pour le mois de janvier, youpi !).

C’est l’occasion également de réaliser tous ses fantasmes en matière de pulls moches/de grand-père qui reviennent furieusement à la mode et qui deviennent acceptables en société : plus les motifs sont fous (et ringards), mieux c’est. Et avec un gros pull à motifs aux couleurs improbables, pas besoin de se prendre la tête sur le reste de la tenue, plus le reste est basique, mieux c’est.

sweet november

Si vous savez tricoter, lâchez-vous !

Mais les pulls, ce n’est qu’un détail. Il faut de nouvelles pompes (gloire au retour des bottes !), un bonnet, des gants (qu’on attendra le dernier moment pour ressortir parce que bon, faut pas déconner non plus, au-dessus de 10 degrés c’est ridicule), et surtout : un nouveau manteau.

Le truc qu’on achète tous les ans en se disant « aaaah, c’est un budget mais bon, au moins celui-là il va me suivre pendant au moins cinq ans » (LOLILOL, la bonne blague) (c’est pas ma faute aussi, chaque année ils sortent le manteau de mes rêves).

Les vêtements d’automne sont des vêtements doudous, qui ne sont plus là que pour être jolis, mais pour nous donner l’impression de déambuler enroulée dans une couette à longueur de journée sans avoir l’air d’une vagabonde pour autant. Des vêtements dans lesquels on peut se blottir et contre lesquels les gens se frottent parce que c’est tout doux et tout chaud et qu’on se transforme en peluche géante.

Les boissons chaudes de l’automne

Parce que boire un chocolat chaud au bord de la piscine, c’est moyen comme expérience, voici enfin l’occasion de revenir au bons vieux classiques : le retour en fanfare des tasses qui fument, autour desquelles on enroule nos mains engourdies par le froid. Thés, cafés, chocolats, capuccinos, tout y passe. Commencer la journée avec la gueule dans le cul et une boisson bien chaude sous le nez, ça a quelque chose de réconfortant.

tea

Il n’y a pas grand-chose de plus cool au monde que de passer ses dimanches d’automne au pieu avec un bon bouquin et une tasse de thé ou de chocolat sur la table de nuit (c’est encore mieux quand, dès la dernière gorgée engloutie, on peut reposer la tasse et se blottir sous la couette pour faire une grosse sieste bien grasse). Et le must, c’est de rajouter des mini-marshmallows partout et de tout saupoudrer de cannelle.

Mais surtout, SURTOUT : l’automne annonce le retour du Pumpkin Spice Latte au Starbucks, soit l’une des meilleures boissons du monde. C’est du concentré d’automne sous forme liquide, et la première gorgée de Pumpkin Spice de la saison est aussi symbolique que la première feuille qui tombe.

Les couleurs de l’automne

En parlant de feuilles qui tombent, s’il y a bien un truc qui déboîte en automne, c’est quand même les couleurs. Alors en premier lieu, il y a évidemment les arbres – quand toutes les feuilles sont rouge, jaune, orange, marron, visuellement ça a quand même pas mal de gueule.

Quand les trottoirs sont couverts de feuilles mortes, tout devient plus beau (sauf les cacas de chien cachés en-dessous qui viennent gâcher la fête comme des petits fourbes) (c’est le premier truc auquel je pense quand je vois un gamin jouer dans les feuilles mortes, j’essaye d’évaluer le nombre de merdes de chien dans lesquelles il se roule avant que ses parents s’en aperçoivent).

shiba inu

Mais ça ne s’arrête pas aux arbres : en automne, toutes les couleurs changent et tout prend une dimension romantico-sinistre, aux limites de l’esthétique gothique, et ça a quand même de la gueule. Le matin, tout est aussi embrumé que notre cerveau, et même si c’est pas toujours une partie de plaisir de s’extirper de la chaleur de son nid pour se jeter dans la fraîcheur du dehors, il y a quelque chose de réconfortant dans la brume. On est encore tout plein de sommeil, le corps ne s’est pas encore refroidi, et la brume permet d’adoucir la transition en nous enveloppant comme une petite couverture impalpable.

