Comment je suis tombée amoureuse du mec auquel j’ai mis un râteau

Cette madmoiZelle s'est rendue compte un peu trop tard qu'elle était amoureuse d'un jeune homme... celui-là même qu'elle avait refoulé quelques mois plus tôt.

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Tout a commencé de manière assez incongrue avec Thomas.

À commencer par notre rencontre dans une épicerie indienne au coin de ma rue…

Une rencontre comme dans les films

J’étais à l’époque en Angleterre et mes colocs m’avaient demandé d’acheter du lait sur le chemin du retour.

Et devinez quoi ? On a posé la main sur la même bouteille. Comme dans les films, ouais. Lui aussi avait été réquisitionné par ses colocs pour acheter du lait !

Ça peut paraître surprenant mais cette coïncidence, un jour pluvieux de janvier, nous a tout de suite mis à l’aise pour entamer la conversation.

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Le début d’une histoire d’amour en Erasmus

J’ai appris qu’il était autrichien (et non pas australien comme j’avais cru comprendre), qu’il étudiait l’économie.

Nous avons fait le chemin ensemble pour découvrir avec stupéfaction… qu’il était en fait mon voisin !

Au fil des semaines, je croisais Thomas par hasard à l’arrêt de bus, à la gare ou au coin de la rue.

Ça nous permettait de parler de tout et de rien, il m’avait même apporté des chocolats pour mon anniversaire.

Il avait tout du mec idéal, en fait. Il m’a demandé mon numéro, un soir, et à peine quelques heures plus tard, j’étais invitée au resto italien du coin.

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Peur de l’engagement et envie de profiter

Le problème, c’est que Thomas arrivait dans ma vie comme un boulet de canon. Il voulait tout faire avec moi et faisait mine d’être vexé lorsque je ne l’invitais pas aux soirées.

Il s’imposait dans ma vie et je n’étais pas prête. Il voulait quelque chose de très sérieux, tout de suite alors que je voulais juste m’amuser au son des notes de Despacito.

« Quierorespirartucuellodespacitooooooooooo ! »

Un soir, après l’avoir vu, alors que je voulais rejoindre mes colocs sur le campus, il a lourdement insisté pour venir.

À ce moment-là, je ne me sentais pas prête à le présenter à toute ma bande. J’ai donc passé la pire soirée car ce n’est pas moi qui avait choisi de l’amener mais lui qui s’était invité…

Plus ça allait, et plus il était insistant, ce qui enlevait tout son mystère et avait achevé d’enlever les quelques paillettes que j’avais dans les yeux.

Ma meilleure amie ne le trouvait pas cool et pensait que je pouvais trouver mieux. Je le trouvais trop sérieux, trop ennuyeux, trop focalisé sur moi.

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Mettre un râteau par SMS, ça arrive

Dès le lendemain, je lui ai envoyé un long message. Ce n’était pas facile car ce n’était que le début, et je savais qu’il avait beaucoup d’espoir.

Je lui ai expliqué que je ne me voyais pas en couple avec lui et qu’il valait mieux (roulement de tambour) qu’on soit potes… ce à quoi il a répondu « Aïe ».

Ce n’était pas le moment le plus facile mais j‘avais envie de retrouver ma liberté, et j’avais l’impression qu’il m’idéalisait parce que j’étais la-petite-Française-en-Erasmus-qui-découvre-l’Angleterre.

Ensuite, on a quand même décidé de se revoir, en tant qu’amis, autour d’un café ou au parc, pour discuter de politique et d’autres choses.

Je pense que lui avait encore un espoir. Les choses sont restées très amicales et de mon côté, je ne me voyais pas avoir une relation plus approfondie avec lui.

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Garder contact à la fin de l’Erasmus

Je suis ensuite rentrée de mon Erasmus. C’était incroyablement dur de perdre les repères que j’avais construit pendant un an avec ma bande de potes, les cours que j’adorais, et surtout, c’était difficile de quitter l’Angleterre.

Je ne m’attendais pas du tout à rester en contact avec Thomas.

C’est lui qui m’a envoyé les premiers messages. Rapidement, on a commencé à parler de tout et de rien, nos échanges sont devenus quotidiens.

C’était une bouffée de fraîcheur pour moi car il représentait un point d’ancrage important de mon année Erasmus.

Notre discussion est vite devenue une fenêtre sur l’extérieur, qui me permettait de penser à autre chose. On s’envoyait des photos de nos voyages respectifs, des blagues, il me taquinait…

On a véritablement appris à se connaître par message. Nos conversations duraient des heures.

Un flirt qui naît à distance

Je ne pouvais pas m’empêcher de lui répondre et je me surprenais à être impatiente de recevoir ses messages. J’initiais même la conversation.

Petit à petit, il titillait ma curiosité et me posait des questions ambigües, il avait l’air clairement intéressé… Il m’avait dit qu’il passerait me rendre visite dans ma ville et qu’il avait très envie de me revoir.

Il me demandait si je le trouverais plus attirant en le revoyant, me disait que j’étais mignonne.

Mais parce que ses plans changeaient tout le temps, il n’est jamais venu me rendre visite en France.

Tenter une histoire d’amour en Autriche

Un jour, j’ai décidé d’aller à Vienne pendant quelques jours. Je pourrais visiter la ville et le revoir juste pour un verre, me disais-je. Grossière erreur.

