J’aime pas le sport – Chroniques de l’Intranquillité

Pondu par Ophelie le 5 août 2012     

Cette semaine Ophélie nous confie son anti-sportisme primaire et nous raconte à quel point le culte de la performance et l’effort physique l’indiffèrent.

Ce matin j’ouvre Safari en dégustant une gorgée de mon Lavazza bien serré pendant que ma page Google se charge. Désaltérée par mon doux breuvage je pose alors mes yeux ensommeillés sur le Doodle du jour.

« Oh tiens, des types qui jouent au ping-pong », me dis-je naïvement.

Je clique avec candeur et volupté (comme toujours) sur l’icône quand soudain la page de résultats me notifie ceci « Londres 2012 Tennis de table ».

Des souvenirs traumatiques me reviennent en mémoire alors que je repense à ces professeurs d’EPS qui nous punissaient par dix séries de pompes pour avoir osé proférer la mortelle insulte en demandant « On fait du ping-pong aujourd’hui ? ».

Ping pong : le terme tabou, c’est un peu comme les enseignants d’« Arts plastiques » qui ne supportent pas qu’on les réduise à la vulgaire fonction de « prof de dessin ». C’est le même genre de personnes pointilleuses qui transforment les femmes de ménage en techniciennes de surface et ce sont ces petits riens martelés mille fois qui font partie des absurdités contre lesquelles je garde une rancoeur tenace.

Je repense donc à toutes les séries de dix pompes que j’ai faites pour avoir eu le malheur d’oublier ma raquette de « ping-pong » et lentement mes digressions mentales font resurgir mes nombreux souvenirs traumatiques liés au sport.

Lorsque j’étais encore une enfant innocente je préférais rester dans mon coin à jouer aux billes plutôt que de faire une partie de balle aux prisonniers ou de jouer à l’épervier.

Premièrement parce que je n’ai jamais compris les règles de ces jeux que tout le monde semblait connaître implicitement, secondement parce qu’en tant que spectatrice de beaucoup de choses (le déclin du monde moderne et les parties de foot à la récré) je ne trouvais aucun sens ni aucune grâce à cette agitation insensée et loufoque.

D’ailleurs je suis toujours incapable de contempler un match de tennis car, entre autres détails techniques, je n’ai jamais compris comment les points étaient comptés.

Alors j’ai probablement autant d’endurance physique qu’un mollusque mort et à l’école on s’est toujours moqué de moi (« Avec tes grandes jambes, tu devrais courir plus vite ») mais même lorsqu’il m’arrivait d’être en retard je ne courais jamais ; je préférais rater le bus plutôt que d’essayer de le rattraper. « T’es grande, pourquoi tu ne joues pas au basket ?» aimait-on à me répéter régulièrement alors que je suffoquais de rage pour la centième fois en me retenant d’hurler « JE DÉTESTE LES SPORTS COLLECTIFS ».

J’ai bien eu un court moment de ferveur sportive pour la Coupe du Monde de football en 1998, mais à l’époque j’avais dix ans, même la diffusion de Titanic au cinéma me transportait d’exaltation.

Après l’Euro de football, Roland Garros et le tour de France on m’impose désormais l’actualité des Jeux Olympiques, en insistant davantage sur ses disciplines intimistes (qui a regardé l’épreuve de trampoline ?) que sur l’organisation despotique mise en place par le CIO.

Mon principal problème c’est que je suis incapable de m’identifier à qui que ce soit et je me demande comment les autres y parviennent. Il y a ce « on » mystérieux, totalement indéfini et impalpable, ce « on a perdu » ou « on a gagné » auquel je suis entièrement hermétique.

« On » c’est un symbole obscur, c’est le rassemblement implicite et la fusion d’un peuple derrière une personne ou une équipe qui est censée être ce qu’il y a de meilleur dans le domaine en question. Sauf lorsqu’« on » a perdu. Là, soudainement, tout le monde s’accorde sur la médiocrité de cette équipe de branleurs incapables, le quidam pense qu’il aurait pu mieux faire si on lui avait confié la composition du groupe. On ne supporte plus personne, on est excédés par ces joueurs arrogants, on est à deux doigts de se raser le crâne et d’enfiler une paire de Stan Smith en hurlant « PARIS PARIS ON T’ENCULE » pour décompresser.

