Live now
Live now
Masquer
Image d'erreur
Revues de films

2 days in Paris

13 juil 2007 6

L’idée n’est à priori pas transcendante : un couple franco-américain débarque à Paris… on s’attend à des clichés à la pelle, à de la lourdeur… et puis, voilà, en une heure et demi, Julie Delpy – qui passe pour la première fois derrière la caméra – nous convainc que l’histoire d’amour transatlantique et le choc des cultures qui prend place à Paris peuvent donner quelque chose de drôle, dé léger et de juste.
Julie Delpy est française mais vit depuis longtemps déjà aux USA. Une double culture qui lui permet de tracer avec précision, humour et légèreté les contours des clichés qui entourent les deux sociétés….
Dans ce petit film sans prétention, les scènes de ménage prennent des allures de choc de cultures. Tout le monde en prend pour son grade : les français sont sales et baiseurs, les américains sont paranos et obsédés par l’hygiène… Des moments drôles et cocasses souvent proches de la réalité, des scènes qui sans aucun doute deviendront cultes comme celle du déjeuner dans la belle famille…

Notons aussi la performance incroyable d’Adam Golderg qui incarne Jack, le petit ami Américain découvrant la culture française. Un accent tellement mignon, les quelques fois où il parle français, qui n’efface pas le sarcasme jouissif dont il fait preuve pendant tout le film… Sa vision de la société française est acerbe mais tellement drôle…

Two days in Paris est un film bavard, mais Julie Delpy maîtrise tellement bien le sens des dialogues que la plupart des répliques sonnent justes et font mouche. La comparaison avec l’humour de Woody Allen vient alors immédiatement à l’esprit, le même humour fin, la même précision dans la description des cultures… Oui, avec ce film, Julie Delpy est un peu la Woody Allen française…

Le qualificatif qui correspond le mieux à ce film est sûrement celui de mignon. Très bien reçu par la presse, 2 days in Paris connaît déjà un succès d’estime à l’étranger, parions qu’il s’agit là d’un des films qui marqueront cet été.

Les Commentaires
6

Avatar de coco_business
13 mars 2008 à 21h36
coco_business
J'ai vu ce film avant hier, un peu par hasard. Et j'ai adoré !
Le petit accent d'Adam Goldberg est délicieux !

Et c'est vrai que la scène du déjeuner est vraiment cocasse.
J'ai adoré la "fée", c'est Daniel Brühl qui la joue, un extraordinaire acteur allemand vu dans Good Bye Lenin ou encore The Edukators. Un sex-symbol pour les allemandes !
0
Voir les 6 commentaires

Plus de contenus Revues de films

ti west 7
Cinéma

Désir et âgisme : le film d’horreur X est aussi terrifiant que sensible

Maya Boukella

02 nov 2022

3
Sexo
Sponsorisé

Quatre choses à savoir sur les orgasmes multiples

Humanoid Native
promising young woman
Pop culture

Promising Young Woman n’est pas un film féministe, c’est tout le contraire

Maya Boukella

24 oct 2022

17
everything leonine
Revues de films

Une mère chinoise met Marvel KO : foncez voir Everything Everywhere All at Once au cinéma

Maya Boukella

31 août 2022

1
I’m your man film
Cinéma

L’homme idéal est-il un robot ? On décrypte le film I’m your man

Maya Boukella

21 juin 2022

Sweat 3
Revues de films

SWEAT : une occasion manquée de parler de l’envers du décor de l’influence

Maya Boukella

15 juin 2022

1
MEN ALEX GARLAND
Cinéma

La masculinité toxique fait toute la terreur de MEN, nouveau film d’horreur d’Alex Garland

Maya Boukella

08 juin 2022

Affiche du documentaire Nous d'Alice Diop
Cinéma

Pourquoi Nous, le documentaire d’Alice Diop s’avère essentiel avant la présidentielle ?

Anthony Vincent

19 fév 2022

critique-licorice-pizza
Revues de films

Évadez-vous de cet hiver glacial avec Licorice Pizza, son acné, ses crop tops et sa romance adolescente

Kalindi Ramphul

06 jan 2022

matrix-4-critique
Revues de films

Matrix Resurrections : branlette intellectuelle ou génie méta ?

Kalindi Ramphul

22 déc 2021

4
une-femme-du-monde-critique-film
Revues de films

Naturaliste, nuancé, puissant : Une femme du monde parle de prostitution sans glamour ni misérabilisme

Kalindi Ramphul

10 déc 2021

La pop culture s'écrit au féminin