4 exemples qui prouvent que notre cerveau nous veut du mal

Notre cerveau peut se révéler le pire des trolls, parfois. Typologions ensemble ces moments où notre propre esprit semble nous vouloir du mal.

4 exemples qui prouvent que notre cerveau nous veut du mal

Notre cerveau nous veut du mal. Sous cette phrase introductive des plus racoleuses se cache une vérité : il y a clairement des moments où notre propre esprit semble décider de faire sa propre vie pour mieux nous pourrir intérieurement. Pour mieux combattre le mal qui nous ronge de temps à autre, listons ensemble les moments où notre cerveau semble décider de lui-même de ce à quoi il a envie que nous réfléchissions sans tenir compte du contexte qui ne se prête pas à ce genre de pensées.

Au moment du coucher…

Il est 1h du matin et tu sens tes muscles et ton esprit se relâcher pour t’emmener au doux pays des rêves. Tu ne penses à rien ou presque, profitons de cette délicieuse sensation. Tandis que tu as la dernière pensée absurde synonyme d’un endormissement imminent, ton cerveau se décide soudain à t’envoyer une image de la gamine de L’exorciste ou à te glisser à l’oreille « Hey, tu te souviens du dernier épisode d’Esprits Criminels avec un serial killer qui se dissimulait derrière les meubles de ses futures victimes ? C’était bien, hein ? Tu devrais y repenser, genre, là, tout de suite« . C’est à ce moment-là que tu peux dire adieu à ta bonne et longue nuit d’un sommeil réparateur et que tu descends de ton lit pour vérifier tous les recoins de ta chambre, un briquet en guise d’arme de défense (tu sais pourtant bien qu’à l’image d’une armure faite de bouchons de liège, un briquet, ça ne te protège pas, mais c’est toujours mieux qu’un rouleau d’essuie-tout).

Alors certes, je suis une grosse flippette qui a peur de tout (à tel point que j’ai arrêté de regarder des films d’horreur après Souviens-toi l’été dernier), mais j’en discutais avec Myriam H. qui a beaucoup plus de cran que moi-même et c’est pareil pour elle. Me voilà rassurée.

Le supplice de la chanson dans la tête

Imaginons que tu es à un entretien et que tu discutes avec quelqu’un de très important qui pourrait t’embaucher ou te faire gagner beaucoup d’argent (un peu comme le mec de la pub pour revendre ses bijoux en or, mais en moins creepy et sans décalage entre le son et les mouvements buccaux). Alors que l’atmosphère se détend et que tu lui conseilles de se rendre à la foire de l’andouillette de Guéméné, il te répond :

« Je note. J’irai bien y faire un tour un de ces jours. »

Et voilà pas que tu te retrouves avec du Dave dans la tête pour la durée totale de l’entretien sans possibilité aucune d’enfiler des écouteurs pour se laver le cerveau avec un autre morceau.

Réactivité optimale pour te coller une chanson d’un temps passé en tête, réactivité minimale pour la faire partir… Le cerveau est quand même un sacré con, parfois.

Le pire, c’est que ça fonctionne avec n’importe quel mot présent dans n’importe quel refrain de n’importe quelle chanson. De quoi se donner envie de se faire une lobotomie toute seule avec un pin’s au moins 5 fois par jour.

La crainte d’avoir oublié quelque chose

Tu passes un examen important pour le reste de tes études ou de ta vie professionnelle et tu essaies de te concentrer sur ta tâche. Tu veux réussir, tu vas réussir, tu en es tellement convaincue que tu te vois déjà couronnée de succès, acclamée par la foule et félicitée devant ton établissement tout entier par le doyen. Tu prends donc ton stylo d’un air décidé, regarde ta feuille encore blanche avec la rage de vaincre et commence à faire courir ton stylo, dessinant ton destin en même temps que tu écris ton plan de dissertation. C’est du moins ce qui pourrait se passer si tu n’avais pas soudainement eu l’idée de te demander si tu avais bel et bien pensé à débrancher ton fer à repasser, à couper le gaz ou à déposer ton petit frère à la crèche.

Cette angoisse que tu ne pourras rassurer qu’après être rentrée chez toi tard dans la journée, elle va te tenailler, t’obséder, te faire couler des gouttes de sueur grosse comme les ongles de Mia Frye le long du dos et te déconcentrera passablement. C’est donc dans la précipitation que tu finiras ton travail pour rentrer le plus vite possible chez toi.

Et bon, si je donne autant de détails, c’est que j’en sais quelque chose : j’ai pensé avoir laissé mon fer à lisser allumé pendant mon bac français et j’imaginais déjà très nettement ma maison en feu.

Faire un lapsus

Les lapsus sont l’incarnation parfaite de toute la haine que ressent notre cerveau à notre égard. Car si un lapsus qui survient dans une conversation amicale n’est absolument pas gênant, un lapsus prononcé pendant une conversation protocolaire avec quelqu’un de beaucoup trop sérieux est terriblement fâcheux. Évidemment, il y a statistiquement beaucoup plus de chances pour qu’on lapsusse dans ce second cas de figure.

La quintessence du lapsus est représentée par notre ancienne garde des sceaux. J’aimerais d’ailleurs qu’on prenne quelques minutes pour saluer le courage et la ténacité de Rachida Dati ; je sais pas toi, mais j’ai beau ne pas avoir vraiment peur du ridicule, j’aurais du mal à ne pas vouloir me faire avaler dans un trou noir en faisant un lapsus bien fâcheux en passant à la télé sur un sujet pénible chiant relatif à l’économie.

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Notons que nous avons plus ou moins réalisé cet après-midi grâce à Laystary que lapsus était un mélange entre le verbe « laper » et « sucer ». Lady Dylan a d’ailleurs eu une réflexion très fine à ce propos : « Un lapsus, c’est comme un 69 en fait ». Ça n’a rien à voir, c’est vrai. Mais il faut croire que j’aime beaucoup clore un article sur un jeu de mots, que j’en sois l’auteure ou non.

Et toi, quels sont les moments où tu as l’impression que ton propre cerveau te veut du mal ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Stl44
    Stl44, Le 13 avril 2013 à 2h33

    Je crois que le pire truc que mon cerveau peut me faire c'est la veille des partiels ou d'un devoir important:

    Tu es dans ton lit, couchée, prête à passer une merveilleuse nuit de sommeil avant d'attaquer la terrible chevauchée des examens qui t'attendent au lever du jour. Tu te dit que tu connais tout par coeur et tu te remémore le doux bonheur de connaitre ton (putain) de cours de psychophysiologie. Mais à ce moment précis un doute...
    Tu tentes de te remémorer les 8 étapes de la transmission synaptique : la première, deuxième, troisième ... septième et là tu bloques ! Il t'en manque une, tu cherches, tu creuse ce qui te reste de neurones ! Tu te remémore les schémas, les mots du prof, alors que tu sens la pression montée soudainement.
    Et là tu luttes contre le désir impérieux de sauter sur ton sac et de sortir tes fiches pour vérifier.
    C'est au bout d'une demi heure, une heure pour les plus combative, que tu balances ta couette par terre en te ruant sur ton sac (dans le noir en général, en grosse tarée que tu es tu n'as pas allumé la lumière XD).
    Et tu découvres la réponse ! Le soulagement. Tu te couches reposé avant de te demander : "Merde c'est quoi les différentes formes de phobies selon Freud ?"

    La nuit va être longue ...

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