« Vous êtes un passionné, Mozart. » – madmoiZelle.com
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« Vous êtes un passionné, Mozart. »

Dès mon cinquième automne, j’ai été inscrite à l’éveil musical au conservatoire. A six ans, on m’a demandé de choisir quel instrument je pratiquerai. C’était une évidence pour moi : ce serait le piano.

2005 11 10 piano « Vous êtes un passionné, Mozart. »Le piano parce que maman l’avait elle aussi choisi et que l’écouter jouer me fascinait. Ce qui m’a le plus marquée à cette époque-là, c’étaient les douze variations de Mozart sur « Ah ! Vous dirai-je, maman ». La première est très simple et c’est justement le premier morceau que j’ai su « jouer », avant même d’avoir un professeur (rien de prodigieux là-dedans, rassure-toi).

Les premiers cours au conservatoire se passaient bien. Je me souviens encore parfaitement de ma première audition : mes doigts tremblaient tellement j’étais paniquée d’avoir tous ces yeux tournés vers moi, et toutes ces oreilles à mon écoute.
A la naissance de ma seconde petite sœur on a déménagé et j’ai dû prendre des cours particuliers pour le piano, tout en continuant la chorale et le solfège au conservatoire.
Le solfège est parfois un élément qui rebute les personnes de jouer d’un instrument parce que ces cours ont la réputation d’être très lourds. Ce qui est… absolument vrai, je ne peux le nier.

Toutefois, je me rends compte que d’avoir suivi cette formation durant 6 ou 7 ans me facilite la tâche aujourd’hui lorsque je déchiffre des œuvres et que donc, si je puis me permettre une remarque : oui, le solfège, c’est terriblement chiant, mais au bout de plusieurs années, on s’aperçoit que ça vaut le coup de s’être fait terriblement chier.
Et pour le piano – comme pour tout autre instrument, présume-je, c’est la même chose. Beaucoup d’élèves arrêtent à l’adolescence, si ce n’est plus tôt parce que, forcément, rien n’est acquis mon ami, et que de ce fait, si l’on ne travaille pas régulièrement ses morceaux, on n’arrive à rien et que ça, c’est franchement énervant.

Je suis bien placée pour le savoir parce pendant des années je n’ai quasiment pas progressé pour la bonne et simple raison que je ne travaillais absolument pas mes morceaux, que j’étais totalement désintéressée par la musique, notamment *grâce* à cette prof’ que j’ai eu pendant quelques années après mon déménagement, qui prenait un malin plaisir à me taper sur les doigts à chaque fausse note.

Mais j’ai changé de professeur et, un jour, il y a eu Schubert. J’avais la chance de pouvoir choisir mes morceaux et elle m’a proposé un Moment Musical. Ca a été mon « morceau-déclic ». Je l’ai déchiffré en un rien de temps et ça a été un réel plaisir de le travailler, de peaufiner son jeu, mesure par mesure, d’étudier l’intensité qu’il faudrait accorder à chaque note… C’est à ce moment-là, je crois, qu’est née en moi une passion pour mon instrument.
C’était il y a cinq ans et depuis, cette passion n’a cessé de grandir lorsqu’en progressant j’ai pu accéder à un répertoire de plus en plus vaste, de plus en plus riche.
Les morceaux que jouait ma mère quand j’étais gamine, comme la totalité des variations de Mozart pré-citées, les Valses et Nocturnes de Chopin, Sonates de Mozart ou Beethoven, Préludes et Inventions de Bach, Impromptus de Schubert, la Sicilienne de Fauré, les Gymnopédies de Sati… sont devenus accessibles…

Aujourd’hui la musique est omniprésente dans ma vie. C’est un réel exutoire, même si je sais parfaitement que mon jeu est très, très loin d’être excellent, je ne peux plus m’en passer : lorsque l’on part en vacances dans un lieu quelconque en famille, ma première question n’est pas de savoir s’il y a une piscine d’accessible ou la mer à proximité ou quelque chose comme ça… Ma question est : il y a-t-il un piano là-bas ?

Et toi, pratiques-tu d’un instrument de musique ?
Si oui, la musique te passionne-t-elle ou est-ce que jouer n’est, pour toi, ni plus ni moins qu’un simple loisir ?
Si non, en as-tu déjà pratiqué un dans ta tendre enfance et regrettes-tu de t’être arrêtée ? N’hésite pas à réagir sur le forum ! :)

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Les 5 derniers commentaires dans le forum :

  • Ca fait un an que j'économise pour m'acheter une basse électrique, mais ma famille toute entière m'a promis un coup de pouce à Noël , alors je vais bientôt l'avoir. Et en plus j'ai un pressentiment, mon oncle n'arrète pas de me dire qu'il changerait bien de guitare électrique, me demande ou j'en suis dans mes cours de musique (je fais de la guitare classique), etc... en affichant un gros sourire bien entendu avec mes parents.

