Ces concepts japonais à importer de toute urgence #2

Au Japon, bien des choses sont différentes... et bien des choses sont uniques. Voici quelques idées venues du pays du Soleil Levant, dont on devrait s'inspirer en Occident !

Ces concepts japonais à importer de toute urgence #2

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Après vous avoir vanté les mérites de trois merveilles nippones, me voici de retour pour un nouvel article qui, je l’espère, vous donnera envie de foncer prendre un aller-simple pour Tokyo (attention ça coûte une blinde) (sinon j’y irais tous les trimestres) !

Les sachets-à-parapluie

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Ok, alors je sais qu’au début ça va vous paraître un peu con mais en fait c’est super cool.

Dès qu’il pleut, dans les grandes villes en tout cas, on voit fleurir devant les magasins, supermarchés et autres bureaux de poste de drôles de petits portants en métal pourvus de sachets transparents et fins, ressemblant à ceux dans lesquels on pèse ses fruits et légumes, mais en version 50 cm de long, quoi.

L’idée ? L’idée est toute bête, ma bonne dame. Avant d’entrer dans le local, on glisse son parapluie tout mouillé dans le sachet, qui y adhère grâce à l’humidité. Comme ça, pas besoin de le poser au risque de l’oublier ou de se le faire piquer, mais on ne met pas non plus de la flotte partout !

Je sais que ça semble trivial (et que c’est pas super-écolo non plus), mais quand on passe une journée à aller de boutique en boutique sous la flotte, c’est super pratique, en fait. Mais si, j’vous jure.

Le métro à tarif variable

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Je pense que ce n’est pas spécifique au Japon, mais c’est le premier pays où j’ai vu ça alors bon, je fais ce que je veux, c’est mon article de toute façon.

À Tokyo et dans les autres grandes villes nippones, le tarif du ticket de métro dépend de l’endroit où on se rend. Si on fait trois stations, on payera 120¥, si on en fait cinq on paiera 200¥, et caetera. Ça a un double effet kiss cool :

  • Pas besoin de payer cher pour ne faire que deux stations parce qu’on est chargé•e, fatigué•e etc.
  • Si on est comme moi une flemmarde, ça fait réfléchir : « Bon, je ne vais pas ajouter 50¥ pour ça vu mon budget, je vais marcher plutôt »

Le revers de la médaille, certes, c’est qu’il est un peu chiant de payer cher quand son hôtel est excentré (si on reste longtemps sur place, voire qu’on emménage, il est bien plus utile de prendre un pass journée ou mensuel). Mais sinon, ça motive à marcher, et donc à visiter la ville en question, ça permet de faire un peu d’économies en privilégiant des trajets courts…

Bonus : au portique de sortie, on passe son ticket comme à l’entrée. Si le montant est erroné, il y a une petite machine pour payer la différence et/ou un guichet où régler un•e employé•e directement. Et si le montant est bon… LA MACHINE AVALE LE TICKET. Les portes s’ouvrent, on sort, et on finit pas la journée avec 12 tickets de métro dans les poches, dans le soutif et dans le sac, à chercher désespérément le bon en cas de contrôle.

C’est beau la modernité.

Le conbini, la boutique qui sauve la vie

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Allez, on y arrive, le coeur du sujet, le bout du bout des bonnes idées, le conbini, auquel je songe à dédier une ode en vingt volumes.

Conbini mon amour, tu es cette échoppe ouverte à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Tu es cette boutique toujours bien éclairée, nickel et pas du tout flippante, qui me propose des plats chauds et froids, des bières glacées, des élastiques à cheveux et des serviettes hygéniques. Tu comportes toujours un espace toilettes propre comme un sou neuf où je peux faire pipi sans craindre les microbes et sans même être obligée d’acheter quelque chose. Tu vends de petits gâteaux à 100¥ qui me calent jusqu’au dîner et une myriade de boissons fraîches pour me désaltérer. Tu es mon café du matin et ma tisane du soir. Tu es mon aube, mon coucher de soleil et parfois mon insomnie.

Conbini, je le dis haut et fort, tu me manques. Je te veux. Je te veux en France, et partout dans le monde. Je veux bien que tu apportes avec toi, lorsque tu emménageras, ces petits pavés de poulet pané et épicé, ces galettes de pommes de terre, ces brioches vapeur fourrées aux légumes, ce…

Tout. Je te prends tout entier. Je suis comme ça.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Poupettasse
    Poupettasse, Le 12 novembre 2014 à 13h19

    bat-momo
    Je ne connais pas vos âges, mais travailler de nuit à 20 ans, ce n'est pas la même chose qu'à 50, et travailler de nuit quand on est en couple, marié, avec enfant, ce n'est pas pareil que célibataire. Et ensuite, tant que ça reste un choix, c'est très bien, mais quand on obtient tout un système, avec une grande proportion de magasins ouverts de nuit, ça ne sera plus un choix. Peut-être que ça le sera officiellement, mais quand je vois le harcèlement dont sont victimes certaines personnes qui refusent de travailler le dimanche, alors que c'est censé être basé sur le volontariat, je ne suis pas forcément pour une propagation des magasins de style conbini.
    La psychologue du travail/ergonome que je suis plussoit ce que tu dis ! :pray:

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