Ces trucs qui ont marqué mes années collège

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Sophie-Pierre Pernaut a décidé de vous raconter un peu sa vie de collégienne dans les années 2000.

Ces trucs qui ont marqué mes années collège

Publié initialement le 7 août 2012

Si vous êtes née comme moi quelque part entre 1987 et 1991, nous pouvons dire que nous sommes de la même génération et que nous avons grosso modo vécu la même adolescence. Que nous avons grandi au son des mêmes chansons, que nous avons expérimenté les mêmes erreurs vestimentaires, que nous nous sommes cherchées d’à peu près la même façon.

Pour rendre hommage à mes années collège, et aux vôtres aussi, j’ai décidé de revenir sur certains trucs qui ont marqué cette période bénie de merde cette période, quoi.

La collégienne et sa capillarité

Au temps où j’étais à l’école primaire, il y avait les tresses en tissu qu’on se faisait faire sur un marché pendant les vacances. Je me souviens avoir succombé à cette folie capillaire le 12 juillet 1998. Je le sais avec précision parce que j’avais 9 ans, que c’était le jour de la finale de la Coupe du Monde et que j’avais demandé à ce qu’on me tortille une mèche dans une tresse bleue, verte et jaune à l’image du drapeau de l’équipe concurrente à la France, le Brésil. L’anticonformisme du pauvre de celle qui se conforme à toute sa classe, en somme.

Mais quand est venue la mode de la mèche de couleur rajoutée au pistolet à colle, je me suis vue dans l’obligation de ne pas y succomber. D’abord parce que j’étais (déjà) rousse, et que je ne savais pas encore quelle couleur assortir à ma flamboyante chevelure. Mais surtout parce que j’avais bien remarqué que les points de colle assemblant mèche artificielle et crinière naturelle étaient particulièrement voyants : en fait, ça faisait comme si mes copines s’étaient fait éternuer sur leur chevelure bicolore à plusieurs reprises.

Alors bon, pour me trouver ma propre identité capillaire, je faisais comme tout le monde : je me faisais la raie en zig-zag.

Un joli look au quotidien pour le collégien des années 2000

Je ne sais plus trop si la mode des collants résilles s’est répandue dans la France entière ou si elle ne concernait que ma Picardie natale, n’empêche que ça a eu son petit succès dans mon collège. Il fallait que les résilles soient fines et les trous petits, sinon on se reniait les unes les autres. Alors comme on était encore presque des petites filles et qu’on avait quand même des parents pour nous retenir par l’étiquette du slip s’ils nous voyaient quitter la maison habillées comme pour aller au bal masqué ohé ohé, on allait pas faire péter non plus la mini-jupe, les chaussures lingerie et le regard coquin.

Cette photo me donne une irrépressible envie de vérifier ce qu’elle veut nous montrer au plafond.

Non, nous, nos collants à petits trous, on les portait sous un pantacourt en jean avec nos baskets Puma Sparco pour un look du plus bel effet. J’aurais aimé vous trouver une photo de moi dans cet accoutrement, mais j’ai malheureusement dû brûler toutes les pellicules de l’appareil photo de mes parents histoire de préserver mon moi futur de tant d’élégance.

Pour l’hiver, notre sens du style certain nous a conduits à acheter des doudounes Columbia, ces énormes poches d’air qu’on enfilait comme des pulls. Et, nouveauté révolutionnaire, on pouvait mettre ou retirer la capuche à l’aide de boutons-pression. Je… Oui ? Ah, en effet, vous avez bien compris : on perdait la capuche au bout de deux heures, c’est ça.

Sur nos épaules, on calait notre sac Eastpak qu’on desserrait à fond pour qu’il se pose pile sous nos fesses. Du coup, il tombait tous les trois pas parce que les sangles se défaisaient en moins de temps qu’il n’en fallait pour dire « Eh attends-moi je sais plus dans quelle salle on est je veux pas rester toute seule au secours« .

L’attitude du collégien des années 2000

En bonne collégienne que j’étais, je ne m’asseyais jamais sur le banc pendant la récréation : je me posais sur le dossier du banc pour faire ghetto. En gros, à l’époque, dans un groupe d’amis, celui qui n’avait plus de place sur le dossier et devait s’asseoir de manière traditionnelle savait qu’il allait passer une journée pourrie et qu’il se sentirait exclu du crew pendant la durée entière de la pause.

Alors on était tous assis de la même manière et on s’enfilait des Skittles dans nos doudounes enfilables par le cou (ou nos pantacourts en jean) en regardant les autres pour se moquer d’eux, parce que ça faisait cool. En vrai ça faisait surtout blaireau, mais on ne le savait pas encore et on ne le comprendrait que bien plus tard – « plus tard » signifiant ici « quand nos copains se sont mis à devenir copains avec les gens qu’on critiquait et qu’ils leur ont répété tout ce qu’on avait dit histoire de mettre une bonne ambiance dans le groupe ».