Les levers et couchers de soleil sont plus beau, la lumière est plus belle, et même si les jours raccourcissent beaucoup trop vite, ça reste suffisamment beau pour qu’on accepte de perdre quelques heures de soleil.

L’automne et les soirées de mamie

Passer ses soirées à la maison quand il faut beau et chaud et que tout le monde traine dehors jusqu’à pas d’heure, ça peut devenir frustrant. En revanche, quand arrive l’automne, il n’y a rien de plus agréable que de s’organiser des bonnes grosses soirées de mamie, bien au chaud dans son nid.

chat couette

On peut tester une nouvelle soupe par semaine tellement les possibilités sont énormes, se caler devant un bon film avec son bol tout chaud et s’enrouler dans des montagnes de plaids en pilou-pilou.

D’ailleurs, tant qu’à faire, on dégaine la tenue complète en pilou-pilou, du gilet aux chaussettes : plus c’est doux, plus c’est régressif, mieux c’est. Si je pouvais, j’aurais une chambre complète en pilou-pilou : drap, couette, oreillers, rideaux, fauteuil, moquette, la totale.

Halloween, c’est en automne !

Je me répète, mais Halloween pour les gens dans mon genre, c’est Noël. C’est la fête qu’on attend toute l’année et qu’on commence à célébrer dès le 1er octobre. C’est l’occasion de ressortir tous les vieux classiques, tous les films cultes, et de s’en mater au moins un par jour, en revisitant tout ce qui fait qu’on est tombé amoureux du genre.

On organise des marathons, des soirées à thèmes, on prépare son costume pour la grande fête du 31 et on reste à l’affût de tous les évènements qui se déroulent pour l’occasion.

film halloween

Malheureusement, c’est une fête qui a encore beaucoup de mal à s’implanter en France… et c’est toujours très frustrant de voir les milliards d’attractions et d’évènements en tout genre auxquels les Américains auront droit tout au long du mois (cette année, y a deux-trois trucs à faire à Paris, pour le coup).

Du coup on se console avec les milliers d’articles à thèmes, de comptes-rendus d’attractions, de vidéos débiles qui sortent dans tous les sens, puisque tout le monde se plie au thème, et on célèbre l’horreur sous toutes ses formes pendant tout un mois.

Des bougies partouuuuuut en automne

En été, y a beaucoup trop de lumière tout le temps, de l’aube au crépuscule (donc de 5 heures du matin à 22 heures environ, pour jouer large).

Puisqu’en automne tout s’assombrit à longueur de temps, on se crée des ambiances tamisées dès l’heure du goûter : c’est le moment de sortir les guirlandes lumineuses et de foutre des bougies partout. Points bonus si la bougie est parfumée à la cannelle, parfum officiel de la saison.

guirlande automne

Tout de suite, ça réchauffe un intérieur, et ça permet de bien installer cette ambiance « petit nid douillet » qui va nous suivre pour les deux saisons à venir. On fait le stock, on en fout partout, et comme c’est aussi le retour de la saison des bains (avec lesquels je me suis réconciliée depuis que j’ai à nouveau une baignoire), on peut pousser le vice jusqu’à en foutre plein sa salle de bain. Et le combo bain chaud + bougies + gros pyjama douillet et lit moelleux à la sortie, c’est quand même le meilleur rituel nocturne du monde entier.

La rentrée des séries, c’est pendant l’automne !

Mais à quoi bon se construire un nid si c’est pour fixer les murs et compter ses orteils ? L’automne, c’est aussi la rentrée des séries : non seulement on retrouve toutes celles qu’on aime le plus, mais on découvre également les dizaines de nouvelles séries qui sortent chaque année, et on fait le tri, on en teste plusieurs pour choisir celles qui nous suivront pour les années à venir.

Et plus on en suit, plus il est possible de s’enfiler cinq ou six épisodes en une soirée (avec pilou-pilou, soupe, bougie et compagnie, bien évidemment).

Et qu’on vienne pas me dire que la consommation de séries nous coupe du monde : le mieux c’est quand même de pouvoir parler de chaque épisode avec ses potes juste après l’avoir vu, à grands renforts de « OH MON DIEU OH MON DIEU T’AS VU ? HEIN ? TRUC DE OUUUUUF HANLALA ».