Dans les médias, les sportifs deviennent alors les représentants de certaines qualités, ils véhiculent l’image d’un pays tout entier et leurs méfaits et gestes prennent des proportions inconsidérées tant à l’international qu’au bar PMU du bout de la rue où l’on gouaille méchamment sur les frasques de nos millionnaires Adidas.

Moi, je ne me sens solidaire d’aucune victoire ni d’aucune défaite, lorsque le ballon s’approche des buts ennemis mon palpitant ne s’emballe pas ; je reste de marbre face à l’adrénaline par procuration que ressentent certains et je compte tristement les minutes qui me séparent de la fin du calvaire en priant contre les prolongations.

C’est un peu honteux d’être aussi réfractaire à toute forme d’exercice physique, d’avouer qu’on mange sans trop bouger, que dans le sport « collectif » on ne voit qu’une course tyrannique à la performance plutôt qu’une manifestation merveilleuse d’esprit de groupe et de solidarité.

Personne ne pense sérieusement que « L’important est de participer », passé l’âge de huit ans et demi et les tournois de lancer de nains régionaux, tout le monde participe dans la seule optique d’écraser l’adversaire et d’affirmer la supériorité de sa puissance dopée à la créatine.

J’ai beau essayer de me forcer mais la seule chose qui pourrait m’intéresser dans l’éventualité d’une « soirée foot » ce sont les bières et les pizzas. Même en essayant de me concentrer sur autre chose que cette débauche de sponsors et de publicités, même en essayant de trouver que le dépassement de soi est une noble chose, même lorsque je réfléchis à toutes ces notions de grandeur et ces codes d’honneurs propres à certaines disciplines, je ne parviens pas à me faire spectatrice de la puissance des autres, de la revanche des uns ni de l’humiliation des perdants.

Le sport, ce n’est pas trop ma came bien que je comprenne cette volonté de dépassement et de performances personnelles ; mais ce qui est inintelligible à ma toute modeste intelligence, c’est davantage le fait d’être un « spectateur ». Le type assis dans les gradins qui peut vivre par procuration ce qui m’étreint d’ennui, celui qui arrive à s’identifier à d’autres que lui et qui ressent la fierté viscérale d’un beau match. Peut-être que je l’envie un peu, ce spectateur si impliqué dans la réussite des autres, mais laissez-moi vivre dans le Sud-Ouest sans aimer le rugby, sans minauder devant leurs armoires à glaces cabossées. J’aime le magret de canard, c’est tout de même la preuve d’une ardente intégration locale.

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  1. CoffeencigCoffeencig

    Le 06 août 2012 à 16:48

    Hahaha BIP UP MILLE ! :free:

    J’ai beau essayer de me forcer mais la seule chose qui pourrait m’intéresser dans l’éventualité d’une « soirée foot » ce sont les bières et les pizzas.

    mais laissez-moi vivre dans le Sud-Ouest sans aimer le rugby, sans minauder devant leurs armoires à glaces cabossées. J’aime le magret de canard, c’est tout de même la preuve d’une ardente intégration locale. Je vais ds le Sud Ouest dans un mois, alors vive le magret , mais le rugby… hem.. non on oublie !

    Ah oui et je plussoie fois douze ce "ON" si mystérieux et caractéristique de toute compétition sportive… Un "on" qui me fait sortir de mes gonds genre "MAIS QUOI "ON" QUOI ? TU Y ETAIS SUR LE TERRAIN PEUT ETRE ?!!!! AAAAH NON MAIS ! C'EST QUI ON ?"