Notre premier rendez-vous s’est passé dans les jardins d’un palais viennois, un jour très ensoleillé… et accessoirement le jour des ses 24 ans, qu’il a choisi de passer avec moi.

Ça faisait un peu plus d’un an que je ne l’avais pas vu. J’angoissais un peu à l’idée de le revoir. Il revenait d’un voyage en Italie organisé par sa copine.

Sa quoi ? Sa copine.

Je m’attendais à tout sauf à ça.

Il a une copine

Je crois avoir mal entendu. C’est la première fois en un an que j’entends parler d’une copine. Je le fais répéter et fais mine d’être contente pour lui, alors que je brûle de l’intérieur.

On se revoit le lendemain et le surlendemain et encore le jour d’après. Tous les jours, en fait.

On passe des journées fabuleuses, il me fait visiter sa ville, on déborde de sujets de conversation. On rigole beaucoup aussi.

Sa copine est un sujet tabou. On n’en parle pas.

D’où elle vient ? Où elle étudie ? Comment elle s’appelle ? Je n’en sais rien et ne veux pas savoir. J’ai l’impression que ça l’arrange aussi d’une certaine manière. Sauf que…

Thomas est très tactile quand on se balade, il me regarde avec des yeux qui ne trompent pas, des yeux brillants prêts à m’embrasser comme si j’étais la seule qui existait.

Il me répète que je suis mignonne, me dit que je lui ai beaucoup manqué.

Une relation ambigüe

Le dimanche soir, on se voit pour boire quelques verres en fin d’après-midi, puis on décide de migrer de bar en bar jusque tard dans la nuit.

On se raconte beaucoup de choses personnelles, on rigole bien. Tout n’est qu’ambiguïté.

Plus les verres se vident et plus la frustration est grande car on sait tous les deux qu’on a envie de la même chose.

Pour le dernier cocktail, il se rapproche à côté de moi. Il me fait remarquer à quel point sa barbe est longue et me demande si je l’aime bien car il l’a faite pousser exprès pour moi.

On rentre vers une heure du matin, prendre notre tram. Personne autour de nous ne penserait que nous sommes autre chose qu’un couple.

En tout cas nous sommes collés dans l’escalator. Il me dit qu’il ne peut pas m’embrasser vraiment, alors il le fait dans mon cou.

Et… le bisou !

J’attends mon train et il continue de m’embrasser dans le cou.

Prise d’une frustration trop grande, je l’embrasse très vite avant de m’engouffrer dans la rame.

Il me dit par message qu’il a passé une soirée incroyable, qu’il aurait aimé que les choses se soient passées différemment…

On se voit encore le lendemain. On va au musée du Belvédère, voir le Baiser de Klimt. On passe toute la journée à marcher puis j’ai rendez vous avec une amie vers 17h.

Je lui fais mes adieux et il me dit qu’il aimerait bien me revoir après mon rendez vous, histoire de « bien me dire au revoir » (ben voyons).

Il vient donc me chercher en voiture, à mon auberge de jeunesse.

On se gare à un point de vue qui surplombe la ville de Vienne et on se parle pendant des heures, de tout et de rien, en se donnant la main et en s’observant, prêt à s’embrasser mais sans jamais le faire.

Le lendemain de mon départ, je remarque que Thomas m’envoie moins de messages que d’habitude, comme si on avait obtenu le maximum de ce qu’on pouvait avoir.

Maintenant que le pot aux roses est découvert, il ne peut plus me draguer aussi ouvertement que lorsque j’ignorais l’existence de sa copine.

Laisser tomber ou s’accrocher à ce mec ?

Après ce séjour, je suis partagée.

D’un côté, je me dis qu’il joue un jeu ambigu avec moi, qui n’est ni agréable pour sa copine, ni pour moi. D’un autre, je suis vraiment attirée par ce garçon… et bizarrement, encore plus depuis que je sais qu’il a une copine.

Il apparaît pour moi comme inaccessible mais je sais que je dois me résigner, malgré les conseils de mes amies qui pensent qu’il faudrait insister et qu’il finira par craquer.

J’ai décidé de ne pas revenir à la charge.

C’est très frustrant car on est attiré l’un par l’autre mais si cette histoire m’a appris quelque chose, c’est que parfois, certaines opportunités ne se présentent qu’une seule fois et qu’il faut les saisir à temps !

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JulietteGee

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Commentaires

Hana-Lys

C'est moi ou ce mec ressemble à un gros blaireau?? Quand la fille est en erasmus il se montre collant et insistant, il s'invite et fait son jaloux alors qu'ils sont même pas en couple... et ensuite il la drague sur internet et IRL alors qu'il a une copine et maintient la relation super ambiguë en attendant que ce soit elle qui fasse le 1er pas
J'en ai connu un comme ça dans ma jeunesse:vieux:, qui avait "oublié" de me dire qu'il avait une copine et maintenait l'ambiguïté de la relation... je pense que ça flattait juste son égo de mâle de savoir qu'il y avait une autre fille qui avait des sentiments pour lui, sans pour autant "tromper" sa meuf. Bien qu'à mon avis, entretenir une relation sentimentale avec une autre personne, c'est quand-même tromper même s'il n'y a pas d'échanges de fluides corporels...
Bref tout ça pour dire qu'à mon avis la madz ferait mieux de se tenir éloignée de ce gars
 

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