Au collège, ne jamais être seule était LA priorité, et j’aurais préféré voir ma vessie trop pleine exploser plutôt que de ne pas attendre les autres pour aller aux toilettes. Être en groupe, c’était la base de tout pour la collégienne des années 2000 que j’étais. LA BASE.

Le temps libre de la collégienne des années 2000

Je faisais mes devoirs en écoutant la radio qui passait en boucle les derniers tubes de Britney et je me réveillais le matin avec ce fantassin de Mickaël Youn sans me soucier une seule seconde de son éthique discutable lorsqu’il coursait un vieux monsieur qui revenait du Bois de Boulogne.

Le soir, la collégienne que j’étais s’endormait en écoutant les radios-libres sur Fun Radio, NRJ ou Europe 2 (au temps où c’était encore Europe 2, au temps béni où Europe 2 ne passait pas encore du Rihanna). J’y apprenais des tas de trucs sur le rapport au sexe des autres et je me souviens précisément avoir pleuré de rire en apprenant qu’un mec se faisait dessiner des pénis sur son sac de cours par les plus vieux et que du coup, il les transformait en lapins pour faire moins salace. Du coup j’en dessinais partout sur les bras de mes copines.

Bon, faut dire, j’étais bon public aussi.

Le vendredi matin on était tous plutôt fatigués parce qu’on avait regardé Loft Story en sourdine pour ne pas réveiller nos parents. C’était à l’époque où on ne comprenait pas l’engouement pour Loana parce que Kimy était plus cool, l’époque où on ne voyait pas le problème : passer à la télé sans rien foutre, normal quoi. Puis, quand Loft Story fut fini, nous avons eu droit à Popstars. J’étais personnellement tellement fan des L5 (pendant au moins 3 semaines) que je m’étais acheté le même jean que Coralie : un jean avec des traits rouges pailletés dans tous les sens. Il rendait tellement bien avec ma doudoune à boutons-pression.

Bon, alors par contre, on regardait Popstars mais on le criait pas non plus sur tous les toits dans la cour, rapport à notre schoolcred ; à la place, on beuglait du Avril Lavigne en yaourt jusqu’à ce que les surveillants viennent nous demander de nous arrêter. Avril Lavigne, qui, rappelons-le, faisait un carton avec son Complicated avant de continuer sa lancée sur une carrière en carton aussi, mais pas le même.

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Tiens, en parlant musique, j’ai décidé à la fin de la 5ème de prendre espagnol plutôt qu’allemand parce que j’aimais bien Shakira. À 12 ans, on déconne pas avec les prises de décisions.

Et vous, quelles sont les choses qui vous ont le plus marqué culturellement dans vos longues années passées au collège ?

Sophie Riche

Eh, salut toi ! Avant, mon pseudo, c'était Sophie-Pierre Pernaut, mais comme c'était un peu long et que j'aime bien mon vrai nom, j'ai repris mon blaz. Mais bon, tu peux m'appeler Sophie-Pierre Pernaut ou Sophie-Pierre ou SPP ou même dauphin. C'est toi qui choisis. Sinon J'ai 25 ans jusqu'à ce que j'en ai 26, puis 27 et ainsi de suite jusqu'à ce que je meurs ; tu connais le principe.

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Commentaires
  • Perlinna
    Perlinna, Le 26 janvier 2018 à 16h03

    Je me suis souvenue ce matin d'une histoire qui m'avait marquer en 5eme.


    Alors que je m'apprêtais à passer le portail du collège un garçon m'avait bousculé. Il m'avait aidé à ranger mes affaires et à me relever.
    Le lendemain on passe le portail à nouveau ensemble tout en se disant un bonjour.

    Et le jour même à la récréation des filles sont venus me voir en me disant
    -Hé perlinna c'est vrai que tu sors avec truc.
    Et moi j'ai répondu quelque chose comme
    -C'est qui ça?:eh:

    Et la incroyable
    -Mais si on l'a vu hier t'aider et aujourd'hui vous etes venue ensemble (non on a juste passé le portail en même temps:dunno:) et il t'a dit bonjour.

    Bien entendu j’étais un peu perdu car je connaissais pas du tout ce garçon à part de vu et j'ignorais totalement son nom.

    Et bien l'histoire avait pris de telle proportion que la rumeur était lancer qu'on sortait ensemble.
    À la cantine on nous pousser l'un a coté de l'autre. En récré on nous disait "hé les mariés!" ou alors (perlinna ton mari est ou truc ta femme est) cela à continuer pendant 2 bons mois.

    Jusqu'au jour où excéder avec ce garçon on a fait semblant de se disputer puis de rompre (après avoir passé tout ce temps a démentir on était à cours de solution) et bien jusqu'à la mi-4e on nous a appelé les divorcés.

    Aujourd'hui j'en ris du comique de la situation mais à l'époque j'étais exaspérais de cette situation.

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