    Le seul moment où j'avoue je regarde du sport, c'est le regard vitreux, devant un poste de télévision, un lendemain de soirée, où entre la messe et l'athlétisme, tu choisis les mecs en corsaires synthétiques moulants plutôt que les types en robe qui grignotent des hosties ! :)
  2. Darky-AngelDarky-Angel

    Le 06 août 2012 à 16:54

    Posted by Coffeencig
    Hahaha BIP UP MILLE ! :free:


    Ah oui et je plussoie fois douze ce "ON" si mystérieux et caractéristique de toute compétition sportive… Un "on" qui me fait sortir de mes gonds genre "MAIS QUOI "ON" QUOI ? TU Y ETAIS SUR LE TERRAIN PEUT ETRE ?!!!! AAAAH NON MAIS ! C'EST QUI ON ?"


    Surtout que c'est souvent "on a gagné" et "ils ont perdus, ces nuls!"
  3. AunbreyAunbrey

    Le 06 août 2012 à 17:50

    Ah bah je fais partie de ces gens qui vivent le sport par procuration. J'adore m'exciter devant ma télé (ou l'écran de mon ordinateur), envoyer des textos à des amis lorsque eux-même suivent un match, secouer comme un prunier ma mère lorsqu'un de mes joueurs préférés gagne/perd/fait quelque chose de beau. Parce que je suis fin nulle en sport, mais dans le genre nulle de chez nulle, dans les tréfonds de la nullité, je vis l'émotion de la victoire ou de la défaite par d'autres personnes beaucoup plus talentueuses que moi. C'est sûrement étrange à dire mais j'adore ressentir l'adrénaline qui monte en moi, j'adore être émue aux larmes lorsque tout va bien ou tout va mal pour l'équipe/joueur que je supporte. Ils sont tout ce que je ne serais jamais. Ils représentent/ont le talent que j'aurais aimé avoir. Je vis le sport par procuration.

    Par contre, je ne dis jamais "on". Jamais. Parce que si je disais "on", ça voudrait dire que j'ai pris part à la victoire/défaite/truc magnifique effectué alors que ce n'est absolument pas le cas. Je dis toujours "l'équipe de/du [nationalité/club]".
    En cas de défaite, je le dis clairement & même s'il s'agit de mon équipe préférée/mon joueur préféré qu'il/elle a joué comme un manche à balai. Mais ça ne veut pas dire pour autant que je ne le/la/les soutiens plus, c'est simplement être réaliste sur ce que je viens de voir & donner du crédit à l'adversaire.

    Comme ce sont les JO, je regarde beaucoup plus de sports (notamment le basket, la gymnastique & la natation) mais sinon, le reste du temps, je suis plutôt le foot et le tennis & j'aime ça :jv:
    Sinon, je comprends tout à fait qu'on puisse ne pas aimer regarder le sport. Chez moi, personne ne s'y intéresse, je suis la seule. Tant qu'ils ne critiquent pas sans connaître & qu'ils ne me font pas de réflexions, en bref' qu'ils me laissent regarder mes matchs tranquillement, il n'y a aucun problème.
  4. CoffeencigCoffeencig

    Le 06 août 2012 à 17:50

    Posted by Darky-Angel
    Surtout que c'est souvent "on a gagné" et "ils ont perdus, ces nuls!"


    Je n'y avais même pas pensé, mais CARREMENT ! :yawn: C'est du genre "on était bien partis et tout puis ils ont tout foiré ! ^^
  5. choupette38choupette38

    Le 07 août 2012 à 12:37

    Parce qu'il y a un autre truc que je déteste dans le fait de faire du sport, c'est la compétition. Je trouve ça stérile. J'ai testé pas mal de sports dans ma jeunesse et cet aspect m'a toujours rebuté. Les classements, les défaites, les victoires … et alors ? Vouloir se dépasser dans un combat parce que son intégrité physique ou celle de sa famille est en jeu oui, mais vouloir devenir plus fort juste pour devenir plus fort, je ne vois pas l'intérêt, le but.

