Josée l’obsédée teste l’exfoliation en profondeur

Josée, isolée dans une maison de campagne, n'avait ni le temps (ni l'argent) pour un masque à la boue du Bengale. Du coup, elle a fait avec les moyens du bord...

Josée l’obsédée teste l’exfoliation en profondeur

J’ai toujours été un peu trop passionnelle. À l’esprit, j’ai toujours préféré le cœur, et à la salade de fruit la profiterole deux boules + chantilly. Je crois en la passion furtive d’un regard dans le métro, d’un sourire dans la file du Simply, d’un pied qui se glisse sous la table… En amour, je ne sais pas rester sobre et digne.

Bien entendu, c’est valable sous la couette, aussi.

J’avais choisi de passer ce week-end là dans la grande maison familiale, délaissant les travaux de ma rue pour les réveils au chant du coq. Profitant de ma présence pour garder les nombreux animaux, mes parents avaient décidé de se réserver une escapade à l’étranger. Plus de 200m² dont je pouvais disposer à ma guise, rendez-vous compte ! Malheureusement, les jours n’amenaient point de distractions. Après avoir lu deux livres et compté un à un les brins d’herbe du jardin, j’ai fini par crier à l’aide : mon corps et mon esprit manquaient cruellement de compagnie.

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evildead

Dans la ferme abandonnée, bécotage et godemiché

Mon Apollon est quelqu’un de téméraire. Par chance, quand je lui ai proposé de prendre quelques jours à la campagne, il a accouru ventre à terre. Nous n’étions pas encore officiellement ensemble mais nous connaissions déjà très bien d’un point de vue biblique. J’étais sûre qu’il saurait me distraire de la meilleure des façons.

À peine franchie la porte d’entrée, nous étions déjà l’un dans l’autre. Entre placard et frigo, les fesses un peu trop près des plaques à induction, nos deux corps se démenaient. Dans une frénésie pire encore que celle des candidats du Juste Prix, nous avons consommé cette soirée jusqu’à la dernière goutte.

Particulièrement inspirée par la scène de la grange dans Le Grand Chemin (mon premier porno bien à moi), la campagne semblait donner des ailes à mon entrecuisse. Mon vagin, moyennement endurant à son habitude, s’était transcendé. Il semblait ne jamais en avoir assez.

Fucking through the monsoon

Nous baisions le matin, nous baisions le midi, nous baisions le soir. Là où auraient dû s’éteindre les restes de mon anatomie se trouvait une machine de guerre prête à toujours donner le premier coup.

En ce premier week-end de juin, le soleil tapait fort sur nos cuisses un peu trop blanches. Il faisait une chaleur étouffante dans cette maison n’ayant que trop peu d’aérations. Je rêvais d’un filet d’eau tiède sur mes reins. En bref, la cabine de douche criait mon nom.

J’étais enfin sous l’eau, rafraîchie et réfrénant mes envies de me lancer dans un medley assumé d’Anne Sylvestre en me dandinant. Je me noyais dans un océan de soins Saint Algue et de gel douche à l’abricot. C’est à ce moment que mon bel éphèbe décida de pousser la porte et me rejoindre. Notre appétit n’était jamais rassasié : dans nos bas-ventres, il était toujours midi trente.

Si tu as déjà tenté les galipettes sous l’eau, tu n’es pas sans savoir que la lubrification y devient clairement aléatoire. Je ne me suis pas tout de suite inquiétée, sentant la sensation différente de d’habitude…

C’est au moment où mon beau José a décidé de faire rôtir sa chipolata que je la sentis se transformer en merguez au piment d’Espelette.

douche

Mon corps semblait avoir troqué son lubrifiant naturel pour une brouette de graviers. Il y avait définitivement anguille sous roche.

Comme le BTP c’est pas trop trop mon truc, j’ai vite vérifié ce qui clochait. C’est là que je me revis, quelques instants auparavant, en train d’envelopper mon corps dans un gel douche parfumé, sans parabens et… aux effets gommants !

geldouche

Satan passe son temps libre à réduire des noyaux d’abricots en miettes (qui ne se rincent pas bien et collent partout).  

Je distingue bien les produits pour le corps de ceux pour mon hygiène intime. Pourtant il semblait qu’un peu de cette substance du diable se soit glissée dans un autre siphon que celui sur le sol. N’ayant pas plus envie que ça de passer mon vagin à la râpe à gruyère, nous avons décidé d’écourter la séance. Heureusement, nous n’avions effectué qu’un aller-retour ou deux, tout au plus !

Miracle : après un lavage qui n’aurait rien eu à envier aux Écuries d’Augias, mon anatomie était intacte (et garantie sans peaux mortes). Finalement, la couette, c’était pas si mal…

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Tara74
    Tara74, Le 2 juillet 2015 à 17h07

    ah on peut faire confiance à Josée l'Obsédée pour apporter son (ses?) grain(s) de folie ! :taquin:

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