Les animaux sont de gros toxicos

Jack Parker continue sa série "les animaux font tout pareil que nous" avec cet article sur les bêbêtes et les substances qui les rendent stones. Magique.

Les animaux sont de gros toxicos

Les chevaux et la locoweed

ÇA Y EST ! J’y suis. Après des années d’une quête acharnée, j’ai ENFIN trouvé la faille. Les chevaux ne sont pas de créatures parfaites. J’ai trouvé. La. Faille. Après avoir détruit le mythe des dauphins, je vais enfin pouvoir m’attaquer au deuxième symbole de la petite fille innocente : LE CHEVAL. Bon, malheureusement le cheval est loin d’être aussi vicieux que le dauphin, mais on fait avec ce qu’on a.

Cette majestueuse créature, sur le dos desquelles nous aimons grimper pour trotter, cheveux au vent, sur une plage au crépuscule ou dans la garrigue en faisant fi des obstacles, sont en réalité des toxicos : les chevaux américains sont accros à une plante qui porte le doux nom de Locoweed (= l’herbe qui rend ouf). Je dis américains, car cette plante ne pousse malheureusement que dans certaines régions des États-Unis, c’est peut-être pour ça qu’on a jamais entendu Omar Sharif nous parler d’un bad trip à l’hippodrome de Vincennes (c’est bien dommage).

L’abus de Locoweed peut provoquer une mort lente et douloureuse, mais certains hivers, c’est l’une des rares plantes à subsister dans les pâturages, forçant de jeunes chevaux fougueux à s’adonner à de terribles pratiques. Dépression, perte de poids, problèmes de reproduction, troubles du comportement… telles sont les conséquences de la consommation de Locoweed. Mais les chevaux ne peuvent s’empêcher d’y revenir, parce que CE SONT DES TOXICOS. Les dauphins sont des prédateurs sexuels, et les chevaux sont des junkies. Trouvez d’autres idoles à vos enfants, le monde part en couille.

Les Wallabies et l’Opium

Tasmanie – Juin 2009. De mystérieux cercles apparaissent dans les champs de pavot. Panique générale : extra-terrestres ou canular ? Aucun des deux. Juste des wallabies complètement déchirés.

Ayant découvert les bienfaits du pavot, les wallabies se donnent rendez-vous dans les champs avant de s’en mettre une bonne pendant que les fermiers dorment. Après avoir grignoté quelques plants, ils se retrouvent complètement chépèr et tournent en rond dans le champ en continuant à s’en mettre plein la tête – d’où la présence de cercles bizarres, semblables à des crop circles façon X-Files. Ils volent probablement des paquets de cheetos pour finir la nuit, se mettant des miettes oranges plein la fourrure en faisant des blagues sur le cosmos, l’Australie (voisine de la Tasmanie, petit rappel) et les kangourous. On a retrouvé des wallabies endormis au milieu des champs, avec des pénis dessinés sur le front. Brigitte Bardot mène actuellement une campagne de prévention contre l’usage de drogue en milieu wallabien.

Les éléphants et l’alcool

On revient sur une autre créature majestueuse, l’éléphant. On associe souvent l’éléphant à des concepts cool comme la sagesse, la mémoire de ouf, la société matriarcale qui marche super bien, l’entraide entre membres d’une même communauté, le travail de groupe, tout ça… Mais comme tout être vivant qui se respecte, l’éléphant a aussi sa part d’ombre.

On avait déjà tenté de nous prévenir avec Dumbo et son trip hallucinogène : les éléphants sont des toxicos ET des alcooliques. En plus de se mettre un petit coup d’opiacée derrière la trompe, ils ne sont pas contre une bonne grosse mine à l’ancienne de temps en temps.

Un éléphant, c’est gros. Un éléphant bourré, c’est gros et bancal. Mais quand on ajoute à ça le fait que les éléphants ont l’alcool coléreux, ça créée de véritables tragédies à travers l’Inde. Il n’est pas rare d’entendre des histoires telles que « un groupe d’ éléphants ont chargé un village à la recherche de nourriture, ont trouvé de la bière, se sont fracassés la tête et ont tout foutu en l’air autour d’eux en riant grassement ». Et j’exagère à peine, la preuve avec cet article datant de 2007, qui raconte à peu près la même histoire avec une fin plus tragique (les éléphants se sont électrocutés).

Mais bon, pour sa défense (HAHAHA), l’éléphant n’est que l’un des nombreux mammifères à apprécier une petite murge de temps en temps. Les fruits fermentés sont en général la cause de nombreuses gueules de bois. La preuve en images, c’est toujours plus rigolo :

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Les Jaguars et la Banisteriopsis caapi

A mes souhaits, oui. La Banisteriopsis caapi est une liane tropicale de l’Amazonie, connue également pour être l’équivalent de l’herbe à chats, mais pour les jaguars.

C’est une plante hallucinogène, qui est aussi utilisée par certaines tribus qui en ont eu l’idée après avoir observé les jaguars s’en mettre plein le museau. Alors bon, y en qui leur trouvent des excuses en expliquant que les jaguars font ça pour aiguiser leurs sens, jouer les Jim Ellison de la forêt amazonienne – mais on sait tous très bien que c’est des conneries. C’est juste pour pouvoir écouter du Led Zep en mangeant des chips goût barbecue et en se roulant dans les araignées et les serpents en attendant que la journée passe.

Et comme faut TOUJOURS se justifier dans ce monde d’incrédules, voici encore une petite preuve en vidéo :

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Les Lémuriens et les Mille-Pattes

On termine avec les plus dégueulasses de la liste : les lémuriens. Alors autant j’adore ces bestioles, j’ai même partagé ma glace à la vanille avec un lémurien il y a quelques années (il m’a rendu le cône vide ce petit bâtard), mais quand il s’agit de se cramer la tête, ce sont des gros dégoûtants. Leur drogue préférée se trouve MALHEUREUSEMENT à l’intérieur d’un autre être vivant : des mille pattes vénéneux, dont le poison semble beaucoup amuser les lémuriens. Je signalerai quand même au passage que le poison est censé tenir les prédateurs éloignés, pas les pousser à frotter votre corps frêle contre leur visage – gros fail pour les mille pattes, tant pis pour eux.

Mais bon, les lémuriens sont des créatures pleines de compassion (sauf quand une glace à la vanille est en jeu), du coup ils se contentent de presser les mille pattes juste assez pour en extraire le poison, mais pas trop pour ne pas les tuer. Mieux vaut les forcer à vivre avec le souvenir de cette dégradation, quitte à leur donner l’adresse d’un groupe pour victimes de molestations, pour bien faire les choses.

La preuve, encore une fois, en images (sauf que bon, y a des mille pattes géants dedans quoi, j’préfère prévenir) (non mais quels gros porcs ces lémuriens, sérieusement).

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Lapsus.
    Lapsus., Le 14 mars 2011 à 23h57

    Y a du potentiel dans le domaine psychiatrique animalier, je me vois bien recevoir des lémuriens sur un sofa "expliquez moi vos problèmes, ce sont les milles pattes, vous avez repris ? "

    En tout cas cet article m'a bien fait rire :)

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