C’est l’occasion aussi de se faire le porte-parole de chaque nouvelle série qu’on découvre et de répandre la bonne nouvelle autour de soi, en se lançant dans une grande campagne de propagande auprès de tous ceux qu’on croise pour qu’ils s’y mettent aussi et qu’on puisse crier « OH MON DIEU OH MON DIEU T’AS VU ?! » tous ensemble.

En automne, roulons-nous dans la comfort food

En plus de la soupe, l’automne c’est aussi le retour des purées, des gros plats traditionnels, des grosses marmites fumantes pleines de bonnes choses et de la bonne grosse boustifaille des familles (DES PATATES ! DES PATATES PARTOUT !).

Les températures baissent, on a besoin de mettre du bois dans la cheminée comme dirait ma mère, alors on passe aux choses sérieuses avec des plats consistants qui ont de la gueule et de la saveur à revendre.

julie and julia

On va taper dans les classiques — choucroute, pot-au-feu, couscous, mafé, purée maison, gratins en tout genres — et on s’en met plein la panse (juste assez pour s’envoyer dans un coma post-bouffe des plus délicieux, enroulé dans une énorme couette).

La bonne bouffe, c’est comme un plaid en pilou-pilou pour ton dedans, et comme je vois pas l’intérêt de faire les choses à moitié, autant bosser avec la même conviction pour l’intérieur que pour l’extérieur.

La rentrée littéraire (et musicale), c’est aussi pendant l’automne !

On en revient au point « couette, tasse qui fume et bon bouquin » : de la même façon que les séries, les livres reviennent en masse à chaque rentrée. Si vous avez épuisé toute votre liste de lecture pendant les vacances, c’est l’occasion ou jamais de refaire le stock pour l’année, et y a toujours de quoi faire, quel que soit votre genre de prédilection.

Il n’y a rien de plus jouissif, quand on aime lire, que d’aller faire un tour en librairie « pour voir » et de repartir avec une énorme pile de nouveautés sous le bras. Si, il y a l’étape suivante en fait : quand on se met sous la couette avec tous ses nouveaux bouquins étalés sur le lit et qu’on essaye de décider par lequel on va commencer.

livres

Chaque année, on peut découvrir un nouvel auteur, une nouvelle saga, se prendre d’affection pour un genre encore inexploré ou retourner à un genre oublié, s’attacher à de nouveaux personnages, se faire retourner les tripes par de nouvelles phrases et de nouvelles histoires et tomber amoureuse à chaque page, encore et encore.

Et c’est pareil pour la musique : trois tonnes d’albums nous tombent dessus chaque année et c’est l’occasion de trouver son nouvel hymne, la bande-originale de cette saison, et chanter à tue-tête en se roulant dans les feuilles mortes (et le caca de chien).

L’ambiance générale de l’automne

Quand on empile tout ça et qu’on combine le tout en une journée, y a moyen de bien kiffer son automne : même la pluie devient moins relou (surtout quand on la regarde tomber de sa fenêtre, bien en sécurité dans son château fort en pilou-pilou).

Si on se plonge à fond et qu’on joue la caricature jusqu’au bout pour tirer le maximum de cette saison, elle devient très agréable. Et plus les jours avancent, plus on s’approche des fêtes de fin d’année : la ville change, les humeurs changent, on assiste à l’installation des guirlandes, on voit des Pères Noël partout, tout devient plus festif et ça nous permet d’affronter le froid plus facilement.

automne

Par contre, comptez pas sur moi pour trouver un avantage aux trois premiers mois de l’année : ce sont des mois de merde, tout est moche et froid et on a les boules parce que les fêtes sont derrière nous et qu’on se pèle juste le cul en attendant les beaux jours, et c’est tout. Positiver, ok, mais faudrait voir à pas trop pousser non plus.

(Mes excuses à celles qui sont nées entre janvier et mars : vos anniversaires méritent d’être célébrés et ils représentent les seules raisons de se réjouir de l’existence de ces mois, c’est pour vous qu’on les supporte.)

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Arwene
    Arwene, Le 18 novembre 2016 à 14h02

    C'est tout ce que j'aime dans l'automne :)

    Vive l'automne :egyptian::egyptian::egyptian:

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