    Mais dés que ça devient sérieux, dés qu'on quitte l'univers du jeu, dés que le nom du perdant/vainqueur prend de l'importance, ça me dégoute et je préfère faire le minimum (quand j'y étais obligée), voir rien du tout, que de rentrer dans ce système . Je me fiche de gagner, je me fiche de perdre et je refuse qu'on essaye de modeler l'estime que j'ai de moi même ou des autres en fonction de ça

    je comprend ton point de vue, mais l'esprit de compétition je crois que c'est inné, on l'a où on l'a pas et c'est ce qui différencie justement les athlètes loisirs des grands athlètes. C'est que t'es capable de te mettre dans un état "second" pour battre les autres, ça se fait pas dans une ambiance gueguerre de récré, je tiens à dire qu'il existe beaucoup de respect entre deux concurrents même si ça se voit pas toujours à la télé (c'est bien dommage). Et puis la compétition c'est pas toujours avec les autres, c'est la différence entre un match de boxe et l'athlétisme, un match tu gagne ou tu perd mais tu te bats contre un adversaire, une course d'athlé avant d'arriver aux JO tu te bats contre un chrono donc d'une certaine façon contre toi même, et c'est ça que je trouve beau, cette multitude de sports et de formes de compétition. Je crois que le mieux c'est encore de le vivre pour le comprendre. Quand tu entre dans les sports de haut niveau c'est un autre univers, et ça nécessite des qualités autant psychologiques que physiques mais encore une fois je comprend qu'on puisse ne pas admirer ces qualités, je tenais juste à donner mon ressenti quant à la compétition que je pratique et qui n'est pas stérile. Il faut avoir un mental de battant et avoir confiance en soi, mais je trouve que c'est une bonne école de la vie et ça m'a énormément aidé à prendre confiance en moi et à me remettre en question, on apprend à mieux gérer les échecs et dans la vie ça sert. Ça permet aussi de se définir comme individu, on sait ce qu'on vaut et on gagne en estime de soi. Je le recommande d'ailleurs aux jeunes qui se cherchent, pour moi en tout cas c'est comme ça que je me suis trouvée :v:

    p.s : désolée d'avoir fait un commentaire aussi long sur un article "contre" le sport, mon but n'est évidemment pas d'y convertir tout le monde, c'est comme tout, on aime ou on aime pas, moi j'ai choisi :)
  6. JaneBJaneB

    Le 07 août 2012 à 17:49

    Il y a tout de même du bon dans les JO.
    Les nageuses synchronisées effrayantes, la grâce d'une lanceuse de poids polonaise, le présentateur phare de France 2 qui lance un très naturel "beau gosse, ouai" à Teddy Rinner. De grands moments télé.
  7. Black MambaBlack Mamba

    Le 07 août 2012 à 18:06

    Moi non plus je déteste regarder le sport, je trouve ça tellement ennuyeux.

    Et l'EPS était ma hantise au collège et au lycée, surtout les sports collectifs où j'étais une vraie bille qui ne voulais pas avoir le ballon entre les mains et qui étais toujours choisie dans les dernières pour composer les équipes..
  8. AriesAries

    Le 08 août 2012 à 01:41

    C'est vraiment triste la vision du sport que vous avez toutes, je comprends que vous puissiez pas aimer, chacun ses goûts (même si je pense que dire "j'aime pas le sport" c'est comme dire "j'aime pas l'art", c'est beaucoup trop général, y a beaucoup de sports très différents @___@) mais ne voyez pas tout de façon négative ! :/

    Le sport c'est pas que l'équipe de France de football masculine !
    Et je connais personnellement des gens en équipe de France (mais pas aux JO), ce sont des gens normaux qui font des études ou ont un boulot et une famille et ils ont pas du tout la grosse tête donc je trouve ça dommage de généraliser à cause de quelques cons u__u

