J’ai testé pour vous… le complexe du ventre

Après avoir évoqué les pieds d'Emilie et les poils de Flo, au tour d'Annelise de vous raconter son plus gros complexe, qui à coup sûr ne concerne pas que son unique personne. Son souci, c'est son ventre.

J’ai testé pour vous… le complexe du ventre

Née d’une maman aux abdos inexistants et d’un papa qui, même body builder n’a jamais réussi à se forger une tablette de chocolat digne de ce nom (en échange il a eu des gros bras et des pectoraux du diable), j’ai très vite compris que pour mon bide, ça n’allait pas être facile. Pas de doute, j’allais moi aussi hériter de la brioche familiale.

Petite, j’ai toujours vécu dans l’illusion qu’à l’âge adulte, je serais parfaite. Grande, bien gaulée, avec de beaux cheveux et un super métier. Arrivée à 13-14 ans, j’avais déjà atteint la taille maximale affichée encore aujourd’hui (1m55 au compteur), ce qui compromettait d’emblée mon avenir de grande fille. Mon ultime espoir désormais : perdre ce physique un peu potelé avec l’âge. Vers 15 ans j’ai compris que le ventre de la petite fille qui vient de manger ses gaufres au goûter ne disparaîtrait pas, et j’ai dû m’adapter tant bien que mal.

Problèmes avec les garçons

Bien entendu, un complexe, c’est avant tout une foutue barrière avec le peuple. Encore plus quand ce peuple, on le voudrait bien en version intime.

Mon premier vrai copain savait depuis des lustres que mon ventre était une bataille sans fin entre mon corps et moi-même. Soi-disant pour « me décomplexer », il m’avait proposé, dans un cinéma, de toucher l’importun. Gros fail ce jour-là à tout point de vue : non seulement à force de me contorsionner et de rentrer le ventre comme une maboule, je me suis à moitié claqué les abdos et j’ai souffert durant des jours, mais en plus ce cher garçon n’a rien trouvé de mieux à dire que mon ventre lui faisait penser à de la pâte à pain. En un instant, ma petite brioche devenait un cramique. Bien joué.

Problèmes de fringues

A l’époque où mon complexe me dévorait plus qu’aujourd’hui et que je ne parvenais pas à maîtriser mon style vestimentaire, j’épluchais les magazines de mode et conseils morpho pour adapter mon look à ma morphologie d’escargot par-devant.

Problème : tout ce que j’ai pu lire se résumait à des « rien de serré » « rien qui serre à la taille » « pas de ceinture » « pas de taille basse » « du large, du fluide ». En gros, si toi aussi tu as du bidou, achète-toi un boubou et basta.

Je sais désormais quelles formes de vêtements peuvent flatter ce type de physique, mais ceci est seulement le  résultat d’une longue quête. Quand je pense à toutes ces filles qui pensent qu’une djellaba est le seul moyen pour elles de s’habiller, j’ai envie de verser une petite larme.

Problèmes de sport

[rightquote]Je soupçonne mes intestins de s’être décapsulés à ma naissance et tout le sport du monde ne me donnera pas un ventre plat[/rightquote]Évidemment, avant de m’acheter des fringues adéquates, j’ai fait du sport ! Plus particulièrement des abdos, très indiqués quand on a ce petit souci. Un été, je me suis donc retrouvée à faire plus de cent crunchies tous les soirs en espérant me réveiller le lendemain avec un ventre ferme et plat.

Non seulement le miracle n’a jamais eu lieu, mais en plus je me suis tuée le dos avec ces bêtises. J’ai aussi compris que je ne pouvais rien faire contre ce ventre : je suis littéralement formée comme ça, je soupçonne mes intestins de s’être décapsulés à ma naissance et tout le sport du monde ne me donnera pas un ventre plat. Tant mieux, j’aime pas trop le sport de toute façon.

Quelle solution, donc ? Les fringues bien coupées, les tailles hautes pour ne pas avoir l’impression de transporter ma bouée quand je marche, l’arrêt de la culpabilité à tout va. Je vois toujours mon ventre et il me lance toujours des insanités à la figure quand je tente de discuter avec lui, mais ça va quand même beaucoup mieux.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Corvette06
    Corvette06, Le 15 juillet 2015 à 18h50

    Merci pour cet article. En fait à la base (quand j'étais jeune lol) je pesais 45 kg pour 1m62 et donc ventre ultra plat. Vers 20-21 ans, une dépression m'a fait monté à 58. Je suis redescendue à 55 et honnêtement j'aimais mes formes et le 45 pour était hors de question!!! Je suis tombée enceinte (rassurez-vous je ne me suis pas fait mal :-) ) et j'ai pris 22 kgs et franchement j'étais trop belle! J'aurai voulu rester enceinte toute ma vie sauf qu'à un moment donné il faut bien accoucher! Oui mais voilà, mon esprit a enregistré cette information et aujourd'hui, on me laisse passé aux caisses croyant que je suis enceinte d'au moins 3 ou 4 mois!!! J'aime mon poids, j'aime mes formes, mais c'est vrai que mon bidon me gêne (j'arrive à peine à voir ma "moulette" lol ). Le reste de mon corps est proportionné et cette proéminence de type "escargot" me fou parfois le cafard... Pourtant, les hommes que j'ai eu eux ça n'a jamais eu l'air de les gêner...

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