L’analyse clipesque de Pétronille : Basshunter, All I Ever Want

Chères Madmoizelles, souvenez-vous, il y a quinze jours je vous ai parlé de Maintenant t’es partie (ou Now you’re gone , comme disent les gens dans la perfide Albion). Un drame psychologique déchirant durant lequel nous assistions à la réconciliation (ouf !) de Micheline et de son Jean-Roger. Vous vous souvenez qu’on se demandait bien […]

L’analyse clipesque de Pétronille : Basshunter, All I Ever Want

Chères Madmoizelles, souvenez-vous, il y a quinze jours je vous ai parlé de Maintenant t’es partie (ou Now you’re gone , comme disent les gens dans la perfide Albion). Un drame psychologique déchirant durant lequel nous assistions à la réconciliation (ouf !) de Micheline et de son Jean-Roger.

Vous vous souvenez qu’on se demandait bien ce qu’avait fait Jean-Roger pour que Micheline lui dise ainsi « désolée je peux voir toi plus non » ? Eh bien, grâce à la magie de l’interouèbe, nous voilà enfin en mesure de comprendre comment ce drame s’est noué. Bien.

Micheline et Jean-Roger seyme-seyme-seyme ouapdouwape. Il se font du bisou.

Pour prouver à sa Micheline qu’il l’aime à en perdre la tête, il recouvre la sus-nommée d’un casque, fort seyant au demeurant. Ce qui veut dire deux choses très romantiques : 1/ je t’aime même avec un casque-à-tête, ce qui n’est pas peu dire ; 2/ je veux pas que tu exploses comme un melon trop mûr en heurtant le sol, ta vie m’est chère (ou éventuellement, 3/ on va encore rouler bourrés).

Et effectivement, Jean-Roger, Micheline et leurs amis à têtes de cons partent à l’aventure et font des bêtises en scoot, comme tous les ados de 13 ans et demi, (dommage qu’ils en aient 30).

Pour se venger de ce casque qui l’a toute décoiffée, Micheline met des casquettes ridicules à Jean-Roger et se moque.

Pendant ce temps, leur copine (je vous avoue que j’ignore son prénom mais elle a bien une dégaine à s’appeler Jessyfer ou un truc dans le genre) déambule en culotte (si tu te souviens bien, c’est celle qui se déshabille pour sortir). Soucieux de l’accepter telle qu’en elle-même (cul nu) et de l’entourer malgré cet exhibitionnisme chronique (comme la pauvrette doit souffrir), ses amis font mine de rien et continuent de palper des couvre-chefs avec délectation.

Sans repères esthétiques, perdus dans l’opulence capitaliste d’accessoires, Micheline et Jean-Roger chaussent des lunettes moches. Puis, sans transition, rentrent à l’hôtel.

Micheline et ses copines font la bronzette.

Leurs abrutis viennent les asperger d’eau (l’humanité arrivera à sa fin en 250 418, la terre explosera, et il y aura toujours des mecs persuadés que venir t’asperger d’eau froide pendant que tu bronzes leur vaudra un accouplement).

Jessyfer trouve cela très drôle (on prend bien conscience de la détresse psychologique de cette pauvre jeune femme).

Micheline, quant à elle, fait ce que toute femme digne de ce nom ferait dans de telles circonstances : elle fait la gueule. (Oh noooooon, c’est froiiiiiid, t’es chiaaaaaant).

A cause du rire de Jessyfer, l’ordre naturel des choses est contrarié et la matrice explose.

Non, je déconne. Micheline moue pour attendrir son abruti, avec pour plan secret de lui enfoncer le fusil à eau bien profond dans le fesse, puis de le noyer (réaction qu’on pourrait croire excessive, mais c’était froiiiiiid, il est chiaaaaaant).

Se souvenant qu’il a un scooter, Micheline change de plans.

Elle lui montre discrètement son popotin, histoire de rappeler qui c’est la cheffe…

… puis sort de la piscine avec classe. (Ils ont une crêpe-party à 19h, vite-vite)

Micheline fait différents essais de vesture. Fasciné par son nombril, Jean-Roger affiche la vivacité expressive d’une moule sans sa coquille.

Micheline demande si ça, c’est mieux. Jean-Roger est perdu (choisir entre une chose, c’est une chose, choisir entre deux choses, c’en est une autre) et demande si c’est du coton.

Micheline essaye un top déstructuré. Jean-Roger dit que c’est cassé, ton t-shirt. Micheline lui fouette la face avec son brushing.

Finalement, elle se décide pour une large ceinture rouge. Jessyfer est elle aussi prête pour la crêpe-party, en culotte, comme on pouvait s’y attendre.

Tout le monde s’aime et se hug. On pourrait croire qu’ils se sont vus à la piscine y’a pas 7 secondes, mais l’essayage a duré plusieurs heures.

Ils partent tous ensemble. Ils sont jeunes, ils sont bronzés, Jessyfer est cul nu, tout va bien dans ce monde.

Arrivés à la crêpe-party, Micheline entame sa parade lesbiannique de rigueur.

Jessyfer se félicite d’avoir mis une si belle, euh, ben culotte hein.

Pendant que sa copine se frotteuh-frotte sur le dancefloor, Jean-Roger parle à une fille.  Attend, je la refais, Jean-Roger parle à UNE FILLE !

Mais qui se profile au second plan telle la murène en lamé du Destin ?

Elle les a VUS ! Il PARLE à une FILLE !

Micheline s’enfuit et va sur la plage déprimer, ce qui n’est pas une très bonne idée car vue sa tenue, elle a la friloulette dans le sable plein de bactéries.

Jean-Roger essaye de l’appeler. Elle ne décroche pas. On peut être court-vêtue et avoir sa dignité, nom d’un lemming !

Jean-Roger lui envoie un sms. Malheureusement, c’est écrit en tout petit et Micheline ne peut pas lire. (Moi non plus)

Aidé par ses sens super-développés (Jean-Roger ne ressemble pas à un labrador pour rien), il la retrouve sur la page.

Le soleil se lève sur leur amour détruit, ils sont si loin et si proches z’à la fois. Des larmes coulent sur mes joues comme la raclette sur la pomme de terre.

Et vite-vite, comme c’est trop de suspense, je retourne lire ce qui se passe ensuite !

__ Retrouve Pétronille sur son beulogue !

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Tu peux désormais nous soutenir financièrement en nous donnant des sous !
Big up
Viens apporter ta pierre aux 8 commentaires !

Voici le dernier commentaire en date :

  • Shadeluna
    Shadeluna, Le 16 février 2010 à 16h44

    C'est juste génial ^^

    En tout cas ça met de super humeur après une journée bien pourrie ^^

    Pétronille, tu devrais être remboursée pr la sécurité sociale !

Lire l'intégralité des 8 commentaires

(attention, tu dois être connectée pour participer — tu peux nous rejoindre ici !)