    Et il y a beaucoup de beaux moment aux JO ! L'athlète qui courait avec des prothèses s'est retrouvé en demi-finale (mais a perdu) et à la fin de la course le vainqueur a demandé à ce qu'ils échangent leurs dossards en souvenir :) On peut aussi parler de la victoire de Florent Manaudou avec sa soeur qui descend du public en pleurant pour le prendre dans ses bras ! Il y a beaucoup d'émotion et d'humanité dans ces JO, beaucoup de gens très différents y participent et c'est intéressant de voir le parcours de chacun :)

    Et tout le monde ne fait pas de sport par appât du gain ou pour écraser tout le monde ! Pour avoir participé à des compétitions au niveau national, c'est vraiment super chouette ! On est tous ensemble au même endroit pour se dépasser mais pour prendre du plaisir aussi parce que c'est ça le sport ! On rencontre plein de gens (comme à n'importe quelle convention j'ai envie de dire, est-ce qu'on dirait à un cosplayer qu'il est là pour écraser tout le monde ? xD) et à l'hôtel c'était un peu l'ambiance voyage de classe/pyjama party avec les filles de mon équipe \o/)

    Et vous savez, avoir été nulles en sport à l'école devrait pas vous rendre amères, j'ai moi-même été la dernière à être "choisie" à tous les cours, j'avais beau faire de mon mieux (et assez bien faire d'après mes profs), on me passait jamais la balle, je pouvais piquer des sprints dans tous les sens jusqu'à l'épuisement pendant un match et qu'on me fasse jamais de passe. C'est frustrant mais faut passer outre (et dites-vous qu'au moins en regardant à la télé on vous demandera jamais de participer :yawn:)

    Enfin, tous les supporters ne sont pas des gros hypocrites qui sont là que pour les victoires (aaaah le nombre de fois où j'ai voulu faire des câlins aux athlètes qui pleuraient au bord de la piste parce qu'ils avaient perdu ;A; )

    Bref, désolée pour le pavé mais en gros personne ne vous oblige à aimer le sport mais évitez de cracher sur les gens qui y participent ou les gens qui aiment regarder :/
  9. HoolahopHoolahop

    Le 08 août 2012 à 17:01

    ENFIN QUELQU'UN COMME MOI !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    big up x1000 <3
  10. EnryaEnrya

    Le 12 août 2012 à 23:57

    Cet article me laisse une impression mitigée.

    Je comprends tout à fait qu'on ne trouve aucun plaisir à être spectateur et supporteur d'un sport / du sport en général : je suis moi même en état de mort cérébrale lorsque je regarde le football masculin qui tiens à présent plus du show business que du sport à par entière. Par contre j'aime regarder le biathlon, l'athlétisme ou les disciplines un peu "artistiques" à l'occasion. J'admire certains athlètes, et je suis sensibles aux belles histoires et à l'intensité des émotions, toussa toussa.

    Mais je trouve que c'est dommage que l'article fasse l'amalgame entre le sport en tant que spectacle, et le sport en tant que pratique. Ce sont deux choses évidemment très différentes, on peut aimer sans aimer l'autre, et inversement. D'ailleurs je pense que nous sommes nombreuses dans ce cas. Le dernier paragraphe évoque cette différence, mais je pense qu'il aurait été plus clair de ne pas mélanger les deux dès le départ.

    Attention, je vois tout à fait le coté "billet d'humeur", je sais que c'est juste un point de vue et je saisis la vocation humoristique, mais bon, ça ne m'empèche pas de tiquer quand je lis ceci :
    "passé l’âge de huit ans et demi et les tournois de lancer de nains régionaux, tout le monde participe dans la seule optique d’écraser l’adversaire et d’affirmer la supériorité de sa puissance dopée à la créatine."
    Ca me semble assez cliché et réducteur, en fait.

    Et pourtant, j'étais dans la même situation que l'auteur toute mon enfance, et toute mon adolescence… Je regrette à présent de ne pas avoir fait d'avantage l'effort à l'époque de trouver un sport qui me convienne malgré mon manque d'enthousiasme de base pour toute activité physique. Je pense que ça m'aurait évité de nombreuses années de mal être. Mais c'est un autre sujet ;) !

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