  • Euphoria Euphoria a dit :

    Je revais de faire du violon quand j'étais petite, et on m'avait dit de commencer par faire de la guitare, alors j'ai fais de la guitare, mais je n'ai vraiment pas aimé. Je m'ennuyais en solfège, le professeur de guitare ne rendait pas ses cours intéressants, et j'ai du arreter au bout de deux ou trois mois.

  • Zunonume Zunonume a dit :

    Déjà, la musique est vraiment l'une de mes passions, malheureusement je ne pratique pas (plus). Je suis issue d'une famille où tout le monde adore ça: ma grand-mère et mes deux grande-tantes chantaient dans des choeurs, de même que mon grand-père, j'ai une tante directrice de choeur, une autre qui fait du chant "folklorique", ma mère sait jouer du piano et chante très bien également... et j'ai baigné dedans depuis toute petite. Mon père écoute beaucoup de disques, j'ai grandi avec Goldman, Les Poppy's et Dassin, j'étais fascinée par notre tourne-disque, et ma grand-mère me chantait plein de chants "populaires", elle m'avait même appris le Cantique Suisse quand j'avais 3 ans !
    J'ai commencé à quatre ans un cours appelé "éveil musical": on apprenait les noms des instruments, on écoutait des morceaux, on apprenait ce qu'était une blanche, une noire, on chantait des chansons. Puis j'ai fait du solfège jusqu'à 6 ans. Ensuite, j'ai voulu commencer un instrument.
    J'ai joué du piano de mes 7 à mes 11 ans. A la base, je voulais jouer de la flûte et j'étais allée voir un cours avec ma mère. Mais la prof était absente, alors je suis allée assister à un cours de piano à la place... et finalement je m'y suis inscrite. Ma mère en avait fait quand elle était jeune et elle me jouait souvent La marche turque de Mozart et surtout la Lettre à Elise de Bethoveen, un morceau que j'aimais énormément. Je rêvais de savoir le jouer à mon tour ! D'abord, je prenais des cours particuliers avec une prof très sévère que mes parents connaissaient car elle habitait à côté de chez nous. J'avais une méthode très "austère" et je jouais des morceaux bien trop compliqués pour mon âge. Puis elle est tombée enceinte et je me suis dirigée vers une école de musique. Pendant deux ans, j'ai appris un certain nombre de morceaux de Chopin, Mozart, Brahms, etc. Des menuets, des negro spirituals... et j'adorais particulièrement les boogie-woogie. Puis la prof que j'avais est partie au Canada, et j'avais de moins en moins envie de travailler mes morceaux à la maison. J'ai fait ma dernière année dans une autre école avec une autre prof pas du tout motivante, et j'ai décidé d'arrêter. Je regrette vraiment. Surtout que je n'ai jamais réussi à jouer la Lettre à Elise de ma vie. Mais bon, je n'ai vraiment plus le temps de reprendre des cours à présent... peut-être plus tard, quand j'aurai terminé les études, il n'est jamais trop tard pour recommencer.

  • Vice-Versa Vice-Versa a dit :

    Déjà que la flute à bec, j'ai du mal, avec le paino j'risque de galérer mm si jeune, j'voulais secrètement en faire

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La phrase des fois con, des fois pas : (propose la tienne)
"Vous savez, moi je ne crois pas qu'il y ait de bonne ou de mauvaise situation. Moi, si je dois résumer ma vie aujourd'hui avec vous, je dirais que c'est d'abord des rencontres. Des gens qui m'ont tendu la main, peut-être à un moment où je ne pouvais pas, où j'étais seul chez moi. Et c'est curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée... Parce que quand on a le goût de la chose, quand on a le goût de la chose bien faite, le beau geste, parfois on ne trouve pas l'interlocuteur en face je dirais, le miroir qui vous aide à avancer. Alors ce n'est pas mon cas, comme je disais là, puisque moi au contraire, j'ai pu : et je dis merci à la vie, je lui dis merci, je chante la vie, je danse la vie... Je ne suis qu'amour ! Et finalement, quand beaucoup de gens me disent 'Mais comment fais-tu pour avoir cette humanité ?', je leur réponds très simplement, je leur dis que c'est ce goût de l'amour qui m'a poussé aujourd'hui à entreprendre une construction mécanique, mais demain qui sait ? Peut-être seulement à me mettre au service de la communauté, à faire le don, le don de soi..." (Astérix & Cléopatre)
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